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Les Modules Etranges › Unheeded monologue

cd | 8 titres

  • 1 Unheeded monologue
  • 2 The great imitator
  • 3 Outcast
  • 4 Dark age
  • 5 Nocebo
  • 6 Such distance
  • 7 Biliary obstruction
  • 8 Ghost affliction

extraits vidéo

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line up

Azia (chant), Jenn Birkenow (guitare, guitare sèche, basse, clavier), Olivier Vincent (batterie)

remarques

Egalement disponible en vinyl rouge. https://lesmodulesetranges.bandcamp.com/album/unheeded-monologue

chronique

De collectif les Modules Etranges repassent au statut de groupe en amenant en bonus un batteur dans les bagages pour un album organique, moins expérimental, mais du coup plus libéré et varié émotionnellement qui se classe d’emblée (à mon sens) sur le podium de leurs meilleurs travaux. L’axe d’écriture gothic rock ouvertement assumé se double d’un travail fouillé sur les ambiances et les structures avec des accélérations, des changements d’humeur (‘Outcast’, ‘Dark age’, ‘Ghost affliction’), une libération du carcan ‘couplet/refrain’. Au menu: des accès de colère (‘Unheeded monologue’), de la mélancolie, de l’aigre doux beaucoup, comme si chez eux la tentation pop ne pouvait qu’être prétexte à amertume et la noirceur dégager quelque chose de catchy. Et ça marche très bien. Le groupe équilibre merveilleusement ces deux aspects tout en proposant des mélodies franchement prenantes (‘Nocebo’, ‘Dark age’, ‘Unheeded monologue’). C’est bien connu, le diable est dans les détails, l’usage d’une vraie batterie confère aux rythmiques une fluidité naturelle permettant au chant et aux parties de guitare un travail encore plus fouillé sur les ambiances, alternant moments dépouillés, de franche retenue, avec attaques acerbes, passages riches en instrumentation (sans emphase de mauvais goût). L’ajout d’un discret synthé de temps à autre enrichit cette touche catchy séduisante. C’est également sur ce disque que la voix dévoile sa palette la plus variée (même si fugacement, je la devine un brin trop tendue encore, ainsi cet aspect possédé sur le final de ‘Biliary obstruction’ que j’eus souhaité encore plus fou mais je chipote car sur ‘Ghost affliction’, c’est parfait). ‘Unheeded monologue’ réussit le pari d’un album aux lignes accrocheuses dans un écrin exigeant et audacieux en terme d’écriture; il est de plus assorti d’une production efficace qui sait rendre chaque instrument humble pour donner le meilleur de lui-même au moment opportun avec notamment un jeu de guitare s’autorisant un travail dans l’acoustique, le glacé ou l’électricité grésillante selon les émotions. Chapeau aussi à la discrète basse qui sans jamais se faire remarquer tapisse un mur de coton noir tout au long du cd. Pour celles et ceux qui avaient moins goûté au côté rêche et sec de ‘Turmoil’ et ‘Socially awkward’, voilà une bonne occasion de renouer pleinement avec ce combo qui, mine de rien, commence à afficher une belle carrière à son C.V.

note       Publiée le samedi 28 janvier 2017

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Richard › vendredi 3 février 2017 - 18:30  message privé !

C'est mon cas. J'ai vraiment raccroché le wagon des Nantais avec " Dusk" que je considère à ce jour comme leur meilleur album. Ces 34 minutes sont celles d'un groupe en pleine possession de ses moyens. On pourrait penser comme à une forme de continuité avec "Dusk", mais Les Modules Etranges semblent avoir encore plus mis l'accent sur les mélodies (" Such Distance") qui ne sont jamais très loin pourtant de la rupture. Azia comme son habitude est littéralement envoûtée et envoûtante.L'ensemble est toujours sur ce fil du rasoir où la fragilité n'est jamais éloignée d'une violence sourde. Les Modules Etranges patiemment construisent effectivement un édifice solide et excitant à écouter.

Note donnée au disque :