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Nord › Pendulum

cd • 8 titres • 66:01 min

  • 1Amplitude 7:34
  • 2Clockworks I 8:27
  • 3Gravity 8:36
  • 4Clockworks II 7:10
  • 5Horologium Oscillatorium 7:37
  • 6Clockworks III 7:00
  • 7Pendulum 7:53
  • 8Another Gravity 11:39

enregistrement

Composé, arrangé, enregistré et mixé par Sztakics István Attila

line up

Sztakics István Attila (Synthés analogues et numériques, synthé Modular et séquenceur)

remarques

On peut avoir des informations supplémentaires sur cet album, de même qu'entendre des extraits, en visitant le lien Bandcamp suivant: https://nordmusic.bandcamp.com/album/pendulum-2016

chronique

Styles
musique électronique
musique électronique berlin school
Styles personnels
space cosmic à la jarre

La musique de Nord continue toujours à me charmer! Depuis que mes oreilles ont découvert la musique de Bells of the Sun à la fin de 2015, j’attends chacun de ses albums, l’homme est très (trop?) prolifique, avec ce petit engouement lorsque l’on attend un cadeau. “Pendulum” est le 5ième album que Sztakics István Attila réalise en format téléchargeable sur la plateforme Bandcamp cette année. Et contrairement aux autres albums, qui offrent entre 2 à 4 titres, cet album nous offre une petite brochette de 8 titres qui nous font voyager entre du bon Jean-Michel Jarre, des années Oxygene/Equinoxe, et Software avec des solos de synthé très Klaus Schulze par moments. Un délicieux album avec une sonorité très rétro et des rythmes de plomb!
"Amplitude" amorce ce voyage avec une belle ligne de séquences dont les ions montent et descendent avec la grâce d’un skieur effectuant un slalom astral. Une ligne de séquences basses fait trembler ces délicates oscillations et subitement "Amplitude" court, bondit avec la rage d’une bête affamée. Le conflit entre ces deux mouvements est recouvert d’un doux voile d’éther. C’est alors qu’une 3ième ligne de séquences fait claquer ses ions comme des coups de ciseaux et que la densité des voiles peuplent l’arrière-champs comme les effets de brume de Jean-Michel Jarre. Des roulements de grosses caisses font dériver la structure qui trébuche sur un lit de séquences hyperactives à la Software. Et les parfums de Jarre abondent. Et les solos sont tendrement charmeurs. Et les percussions en castagnettes de bois ajoutent un parfum sonique que l’on écouterait à l’infini. Inspirée par les moments de tendresse avec sa grand-mère, la musique de “Pendulum” est remplie de douce mélancolie qui parfume des bons rocks électroniques cosmiques, comme dans le bon temps des années 70. "Clockworks I" propose une introduction ambiosonique avec des bruits d’horloge et des bruissements de vents chargés de poussières astrales. Le synthé sonne l’alarme à une structure de rythme lourde mais statique qui tournoie sans ajouter de vélocité mais plutôt avec retenu, étant aspiré par une nuée d’effets sonores cosmiques, de solos mélancoliques et de palpitations dont les bonds restent prisonniers d’une membrane minimaliste. "Gravity" est un solide rock électronique à la Jarre. On roule du coup et on tapote des mains sur la cuisse. Les effets de percussions sont tout à fait charmeurs et les solos de synthé font très Klaus Schulze. Ça passerait aisément au FM. Superbe! Plus vif et nettement plus animé, "Clockworks II" casse la baraque avec un vrai rock électronique. C’est plus puissant que "Gravity", mais pas autant harmonieux avec des bons synthés qui se gargarisent de très bons solos et de larges bancs de brumes qui ajoutent une dimension autant ésotérique que cosmique. "Horologium Oscillatorium" est aussi séduisant que "Gravity", remarquer que les percussions crotales aident beaucoup, avec son rythme lent qui se fait copieusement picoré par des bonnes orchestrations. Fait étrange, "Clockworks III" plonge dans des influences de Tangerine Dream et de la sombre période de Phaedra. Le rythme est lourd, légèrement plus agressif, avec de beaux effets dans les mouvements du séquenceur mais aussi avec un synthé aux harmonies très flûtées. La première écoute nous met en mode suspicion, mais on finit par aimer. La pièce-titre débute avec une ligne de séquences vive qui oscille d’une limpidité aciérée et dont les vifs scintillements s’entrelacent en un fluide mouvement de rock cosmique électronique. Aussi puissant, mais nettement plus mélodieux, que "Clockworks II" le rythme s’alourdit d’effets et de nappes de brumes ainsi que de percussions qui labourent farouchement à contre-mesure, donnant l’impression que les deux structures parallèles lutent en symbiose parmi toutes les beautés soniques de “Pendulum”. Très bon! "Another Gravity" termine ce dernier opus de Nord avec une version plus ralentie, plus flottante de "Gravity". Ce n’est pas inutile, j’aime bien, et ça termine un superbe album de Nord qui est définitivement à l’aise hors de ses longs corridors minimalistes. C’est un des meilleurs albums de rock cosmique électronique cette année.

note       Publiée le mercredi 25 janvier 2017

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