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Sequential Dreams › The Exodus Wave

cd | 14 titres | 78:21 min

  • 1 Telemetry [ 4:38]
  • 2 Subspace Breach [ 3:16]
  • 3 Pleiadian Prophecy [ 6:57]
  • 4 Interstellar [ 5:27]
  • 5 Wavefront [ 4:14]
  • 6 The Arcbuilders [ 5:56]
  • 7 Countdown to Launch [ 6:24]
  • 8 Quantum Theory [ 4:32]
  • 9 The Exodus Wave [ 6:15]
  • 10 Booster Separation [ 7:06]
  • 11 Mission Objectives [ 3:47]
  • 12 Arcflight [ 5:56]
  • 13 Hibernation in a Virtual World [ 9:18]
  • 14 Approaching Terra Nova [ 4:32]

enregistrement

Composé et enregistré entre Février et Novembre 2016. Mixé et masterisé par Ron Charron

line up

Ron Charron (Synthés, guitares, séquenceur, percussions électroniques et arrangements) Bernhard Beibl (Guitares) Arend Westra et Chris Pearre (Synthé, clavier et FX)

remarques

On peut avoir des informations supplémentaires sur cet album, de même qu'entendre des extraits, en visitant le lien Bandcamp suivant: https://sequentialdreams.bandcamp.com/album/the-exodus-wave

chronique

Styles
musique électronique
Styles personnels
e-rock, td années seattle

L’année 2017 démarre sur les chapeaux de roue pour Borders Edge Music et le groupe interplanétaire Sequential Dreams qui lance son 6ième album “The Exodus Wave”! Flanqué de son dernier complice en lice, Bernhard Beibl, Ron Charron s’est entouré aussi du synthésiste californien Chris Pearre (Synthesist) et de Arend Westra du duo Parallaxe dont j’avais bien apprécié l’album Breaking The Laws of Physics paru en décembre 2015. Depuis le tout début de Sequential Dreams, Ron Charron tente de rapprocher sa musique avec celle de Tangerine Dream avec du bon rock électronique façonné entre les racines du mythique trio Allemand des années 80 et celles des années de dur rock électronique de l’ère Seattle. Si chaque album le rapprochait de son but, “The Exodus Wave” tombe en plein dedans! Après un petit passage ambio-cosmique, "Telemetry" donne le ton avec une rythmique énergique où Bernhard Beibl démontre qu’il a encore ce mordant très 220 Volts à la guitare. Tantôt très rock, par moment assez tendre et parfois sautillant comme un léger rock électronique, la musique respire de fraicheur dans les permutations de ses phases. Si la guitare de Beibl est mordante, le piano de Ron Charron est très mélancolique et les deux instruments peignent les deux phases d’une structure en mouvement. Toujours influencée par des histoires du cosmos, la musique de ce dernier album de Sequential Dreams se déroule comme la trame sonore d’un film sci-fi. Donc, 14 titres pour 78 minutes proposent ainsi une MÉ très structurée qui ne laisse aucune place à l’improvisation ni aux longs passages d’ambiances qui sont plutôt insérés dans les intro, ou bien dans des courtes phases, afin de mieux alimenter l’intensité des structures qui sont toujours en mouvements, à quelques exceptions près. Lorsqu’on trouve aussi 14 titres sur un album de 78 minutes, il y a de bonnes chances que les structures soient alimentés par des approches similaires. Mais il faut regarder, et écouter, le tout comme une grosse mosaïque sonique où le hard rock flirte avec du soft rock dans de bons effets électroniques. La musique se digère bien et Ron Charron prend un soin jaloux de la rendre avec une étonnante fascination pour y coudre des phases totalement inattendues. "Subspace Breach" est le parfait exemple avec une intensité brodée dans la lourdeur d’où s’extirpe un beau mouvement de séquences miroitantes. Des séquences qui scintillent et clapotent innocemment avant d’être happé par des riffs de guitare et des solos qui sonnent très David Gilmour. Le mouvement du rythme me fait penser énormément à ceux de 220Volts avec des phases de rock et des phases un peu plus sages où les séquences sont limpides comme les éclaboussures d’eau sur un miroir. Ron Charron insère des effets de drame et d’intensité ici et là, ajoutant encore plus de poids à son histoire de catastrophe planétaire. Comme dans "Pleiadian Prophecy" qui propose un rythme plus lent avec de bons effets de synthé. Les percussions sont très bonnes et l’enveloppe sonique qui entoure ce titre est égale à tout ce qui entoure les 78 minutes de “The Exodus Wave”. Encore ici, la guitare de Bernhard Beibl est très rageuse et donne une profondeur très TD à "Pleiadian Prophecy" qui départage assez bien ses charmes entre ses phases tendres et rockeuses. "Interstellar" est plus dans le genre ambiant et intense avec de très bons solos de synthé. C’est le titre le plus paisible de “The Exodus Wave” et c’est aussi le titre qui exploite le plus les charmes du synthé. "Wavefront" propose une longue introduction ambio-sphérique à la Rubycon avant de prendre une tangente assez rock avec un rythme qui gigote et crache des effets de saccades sous les morsures de percussions nerveuses. Alors qu’une ligne de séquences épouse une structure oscillatrice, la guitare crache des riffs de la six-cordes de Beibl et ses solos qui embrassent de belles nappes de voix. "The Arcbuilders" prend aussi du temps à décoller. Et lorsque c’est fait, nous avons droit à un bon mouvement de séquences très Franke. Le rythme est entraînant avec une guitare Floydienne. L’introduction est nouée dans le suspense alors que le rythme qui suit est une pâle copie d’un bon e-rock. Avec "Countdown to Launch" nous sommes dans les terres de Mars Polaris, à tout le moins l’introduction avec ses boucles de guitares qui font penser à du U2. La structure de rythme est aussi légère que celle de "The Arcbuilders", mais avec plus d’effets électroniques. Et ce même si la guitare domine les ambiances et de "Countdown to Launch" et de “The Exodus Wave”. Dans son enveloppe sibylline et son rythme sourd à la TD des années Flashpoint, "Quantum Theory" unit bien des phases dans la longue odyssée de TD pour un si court titre. La pièce-titre allie romance et rythme vif avec des bons riffs de guitare et des percussions débridées dont la folle course est soumise à des belles nappes caressantes. Entre rythme lourd et ambiance, "The Exodus Wave" est à l’image de l’album. Idem pour le fougueux "Booster Separation" qui propose encore de bons solos de Bernhard Beibl. "Mission Objectives" et "Arcflight" proposent du bon rock électronique qui s’écoutent plutôt bien alors que "Hibernation in a Virtual World" est le titre le plus progressif de “The Exodus Wave”. Très bon avec de très bonnes ambiances! "Approaching Terra Nova" termine ce dernier opus de Sequential Dreams avec un rythme vif et saccadé qui tangue entre sa vivacité et sa lourdeur. Un titre à l’image de "The Exodus Wave" qui s’adresse à un public déjà conquis d’avance avec une belle brochette de titres entraînants, mordants et toujours bien structurés qui s’écoute sans trop de difficulté. Comme à l’époque de Rockoon, de Jerome Froese, de Bernhard Beibl et des années TDI du vaisseau sonique d’Edgar Froese.

note       Publiée le mercredi 18 janvier 2017

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