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MTA Lab › Synthetica

  • 2016 • SynGate CD-r MTA01 • 1 CD

cd • 6 titres • 71:58 min

  • 1ATM Resonanz 13:03
  • 2Scritti Funk 7:47
  • 3Complexion 7:41
  • 4Dawn Voices 16:37
  • 5Synthetica 16:05
  • 6Ice Dance 10:41

enregistrement

Produit, mixé et masterisé par Thomas Meier

line up

Marcel Margis (Synthétiseur, séquenceur et percussions électroniques) Thomas Meier (Synthétiseur, séquenceur, percussions électroniques et programmations) Andre Danker (Synthétiseur et percussions)

remarques

On peut avoir des informations supplémentaires sur cet album, de même qu'entendre des extraits, en visitant le lien Bandcamp suivant: https://syngate.bandcamp.com/album/synthetica

chronique

Styles
musique électronique
musique électronique berlin school
Styles personnels
new berlin school, groove beats

Il se passe vraiment de bonnes choses du côté de SynGate. Du rock électronique à de l’ambiant très cautérisé en passant par ce bon vieux Berlin School, le label Allemand est toujours à l’affût et prêt à nous balancer un nouveau truc rafraîchissant. Cette fois-ci il s’agit d’un nouveau trio formé de Marcel Margis, Thomas Meier, l’homme derrière TM Solver et Andre Danker pour l’acronyme MTA Lab. Ce nouveau trio y va d’un concept grandement utilisé pour le genre avec des jams sessions qui sont enregistrés puis édités dans le studio de TM Solver. Donc au menu, structures répétitives dont les longues périodes de temps donnent toute la latitude nécessaire aux 3 musiciens afin de les faire progresser avec des rythmes hypnotiques, même s’ils sont nerveux et agités, des effets et des harmonies de synthé sous formes de solos aux teintes sibyllines. Le maillage entre séquences, autant rythmiques qu’harmoniques, et percussions est aussi efficace que la chaleur des nappes et des solos de synthé.
Des séquences bondissent d’une oreille à l’autre. S’accrochant à des cliquetis métalliques, le rythme de "ATM Resonanz" accepte des nappes de voix sombres avant d’être détourné vers un beat plus technoïde avec l’arrivée de percussions robotiques. Des filets de séquences voltigent autour de ce rythme motorik dont les pulsations des percussions résonnent sous les chants d’un calife ensorceleur. D’autres percussions s’ajoutent. Et leurs frappes aléatoires donnent une impression que le rythme de "ATM Resonanz" évolue, alors qu’il reste toujours dans son enveloppe minimaliste. Les solos de synthé abondent tout autour des arcs musicaux de “Synthetica”. Ici ils chantent et muent avec beaucoup de musicalité, injectant à cette structure répétitive les arguments nécessaires à ce qu’elle coule avec plus d’aisance entre nos oreilles. Ce rythme sautillant et ces solos aux savoureux dialectes électroniques éveillent en nous, ici comme sur "Dawn Voices", des parfums de Keller & Schönwälder dans les belles années 96-00. Étrange Funk que ce "Scritti Funk" et de son rythme stationnaire qui sautille et s’agite nerveusement autour de séquences papillonnantes et de pulsations basses, ici le paradoxe avec le style Franke au séquenceur est assez évident, auréolé de belles nappes éthérées et beaux solos aux chaleurs de l’analogue.
"Complexion" a plus les allures d’un Funk cosmique avec un rythme sec et saccadé qui est toujours noué autour de ce mélange de séquences et de percussions nerveuses. La ligne de basse résonne âprement et les synthés sont toujours aussi chaleureux avec des nappes d’un genre plus apocalyptiques à la Vangelis. La pièce-titre est la plus paisible de “Synthetica”. Toujours brodé de ces séquences qui bondissent d’une sphère à l’autre et de cette ligne de basse qui gargouille en rampant, le rythme est tout de même moins nerveux et coule doucement dans une ambiance aussi séraphique que cosmique. Les chants des synthés sont comme ceux de baleines interstellaires qui chantent en symbiose avec ceux des sirènes un peu gitanes. Si les 16 minutes de "Dawn Voices" passent mieux, à cause de sa formule évolutive, celles de "Synthetica" montrent une longueur qui n’échappe pas à l’engourdissement cérébral. Le pattern de séquences sur "Ice Dance" est aussi imprégné des influences de Chris Franke. Plus ambiant titre de “Synthetica”, ce dernier titre du premier opus de MTA Lab est aussi celui qui se rapproche le plus du répertoire de Tangerine Dream. Le rythme est indécis et déploie un jeu de séquences pulsatiles en arrière-plan alors que le rythme principal hésite entre dormir ou danser. Les synthés sont plus musicaux ici et respirent, comme les effets et les nappes décoratives, les fragrances d’Edgar Froese. C’est un titre qui demande plus qu’une écoute mais qui en vaut le coup.
Ce premier rendez-vous musical avec MTA Lab est assez prometteur. Les séquenceurs et les percussions sont des trésors d’imagination qui envoûtent autant que ces synthés qui surprennent avec leurs halos de chaleur. Le style me fait penser un peu à celui de Von Hallgath, noirceur en moins. En bout de ligne, “Synthetica” est un album qui va plaire aux fans de Keller & Schönwälder et à ceux qui affectionnent une Berlin School plus moderne avec une approche de danse morphique propre aux longues structures répétitives, mais non ennuyeuses, genre danse pour Zombies marinés à l’éther. Une autre bonne découverte de SynGate!

note       Publiée le samedi 24 décembre 2016

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