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Matthew Stewart › A World Bathed in Sunlight

cd • 10 titres • 55:53 min

  • 1A World Bathed in Sunlight 5:15
  • 2Unearthing the Arks 4:20
  • 3Cave of Stars 5:58
  • 4Who Stays, Who goes 5:38
  • 5The Last Day on Earth 6:08
  • 6Falling Stone 3:48
  • 7Aftermath 6:13
  • 8The Journey Away 7:05
  • 9The Dust Settles 6:33
  • 10Canvas 4:52

enregistrement

Composé et interprété par Matthew Stewart. Enregistré et mixé au Stoneseed Studios, San Diego, CA Produit par Matthew Stewart et Deborah Martin

line up

Matthew Stewart (Synthé, clavier, piano, guitare et multiles instruments à cordes, batterie et percussions, basse et arrangements)

remarques

On peut avoir des informations supplémentaires sur cet album, de même qu'entendre des extraits, en visitant le lien Bandcamp suivant: https://ambientelectronic.bandcamp.com/album/a-world-bathed-in-sunlight

chronique

Styles
musique électronique
Styles personnels
modern american new age avec bon séquenc

Multi-instrumentaliste de San Diego, Matthew Stewart est la nouvelle découverte du label américain Spotted Peccary. Produit avec l’aide de Deborah Martin, “A World Bathed in Sunlight” est un premier album qui démontre un habile talent de compositeur et d’arrangeur où guitares, pour la plupart acoustique, piano, claviers, basse et percussions se marient avec des approches synthétisées aussi éthériques que cinématographiques.
La pièce-titre ouvre sur une percée de soleil qui illumine un piano pourtant très méditatif, sinon nostalgique. La mélodie est presque triste et des petites perles de séquences étalent un ruisselet de carillons alors qu’une ligne de basse couche sa présence patibulaire. Les percussions, sobres, tombent et peu à peu "A World Bathed in Sunlight" déploie son rythme mou, ambiant, avec un piano songeur qui combat une tombée de lignes de synthés maculées de larmes ocrées. Ce qui frappe dès ce premier morceau de Matthew Stewart est sa structure de composition. Sans véritablement versé dans le drame, le musicien californien propose une musique bien structurée, bien imagée, en ajoutant des éléments de tension émotive qui font vibrer les cordes de notre âme. Plus en mode ballade et New Age moderne, les 10 titres de “A World Bathed in Sunlight” embrassent les influences de Mark Isham, Patrick O’Hearn et de Darshan Ambient avec des structures courtes dotées d’une belle vision cinématographique. "Unearthing the Arks" y va d’une ouverture assez électronique avec un jeu de séquences qui scintillent comme les milles feux de lucioles en train d’étouffer dans un tube trop étroit. La ballade qui se jette sur ce délicat torrent de séquences éveille des souvenirs de Patrick O’Hearn ici. Un très bon titre qui allie un doux rock électronique à une ballade New Age. "Cave of Stars" n’est pas vilain. Son intro d’ambiances est assez poignante avec une nuée de lignes sombres qui enserrent une approche de ballade qui jaillira avec lourdeur dans une finale nouée d’intensité. Ici comme ailleurs, le piano transperce notre âme avec des notes concises et incisives. Ce n’est pas du Berlin School mais c’est très écoutable si on accepte la légèreté des 10 mouvements de cet album qui infiltre nos sens insidieusement. "Who Stays, Who goes" est à la jonction des 2 premiers titres avec des effets de chutes d’arpèges qui forgent de brefs moments plus poignants. L’enveloppe dramatique est assez relevé ici avec de très bons arrangements qui filtrent un semblant de chorale séraphique.
L’intensité monte d’un cran avec "The Last Day on Earth", une belle ballade assez sombre, même si les accords y sont nettement musicaux pour le genre, qui accompagnerait à merveille un film sur la saga La Tour Sombre de Stephen King. Et le piano…Hum, tout à fait lyrique! Idem pour le puissant "Aftermath", de loin le titre le plus complexe de “A World Bathed in Sunlight”. Complexe dans sa structure évolutive mais léger dans son approche mélodieuse, "The Journey Away" est le titre qui respire le plus les visions du titre de ce premier opus de Matthew Stewart. Divisé entre des passages plus ambiants, le rythme s’accroche à une belle lourdeur vers sa finale. L’approche mélodique est aussi fragmentée que le rythme et les arrangements font très musique de film d’amour. Il y a un beau mouvement de séquences ici. Il orne une approche mélodieuse qui gambade avec légèreté à mesure que les secondes fuient. Le genre Électronica, avec des effets de percussions métalliques qui fouettent les lourds ronflements de basse et d’autres percussions qui émiettent la fragilité d’un up-tempo, fait une discrète apparition sur ce 1ier recueil sonique de Matthew Stewart avec le très intense et tapageur "Falling Stone". La 1ière partie de "The Dust Settles" offre une ballade dans le genre très New Age américain des années David Lanz et Paul Speer sur Narada Music. La finale explose avec une belle approche up-tempo avec un piano aussi ravageur que les percussions entraînantes. "Canvas" clôture “A World Bathed in Sunlight” avec une approche aussi intense que la grande majorité des arrangements qui stimulent l’environnement très filmique de la musique de Matthew Stewart. Tout est bien ficelé; les ambiances introductives, un doux chant flûté, un ruisselet de séquence limpides, des accords cristallins et des percussions s’accouplent dans une structure rythmique molle et dont la lourdeur initie un bon slow-tempo pour rêveur.
Ce premier opus de Matthew Stewart respecte en tout point de vue la signature très stylisée et surtout assez diversifiée de Spotted Peccary. Je dirais que c’est du New Age très loin des racines souvent ennuyeuses du modèle américain qui a stigmatisé la vision des critiques à propos de la véritable MÉ. Ça demeure par contre un album qui s’apprivoise assez facilement, même dans son approche qui borde par moments une recherche musicale et une production plus soignée sur quelques bons titres. Et la vision très cinématographique de l’auteur ajoute à ce diaporama musical une intensité qui nous traverse l’âme…à moins de vivre déjà 6 pieds sous terre. Beau, bon et assez bouleversant, “A World Bathed in Sunlight” offre une musique idéale si on veut entendre autre chose. Ma Lise a aimée…ça vous donne une idée?

note       Publiée le mardi 20 décembre 2016

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