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Black Egg › Songs of death and deception

cd • 15 titres

  • 1Sigils
  • 2We shall win
  • 3Le petit chevalier
  • 4Everything
  • 5Back to nature
  • 6Derrière les forêts
  • 7Young men
  • 8King
  • 9Brotherhood (70's)
  • 10Get it on
  • 11Invisible
  • 12Black sun
  • 13Forgotten blood
  • 14Golden secret
  • 15Back upon

extraits vidéo

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line up

Usher (chant, piano, claviers, percussions, programmation), Sébastien Faits Divers (guitare, basse, violon, piano)

Musiciens additionnels : Thomas Brunaux (guitare), Corina Nénuphar (chant féminin), Mika Chrome (guitare électrique, slide guitare), Lily Rose (chant enfantin), MelanoBoy (clavier, programmation); Peter Rainman (programmation)

remarques

chronique

Quid de l’oeuf noir ? Réceptacle de putréfaction ou joyau d’ébène rare et précieux ? Concept dadaïste ou au contraire simplicité presque gênante tant elle se fait complice ? Comme à l’intérieur de Norma Loy, Usher se rit des limites et des questions sans importance…Piochant dans le dark folk dans sa version la plus post punk, la cold wave, sans perdre une touche d’expérimentation discrète, il nous propose un troisième album calme, assez éloigné de ses essais précédents, pas spécialement toxique mais mystique, pas entièrement rassurant malgré une approche paisible de l’écriture. Sans parler de disque sombre, ‘Songs of death and deception’ est un album sans lumière, simplement car l’obscurité est un cocon plus rassurant, une enveloppe protectrice favorisant l’introspection et que la lumière devra se faire intérieure avant de pouvoir affronter celle du dehors. Pour autant, le cd n’en est pas nocturne pour autant. Plus picturals que cinématographiques, les morceaux s’égrènent entre guitare acoustique, piano, renforts de claviers pour mieux poser les ambiances, plomber le propos si nécessaire car les percussions sont peu présentes dans ce travail. Des relectures (brillante version du ‘Petit Chevalier’ de Nico’, interprétation dépouillée du ‘We shall win’ de son propre groupe, un ‘Back to nature’ piqué à Fad Gadget et rendu paré de son essence la plus intime et noire) mais aussi des compositions propres portées par la qualité des mélodies et des arrangements mais également par le jeu vocal. Ce n’est pas que Usher soit le chanteur du siècle, il a plutôt cette faculté propre aux artiste folk et cabaret de varier le ton selon les pièces, tantôt grave, tantôt apaisant, tantôt ami, tantôt blasé, triste parfois, fort toujours. ‘Derrière les forêts’, par exemple, où le chanteur se fait guide, sans s’imposer, dans la belle mélancolie organique de sa chanson ou ‘Sigils’ où il se change en gourou sans religion car l’essentiel est ailleurs. Le renfort de voix féminines fugaces parfois ajoute une note plus douce (‘King’ aussi feutré qu’un titre jazzy). Pour résumer, voilà un disque se situant au carrefour entre Lou Reed, Léonard Cohen et Norma Loy, avec de vrais moments de bravoure (‘Le Petit Chevalier’, ‘Brotherhood (70’s)’, ‘Derrière les forêts’, ‘Black sun’) mais qui demande de s’y immerger comme dans une bulle pour en savourer pleinement la saveur salée plus que âcre et s'autoriser à digérer le venin/nectar qu'il injecte durablement.

note       Publiée le lundi 19 décembre 2016

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Wotzenknecht › mardi 20 décembre 2016 - 08:36  message privé !
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Artwork par Wladd Muta ! Ce gars fait des trucs très chouettes, entre Coileries et transhumanisme.