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  • 1974 - Philips, 63 28 161 (1 vinyle)

vinyl 33t | 12 titres | 31:35 min

  • 1 La reja [3:08]
  • 2 No te mires en el río [3:20]
  • 3 En el lavadero [2:50]
  • 4 El tripili [2:33]
  • 5 El carbonero [2:05]
  • 6 El sereno [2:34]
  • 7 Zorongo gitano [3:01]
  • 8 El paño [2:05]
  • 9 En medio de la plaza [2:10]
  • 10 Tengo una pena escondida [3:14]
  • 11 Paloma blanca [2:02]
  • 12 Adios Granada [2:33]

enregistrement

Produit par Manuel Gas.

line up

Aucune info de line-up.

chronique

Styles
folk
pop
Styles personnels
folk-pop andalouse

Toute musique folklorique force un étranger à avancer au petit bonheur la chance. Ceux qui doutent de leur instinct peuvent se fier aux notes de couverture comme des manuels de survie, sauf que parfois, ce qu’on peut lire, c’est du joli. Du surfait, du gratiné. Arboleda, groupe espingouin orienté folk-rock, a recours à un subterfuge assez filou au verso de la pochette de son unique LP. Un certain Francisco Domene y vante l'avènement d'une nouvelle ère de la musique populaire espagnole, à la manière de la pop anglaise des Stones, du Fab Four ou d'Emerson Lake & Palmer. Rien que ça ? Sans rougir, on trouve pêle-mêle des allusions à Beethoven, Bach, Stravinski et Stockhausen, dont les jeunots seraient les enfants spirituels ! Ajoutez une pincée de Joan Baez aux côtés du chef d'orchestre, saupoudrez d’un peu de Brassens et vous avez là un vaste programme tout en modestie. Sacré encart publicitaire : forcément, ça titille ! Sur le papier, Arboleda assume pleinement son ambition. D'ailleurs, "ne retrouvons-nous pas la musique populaire dans Sargent Pepper (sic) ou Pétrouchka" ? Mais dans les faits, les arrangements d’airs traditionnels andalous sont à mille lieues d’avoir les épaules pour soutenir la parité. C'est daté comme de la variété franchouillarde, avec tout ce que ça implique en conserves de soupe populaire : de l'Andalousie en petite bouteille, avec Philips comme label de Guadix. Au détour d'une reprise de Conchita Piquer, les sept mercenaires ibériques cherchaient certainement à "popiser" des chants bientôt rangés des placards, flairés par un Manuel Gas qui ne manquait pas d'air. N’étant pas spécialiste, j’imagine que cette ouverture à la modernité d'alors préfigure un peu la chute du régime franquiste, un an avant la mort du général ; mais je préfère me dire que sous la dictature, des types comme Joan Manuel Serrat ou Luis Llach portaient vraiment haut les couleurs de la musique transpyrénéenne. Trente petites minutes, et puis s'en vont !

note       Publiée le lundi 5 décembre 2016

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Rastignac › lundi 5 décembre 2016 - 15:26  message privé !
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OK, mon sac est un peu trop gros. :)

DukeOfPrunes › lundi 5 décembre 2016 - 15:24  message privé !
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Oh, Serrat et Llach sont quand même poètes. J'imagine que tout ne se vaut pas, mais quand même... du schalger à l'espagnole, fallait oser ! ;)

Note donnée au disque :       
Klarinetthor › lundi 5 décembre 2016 - 15:14  message privé !

Que ca soit les arrangements ou les airs bien gentils voire simplistes, oui c'est pas la marrade. Ca donne un peu l'impression d'etre une compil de noel, ou d'etre un disque a visée tres grand public; neo-andalou comme les DCD faisait du neo-medieval.

Note donnée au disque :       
Rastignac › lundi 5 décembre 2016 - 13:29  message privé !
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Ca donne pas envie, ahah ! Quant à Serrat et Llach j'ai du mal idem, je mets ça dans un paquet "variété" qui part des trucs flamenkitsch de Camaron aux équivalences schlager espagnoles type Manolo Escobar. Quant à la folk andalouse, ce que j'en retire, à part le flamenco, c'est une espèce de revival un poil subventionné de la musique médiévale au temps des "tres culturas", avec beaucoup de luth.