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Einsturzende Neubauten › Palast der Republik

cd • 15 titres

  • 1Haus der Lüge
  • 2Armenia
  • 3Youme & Meyou
  • 4Perpetuum Mobile
  • 5Dead Friends (Around The Corner)
  • 6Grundstueck
  • 7Grundstueck 1
  • 8Grundstueck 2
  • 9Grundstueck (Unseasonable Weather)
  • 10Grundstueck 3
  • 11Grundstueck (Vox Populi)
  • 12Was Ist Ist
  • 13Ein Leichtes Leises Säuseln
  • 14Sabrina
  • 15Alles

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré live au Palast der Republik, Berlin, Allemagne, le 4 novembre 2004

line up

Jochen Arbeit (guitare, percussions), Blixa Bargeld (chant, clavecin), Alexander Hacke (basse, percussions), Ash Wednesday (samplers, électronique), Andrew Chudy, Rudolf Mose (percussions), 100 supporters (choeurs)

Musiciens additionnels : 100 supporters (choeurs)

remarques

Existe en version DVD avec trois titres supplémentaires.

chronique

Styles
indus

Symboles, symboles…Quel bâtiment pouvait mieux incarner le mot d'ordre de Einsturzende Neubauten que le ‘Palast der Republik’ ? Cet édifice construit sous l’Allemagne de l’Est à partir de 1973 peinera à trouver sa place à la chute du Mur; après de coûteux travaux de désamiantage dans les années 90, sa démolition sera décidée et entamée dès 2006, soit environ deux ans après la performance du groupe sous son toit. Ce concert, également disponible en DVD, nous propose une série de quatorze morceaux résumant une démarche/recherche de vingt-cinq ans, de l’exploration brute et organique du bruit à l’épure sophistiquée aux frontières du silence. C’est avec la tension que nos Allemands ouvrent les hostilités avec ‘Haus der Lüge’ et l’excellent ‘Armenia’, deux versions exécutées avec une certaine élégance même si les cris de Blixa Bargled dégagent toujours ce frisson incontrôlable (pour ma part, j’aurais cependant ouvert avec ‘Armenia’ plutôt que l’inverse). Pause tranquille avec ‘Youme & Meyou’ avant d’attaquer une phase plus tribale avec ‘Perpetuum Mobile’, un excellent choix pour la scène, qui plus est dans le contexte symbolique de ce bâtiment jadis exemple architectural aujourd’hui condamné à mourir…Ephémère, éternel, qui décide ? L’Histoire ? L’homme ? Après une bonne interprétation de ‘Dead friends (around the corner)’, sensuelle mais intense (le final), le combo entame une série de pièces intitulées ‘Grundstück’ tiraillées entre expérimentation à partir des architectures sonores construites par les musiciens et un aspect plus sensuel (le final magnifique de ‘GS1’ avec nappes de cordes). Intervient également une chorale de plus de cent personnes recrutées par via le fan-club de Einstuerzende Neubauten, une belle manière de faire le lien entre le passé et bâtir le futur du groupe. Cette partie centrale n’est pas la plus accessible pour les non initiés mais dégage cependant une atmosphère incroyable, subtile, entre danger et nostalgie. Après ‘Vox Populi’, véritable messe où s’affrontent le pouvoir des voix et le craquement des matériaux en une apothéose aux limites de l’extase mystique, les Allemands repartent avec une version démente de ‘Was ist ist’. Là encore, les choeurs apportent un plus mais c’est surtout Blixa qui est magistral derrière le micro. Prélude au calme ‘Ein leichtes leises Saeuseln’, véritable berceuse nocturne délicate. Puis ‘Sabrina’. Très belle interprétation, meilleure encore que celle de l’album à mon sens, l’aspect live lui conférant un espace réellement palpable supérieur au studio. En guise de conclusion, un ‘Alles’ résumant à lui-seul la démarche et le savoir-faire du groupe, notamment quant au travail des percussions et le peu perpétuel des tensions. A noter que les deux rappels présents sur le DVD ont été escamotés sur l’édition cd, de même que le titre ‘Weilweilweil’ qui intervenait en troisième position. Dommage. N’en demeure pas moins un témoigne scénique et sonore remarquable, entre expérimentation et musique plus directe, une plongée au coeur de la philosophie de Einstuerzende Neubauten, ses oppositions, ses confrontations entre la destruction et la construction.

note       Publiée le dimanche 27 novembre 2016

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torquemada › lundi 28 novembre 2016 - 23:04  message privé !

Très bon live, même s'il est quasi impossible de reproduire sur disque la puissance scénique de Neubauten.

Note donnée au disque :