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Luna Firma › New Horizons

cd • 11 titres • 62:25 min

  • 1Angular Distance 7:16
  • 2Chandra X 4:14
  • 3New Horizons 3:36
  • 4Albedo 0.6 5:40
  • 5The Frozen Fields of Hydra 4:40
  • 6Charon 4:12
  • 7Snowcaps on the Edge of Darkness 7:12
  • 8Sputnik Planum 7:44
  • 9The Drifting Hills of Pluto 5:09
  • 10LORRI 5:02
  • 11Krun Macula 7:40

enregistrement

Composé à distance par Ron Charron et Eric Taylor à partir de l’automne 2015 jusqu'à l'été 2016 Enregistré, mixé et masterisé par Ron Charron au studio Borders Edge

line up

Ron Charron (Synthés numériques avec Plug-Ins analogues, séquenceur, guitare et effets) Eric Taylor (Guitares)

remarques

On peut avoir des informations supplémentaires sur cet album, de même qu'entendre des extraits, en visitant le lien Bandcamp suivant: https://lunafirma.bandcamp.com/album/new-horizons

chronique

“New Horizons” est le 2ième album de Luna Firma, un duo canado-américain composé de Kuutana, Ron Charron, et du guitariste New-Yorkais Eric Taylor. Inspiré par la mission spatiale du même nom qui a exploré la planète Pluton à l’été 2015, “New Horizons” surf sur les influences de Vangelis. Maître dans sa navette sonique, Ron Charron qui multiplie la grande diversité de son label Borders Edge Music, met en synthèse la collection de sons environnants amassée par Eric Taylor, plongeant “New Horizons” dans un univers de musique méditative qui s’accorde avec sa source de sons hétéroclite, donnant ainsi cette impression de flairer les ambiances de Brian Eno, Sauf que l’approche très Vangelis du duo Luna Firma crée cette balance nécessaire entre la musique abstraite et la musique tout court. À cet égard la pièce "Albedo 0.6" est tout simplement superbe. Mais avant...
"Angular Distance" s’arrime à nos oreilles avec des brises sombres et frêles dont la délicate indécision est engloutie par de bons élans de drones cosmiques. Des notes limpides s’éparpillent au travers des chants de flûte astrale, traçant un immanquable parallèle avec l’univers de Vangelis. D’oblongs soupirs de synthé amplifient cette mainmise de Vangelis sur les influences de Lunar Firma, tandis que nos oreilles perçoivent un tapis de murmures métalliques qui chuchotent en arrière-plan. Ces lentes étreintes morphiques se transforment peu à peu en élans de rythme ambiant qui implosent dans la majorité des phases de “New Horizons”. Les influences de Vangelis enserrent le lent mouvement de "Chandra X" avec des nappes de synthé aux parfums de l’apocalypse qui progressent comme des mains encrées au-dessus de cognements dont les éclats perdent de leur lustre à mesure que l’intensité monte. La pièce-titre respire sur les ambiances de "Chandra X" et se sauve avec une belle berceuse orientale pour embraser une structure de rythme nerveuse et spasmodique qui balaie la douceur de “New Horizons”, jusqu’ici très paisible, pour une bonne petite minute qui borde même les frontières de l’Électronica. Après les lentes et intenses orchestrations de "Albedo 0.6" qui dévoilent une superbe mélodie lunaire qui fait pleurer un synthé solitaire, "The Frozen Fields of Hydra" emprunte les sentes de "New Horizon" avec une ouverture embuée de nappes de synthé superposées en couleurs différentes pour embrasser un rythme croissant qui se sauve vers un autre genre d’Électronica. Aussi improbable qu’inattendu, cette structure de rythme fond dans un environnement paradisiaque nimbée de belles voix astrales et de pépiements d’oiseaux encore non répertoriés. "Charon" est un titre très aérien, très céleste, avec une guitare plus que Floydienne qui verse ses larmes sur un lit de drones bourdonnants. "Snowcaps on the Edge of Darkness" est le plus bel exemple de la délicate balance entre l’univers des murmures métalliques d’Eno et les douces étreintes morphiques des mains ouatées d’oxygène de Vangelis. C’est aussi beau que le visage de l’inconnu peut être trompeur. Les brises sombres et les cliquetis qui entourent les ambiances de "Sputnik Planum" sont dignes d’une collaboration Robert Rich et Steve Roach. Idem pour "The Drifting Hills of Pluto" et le très intense "LORRI" avec sa guitare qui fait une trop courte apparition à la toute fin. On a définitivement atteint le seuil de l’intensité de “New Horizons” avec ce titre et les ambiances orientales de "Krun Macula" qui explosent d’un stupéfiant rythme tribal vers la 4ième minute avant que les ambiances sédatives essaient d’apaiser le dormeur éveillé subitement par cette rage passagère.
Au final, “New Horizons” s’adresse avant tout aux amateurs de musique d’ambiances cosmiques, assez intense par moments, avec de belles implosions dans les élans d’intensités qui perturbent les douces orchestrations et les délicates rêveries des nappes d’un synthé aux parfums de Vangelis. Les quelques bribes de rythme peuvent perturber les rêveries des nomades de nuit, mais il y a assez d’espace sédatif pour les réacheminer aux portes de Morphée. Le croisement entre les antipodes (oui, oui) Eno/Vangelis est plus séduisant que dérangeant en raison du traitement de synthèse effectué par Kuutana. Donc un album qui a les qualités de ses défauts, soit faire trop de place aux influences de Vangelis et de ses différentes visions. Mais lorsque c’est juste ça, ce n’est pas si mal en fin de compte!

note       Publiée le mercredi 23 novembre 2016

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