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Oren Ambarchi › Live Knots

  • 2015 • Pan 1 CD digipack
  • 2015 • Pan 2 LP 33 tours

cd • 2 titres

  • 1Tokyo Knots
  • 2Krakow Knots

line up

Tokyo Knots : Joe Talia (batterie, performance), Oren Ambarchi (guitare). Krakow Knots : Joe Talia (batterie, performance), Oren Ambarchi (guitare), Crys Cole (micro contacts, performance), The Sinfonietta Cracovia (orchestre de cordes)

Musiciens additionnels : Eyvind Kang (violon, arrangements et direction de l'orchestre sur Krakow)

remarques

chronique

La première fois que j’ai rencontré Oren Ambarchi, c’était à Paris, un jour caniculaire de 2005, aux Instants Chavirés. Il accompagnait un petit groupe de guitaristes (à l’époque sans chanteur) qui tiraient leur nom de leurs amplis. Il était là, en toge, avec une homemade guitare sur une table, et faisait des trucs qu’on n’entendait pas. Sa discographie personnelle, pléthorique, au moins aussi fournie que ses collaborations sont nombreuses, me laisse globalement perplexe. J’ai du mal à saisir sa démarche, sa direction, ce qu’il tente de faire. Et puis sa signature sur Pan, un super label certes hype mais au catalogue imparable, m’a interpellé. Lui, ici ? J’ai acheté son album à l’aveugle, à l’origine pour amortir des frais de ports, grand bien m’en a pris. "Live Knots", adaptation live d’une longue pièce de son répertoire (j’y reviendrais dans une autre chronique), ici déclinée en deux versions, n’est rien d’autres qu’un jeu de lego sous des faux airs de rock progressif. La guitare d’Ambarchi n’est pas sans rappeler le jeu de James Plotkin au mitan des années 90 (à savoir broyée dans des effets électroniques impossibles), tandis que la batterie de Joe Talia évoque une sorte d’Elvin Jones à la cymbale folle. La première version, un duo de vingt minutes, revêt une forme jazz invraisemblable, sans notes, couvertes de textures diverses et de montée sans harnais. La deuxième, avec son quarante minutes au compteur, est nettement plus ambitieuse, avec l’ajout d’un orchestre rompu aux interprétations de Penderecki (ouais) dirigé par Eyvind Kang et augmenté de Crys Cole aux saloperies électroacoustiques. Le résultat est au carrefour du jazz minimaliste, de la musique spectrale et des trucs improvisés dronisant - sans doute ses amitiés avec les ténors du style, Keith Rowe, Stephen O’Malley, Keiji Haino ou Jim O’Rourke ont-elles portées leurs fruits. Les mots emphases, épiques et bien taillées sont ici appropriés. Tellement d’ailleurs, qu’on peut trouver ça un peu trop gentil, trop propre, trop composé, trop précis. On (je) aurait aimé que ça s’emballe peut être un peu plus, qu’on ait le sentiment que les musiciens se lâchent un peu – mais non, il y a un orchestre, et un orchestre, ça bouge pas d’un cil. Comme ledit Ambarchi lors dudit concert de Sunn o))). Il est là, c’est à peine si on le voit. Un excellent témoignage de concert qui aurait pu être gigantesque si Ambarchi n’était pas lui-même, à savoir un gars trop sympa trop connu pour traîner avec des gars qui ne le sont pas.

note       Publiée le lundi 21 novembre 2016

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saïmone › lundi 22 juin 2020 - 22:07 Envoyez un message privé àsaïmone
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Ah merci d'exhumer ça, je ne l'écoute pas assez !

Note donnée au disque :       
Scissor Man › lundi 22 juin 2020 - 14:39 Envoyez un message privé àScissor Man

Je mets 6 boules parce que y'a pas à tortiller du cul, quand on aime, on fait pas dans la demi-mesure. Je recommande Knotting avec Will Guthrie qui boucle la boucle (quelle vilaine expression !)

Note donnée au disque :