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Earl Sweatshirt › I don't like shit, I don't go outside

lp • 10 titres

  • 1Huey
  • 2Mantra
  • 3Faucet
  • 4Grief
  • 5Off Top
  • 6Grown Ups
  • 7AM // Radio
  • 8Inside
  • 9DNA
  • 10Wool

extraits vidéo

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line up

Earl Sweatshirt (voix, production), Miles Shanon (instruments)

Musiciens additionnels : Da$h, Wiki, Na-Kel, Vincent Staples, Paloma (featurings)

remarques

chronique

Styles
hip-hop

L.A. by night, la rue, c’est la jungle et Earl, c’est tout sauf un thug. Il ne manie pas le flingue, n’a pas la belle gueule de frimeur ni les abdos et le bling bling qui vont avec… En plus, Earl n’a pas le moral, sa copine l’a largué, sa mémé est morte, alors il ne cherche pas les emmerdes; au lieu de sortir, il se cloitre dans sa chambre, se replie sur lui-même et fume de la weed dans l’obscurité. Pas belles, les visions, alors le flow est amer, la musique sèche… Tu cherches le groove, les slogans qui claquent ? Alors passe ton chemin, nigga, ce skeud dégage un spleen étroit, toxique, introverti, à l’image du clip de ‘Grief’ tourné en négatif noir et blanc dans lequel les personnages avancent au ralenti comme des spectres. Beats lents, secs, cassés, musique réduite à l’ossature, aux limites de l’improvisation parfois, étonnamment cohérente malgré le feeling décousu, flow aléatoire qui semble ne suivre que sa propre logique… I don’t like shit, I don’t go outside’ n’est pas un disque d’ouverture, c’est un univers confiné, des morceaux parfois très brefs, des instrus étouffées, sans sonorités claires, quelques featurings avec des potes venus fumer le bédeau dans la pénombre dans une veine évoquant le old school à la FM Doom (‘Off top’, ‘Grown ups’)…Une poésie au ralenti aux relents de ganja. Seul dans sa chambre, Earl bricole mais du haut de ses presque 22 ans, il a toute la vie devant lui. Il se remettra du décès de mémé, de la perte de sa copine, d’ailleurs il envisage de changer de blase parce que Earl Sweatshirt, ça ne le fait déjà plus autant marrer… Un peu à l’image du son malade de fête foraine de la fin de ‘Grief’, absurde à la Lynch…’And all I see is snakes in the eyes of these niggas; Momma taught me how ro read them when I look’..Ouais, mec, mais un jour, il te faudra affronter ce monde-là tout seul.

note       Publiée le vendredi 18 novembre 2016

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Twilight › lundi 11 février 2019 - 13:38  message privé !
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Chez moi, le charme opère moins sur 'Doris', je vais encore essayer mais plus de mal pourtant j'en ai entendu beaucoup de bonnes choses....

Note donnée au disque :       
nowyouknow › lundi 11 février 2019 - 13:19  message privé !

Ca avait été une très bonne surprise ce petit album. Musicalement ça me parle à 100% et le format une demi heure / 10 morceaux me va très bien aussi. Y'a effectivement une filiation avec MF Doom. Mais bizarrement j'en suis resté là avec cet artiste.

Note donnée au disque :       
dimegoat › vendredi 8 février 2019 - 15:22  message privé !

Earl a vraiment un truc. Depuis le départ, il est le plus intéressant du crew. il a perdu le côté gonzo Beavis & Butthead du début pour un son plus vaporeux. Je n'ai pas écouté le dernier mais j'adore Doris, mon rap déglingué de chevet avec Koopsta Knicca.

Rastignac › vendredi 8 février 2019 - 13:25  message privé !
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J'essaye de me remettre un peu au rap ces temps-ci. Ce gars en particulier dernièrement, marche bien. Très très imbibé de benzo.

zenithzahir › lundi 21 novembre 2016 - 11:27  message privé !

Pas très convaincu par Odd Future en général non plus, mais le Doris de ce ptit gars vaut son pesant (glisse Hive en playlist de soirée et observe tout le monde se taire religieusement).

Sinon je crois que sur disque sa contribution au crew OF se limite à un morceau (Oldie).