Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesBBérurier Noir › Souvent fauché, toujours marteau

Bérurier Noir › Souvent fauché, toujours marteau

cd • 11 titres

  • 1Scarabée
  • 2Deux Clowns
  • 3Camouflage
  • 4Soleil Noir
  • 5Carnet De Route
  • 6Ainsi Squattent-Ils
  • 7Quesako
  • 8Protesta
  • 9Djebel
  • 10La Danseuse De L’Orient
  • 11Clockwork Beru

extraits vidéo

  • Il y a des extraits vidéo pour ce disque. Vous devez être membre pour les télécharger : devenez membre.

enregistrement

Studio Minuit, France

line up

François (chant), Loran (guitare, choeurs, tambour), Masto (saxophone, tambour), Jean-Mi (rythmes)

Musiciens additionnels : Tonio 'La Main Noire' (trompette), Zoubida, Laïla, Zaïa, Samia (youyous)

remarques

chronique

Styles
punk
Styles personnels
anarcho-punk

C’est très personnel, quand même, un disque des Bérus. A première écoute, il semble si évident d’en parler et pourtant…On pourrait bien entendu rejouer le côté de la biographie en parallèle de la situation de l’Hexagone mais c’est lassant et puis mon collègue Raven l’a résumé d’une manière brillante dans sa chronique…Non, le truc c’est que cette putain de pulsion primitive forgée à base d’une boîte à deux balles, d’une guitare et de quelques éclats de cuivre, sans oublier le chant, dégage, évoque, des tonnes de choses bien des années après. On songe au passé forcément, à sa jeunesse, au circuit des squats, aux concerts mais on compare aussi avec le présent. Raven l’avait bien compris, Bérurier Noir, au delà du message, c’est avant tout un sentiment de frustration pareil au personnage de Robert de Niro dans ‘Taxi Driver’, avec cette petite touche cruelle du Alex de ‘Clockwork Orange’. Si elle s’était dissipée quelque peu au travers du regard posé sur l’Orient, elle est très présente sur ce ‘Souvent fauché, toujours marteau’, de manière moins rugueuse que sur ‘Macadam Massacre’ mais toujours opaque, avec une touche mi-figue mi-raisin à l’arrière-goût franchement amer. Les morceaux ne sont pas les plus cités, il sont pourtant très bons, notamment ‘Carnet de route’ au message on ne peut plus actuel malheureusement, ‘Soleil noir’, le puissant ‘Djebel’, un ‘Clockwork Beru’ (tiens, tiens) légèrement plus expérimental, ‘Ainsi squattent-ils’ mêlant le punk rock brut avec une ligne de guitare évoquant Indochine (si, si) ou encore ‘Quesako’ avec ses discrets scratches bien amenés. Le cuivre propose également des parties riches et séduisantes, sur ‘Scarabée’ , ‘Protesta’ et ‘Deux clowns’ notamment. ‘Souvent fauché, toujours marteau’, un disque des Bérus, un bon, donc pas si facile à raconter, une sorte de rage aujourd’hui teintée de tristesse qui crispe les poings et donne des fourmis dans les jambes…C’est peut-être pour ça que Dr Marteens ne coque plus ses bottes ?

note       Publiée le lundi 7 novembre 2016

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "Souvent fauché, toujours marteau".

notes

Note moyenne        5 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Souvent fauché, toujours marteau".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Souvent fauché, toujours marteau".

taliesin › mardi 8 novembre 2016 - 09:54  message privé !

Raaah qu'est-ce que j'adorais "Deux clowns"... et le clip qui allait avec !

Note donnée au disque :       
dimegoat › lundi 7 novembre 2016 - 19:28  message privé !

Ouh celui-là a bien bercé mon adolescence. Pas leur meilleur, loin de là, avec quelques passages qui foutent un peu le frisson de la honte (célébéru quoi) mais dans mon petit coeur de rocker il garde une vraie belle place.

Note donnée au disque :