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Sequentia Legenda › Extended

cd | 6 titres | 143:25 min

  • 1 The Approach (Extended Version) [ 28:29]
  • 2 Into the Sequence [ 20:14]
  • 3 Somewhere (Extended Version [ 23:14]
  • 4 Vibrations (Extended Version) [ 24:43]
  • 5 Solitudes Lunaires [ 24:46]
  • 6 Au Revoir [ 21:57]

enregistrement

Composé et enregistré entre 2014 et 2016

line up

Laurent Schieber (Claviewrs et synthés) Tommy Betzler (Batterie et percussions)

remarques

On peut avoir des informations supplémentaires sur cet album, de même qu'entendre des extraits, en visitant le lien Bandcamp suivant: https://sequentia-legenda.bandcamp.com/album/extended-by-sequentia-legenda

chronique

Styles
musique électronique
musique électronique berlin school
Styles personnels
rythmes ambiants et minimalistes

Si Laurent Schieber avait été le gérant des Beatles, la renommée du célèbre quatuor Britannique aurait défoncée les frontières de Mars. Et là je ne compare pas la musique de Sequentia Legenda à celle des Beatles (oh que non!), mais le travail acharné du sympathique synthésiste Français afin de promouvoir sa musique sur Internet et les différents réseaux sociaux est une véritable leçon sur l'art du marketing. “Extended” fait véritablement l'objet d'une publicité aussi agressive qu'une nuée d'abeilles sur un gâteau de noce depuis que Sequentia Legenda annonçait que ce prochain album allait se faire en collaboration avec le batteur de P'Cock, Tommy Betzler. Je crois que c'était au printemps 2016. Et peut-être même avant! S'il y a un dicton qui dit que toute publicité agressive peut cacher un navet, un truc difficile à vendre, ce n'est définitivement pas le cas de “Extended”. Et il faut prendre le titre pour ce qu'il est! Soit des versions prolongées de 3 titres qui sont parus sur les albums Blue Dream et Amira et 3 autres titres que Sequentia Legenda a étiré au maximum dans le but d'offrir un album double de cette musique subliminale, qui puise ses sources dans les longs mouvements hypnotiques et répétitifs du Maître Klaus Schulze, à ses fans. Après une version prolongée de 7 minutes de "The Approach", paru sur l'édition Blue Dream de 2015, "Into the Sequence" amorce son voyage entre nos oreilles en douceur. Petite parenthèse ici..! Pourquoi je n'écris rien de plus à propos de "The Approach"? Ça sera la même raison que pour "Somewhere" et "Vibrations"! Les minutes rajoutées n'apportent rien de nouveau si ce n'est qu'un enracinement encore plus profond dans notre état d'hypnose cérébrale. Ce sont des titres que j'ai déjà chroniqué et qui reste toujours très agréable à écouter, même en version prolongée. Ça prolonge le plaisir, comme dirait ma Lise! Donc, une onde lointaine s'extirpe du néant afin de flotter paresseusement avec des cliquetis. Nous sommes en pays de connaissance, car les nappes de synthé et ces cliquetis qui les picorent portent le sceau de Sequentia Legenda. Ces nappes bougent à peine, étendant leurs emprises avec de fines nuances dans un déplacement qui reste assez sédentaire. Mais nous sentons de petites boucles se former en même temps que des percussions pétillent en arrière-fond. Peu à peu, le rythme ambiant de "Into the Sequence" prend forme avec des sauts délicats qui étirent leurs effets comme les ondulations d'une flamme agitée par des brises calmes. Le mouvement regorge de voix camouflées dans ces nappes alors que la cadence progresse comme la marche d'un pingouin à la recherche de son dernier repaire. Beau et calme, comme toute MÉ issue de cette génération minimaliste, "Into the Sequence" reste dans sa séquence sédative même avec son effet trompeur de vélocité. "Solitudes Lunaires" aura sur vous le même effet que le splendide Fly Over Me! Avec ces nappes qui sont parfumées d'éther et de voix, l'introduction fait très Klaus Schulze dans ses années Body Love. Et contrairement à "Into the Sequence", l'intensité fait sentir sa présence dès les premières secondes. Des petits pas parcourent le décor lunaire de cette introduction, tandis que Laurent Schieber forge les inlassables boucles qui sont extraient des vapeurs bleus des nappes d'éther. Des carillons sonnent la charge autour des 8 minutes, entraînant "Solitudes Lunaires" vers son rush d'adrénaline avec des battements successifs et dont les saccades dessinent un étrange rodéo cosmique. Le rythme se défait de son emprise Body Love pour étirer ses spasmes saccadés qui enivrent des percussions dont les frappes perdront de leur luisance avec une avalanche de voix qui s'abat autour de la 14ième minute. C'est l'art de la musique minimaliste simplifiée que Sequentia Legenda installe avec son armada de petits pas séquencés qui gigotent dans un esprit d'errance amplifiée par ces nappes de voix séraphiques. "Solitudes Lunaires" est scindé en 4 blocs assez distincts et ces dernières minutes respectent ce pinacle d'émotivité avec un mouvement de rythme plus soutenu et des effets de synthé qui compensent pour le manque de solos qui cimente cette étrange rapport de séduction envers la musique de Sequentia Legenda. Composé à la suite d'une demande de Rebekkah Hilgraves à la mémoire d'Edgar Froese, "Au Revoir" est le titre le plus intense du répertoire de Laurent Schieber. Introduction tissée dans les vapeurs d'éther et de voix flottantes, la musique affiche déjà un haut niveau d'intensité avec ces nappes de voix très prononcées et ces mouvements de cliquetis percussionnés qui secouent les ambiances endormitoires des 4 premières minutes. Les boucles de rythmes, brodées autour de percussions électroniques, de séquences répétitives et de nappes de synthé habilement sectionnées, roulent sans arrêt avec le support d'effets de synthé émiettés en saccades stroboscopiques. Des percussions alimentent la passion en même temps que des nappes de voix très lyriques tentent de l'amadouer. C'est ce contraste très prononcé entre l'intensité et la sérénité qui fait le charme de ce titre, un peu comme un long débat amoureux que deux amants refusent de conclure même si le climax , le nirvana, rôde dans nos souvenirs les plus passionnés. C'est du Sequentia Legenda dans toute sa splendeur. Même inondée des influences de Klaus Schulze, la force de Sequentia Legenda est sa signature sonique unique qui se démarque dans cet immense bassin sans cesse exponentiel de nouveaux artistes dans le domaine de la MÉ de style Berlin School. Une musique répétitive qui évite les pièges de la soporificité avec un doigté de fée, “Extended” est un petit bijou de musique minimaliste où les boucles de rythmes et d'ambiances défilent avec autant de nuances que de subtilités, créant des masses harmoniques qui ne sont jamais auréolées de solos de synthé. Un fait assez unique qui décrit à merveille les milles et une splendeur de “Extended”. J'ai adoré de la première à la dernière seconde!

note       Publiée le lundi 10 octobre 2016

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snooky › dimanche 16 octobre 2016 - 07:48  message privé !

Perso , vu la qualité , 20€ pour un double en plus , je trouve pas ca vraiment excessif ! Comparativement , certains albums de Schulze valent guère moins....Après bien sûr , à chacun de voir en fonction de son porte monnaie.

Wotzenknecht › samedi 15 octobre 2016 - 18:33  message privé !

"Dans un premier temps, ce fut les synthétiseurs analogiques tels que le Korg PS3200, l’ARP Odyssey, le Crumar Multiman S, l’Oberheim Two Voice, le Korg MS20 et son séquenceur SQ10, le Polymoog, le vocoder Roland SVC-350. Avec l’arrivée du MIDI, je me séparais de tout cet arsenal analogique pour passer à l’ère du numérique avec mon premier logiciel de MAO tournant sur un Atari 1024 STF, accompagné de nouvelles machines telles que le DSS1 Korg, le TG77 Yamaha, le D110 Roland, le Microwave Waldorf, le K1M Kawai, le JD800 Roland."

Faut bien amortir tout cela ! (Chouette musique, en passant)

Rudi › samedi 15 octobre 2016 - 14:28  message privé !

2o € l'album digital ! Sur ce coup là je passe mon tour...

snooky › samedi 15 octobre 2016 - 13:45  message privé !

Minimaliste , sans doute , mais quelle maîtrise , c'est assez stupéfiant ! Pas un moment d'ennui , pas de longueurs , ca coule comme de l'eau de source ... Alors certes , certains morceaux ont été déjà entendus mais je trouve que les percus de Tommy Betzler , qui avait oeuvré avec Schulze ( sur Dig It , le DVD bonus si je ne me trompe pas ) , leur donne une force , une puissance supplémentaire... Perso , je craque complétement sur le fantastique Solitudes Lunaires , émotionnellement assez époustouflant. Alors les puristes pourraient reproché à cet artiste de faire du Schulze purement et simplement , sans rien n'apporter de plus...Sans doute ! Mais déjà , faire du Schulze n'est pas donné à n'importe qui ! Et puis , à une époque ou le grand maître allemand est à bout de souffle ( son dernier album est catastrophique) , ca fait plaisir de voir que la relève est assurée. Merci à Sequentia Legenda de m'avoir réembarqué dans cet univers sonore que je croyais quasi mort , et de m'avoir fait voyagé de la sorte....Maintenant , ce qui serai bien , ce serait une performance live :)