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Black Sabbath › The eternal idol

cd | 9 titres | 43:02 min

  • 1 The shining [05:58]
  • 2 Ancient warrior [05:34]
  • 3 Hard life to love [05:00]
  • 4 Glory ride [04:48]
  • 5 Born to lose [03:43]
  • 6 Nightmare [05:17]
  • 7 Scarlet pimpernel [02:07]
  • 8 Lost forever [04:00]
  • 9 Eternal idol [06:35]

enregistrement

Enregistré aux Air Studios de Montserrat et aux Battery Studios de Londres

line up

Tony Iommi (guitares), Geoff Nicholls (claviers), Eric Singer (batterie), Tony Martin (chant), Bob Daisley (basse)

Musiciens additionnels : Bev Bevan (percussions |7]), Ray Gillen (rires [6])

chronique

Il fallait bien qu'on s'y attaque, la période Tony Martin de Black Sabbath. Après l'épisode "Seventh star" de Tony Iommi qui s'est retrouvé, bien malgré lui, album de Black Sabbath, le guitariste tente bon an mal an de ressusciter SON groupe. Et il faut bien avouer que de la moitié des années 80 à la moitié des années 90, Tony aura bien du mal à sauvegarder, le plus souvent à bout de bras, le Sab'. Après la collaboration peu concluante avec Glenn Hughes et un intérim de Ray Gillen, Tony Martin a la lourde tâche de reprendre le chant de Black Sabbath. Et elle est loin d'être aisée parce qu'il faut succéder à des pointures telles qu'Ozzy Osbourne, Ronnie James Dio, Ian Gillan ou donc Glenn Hughes... "The eternal idol" est donc le fruit de cette nouvelle collaboration. Ce cru Black Sabbath 1987 garde le sens du riff de Tony Iommi et c'est certainement le seul ingrédient spécifique de Black Sabbath tout au long de sa carrière. Pour le reste, je trouve que cette nouvelle mouture du groupe se rapproche des travaux de... Dio (en solo, je ne parle pas des deux albums de Black Sabbath avec Dio au chant). "The eternal idol" est un album de pure heavy metal, dans un tempo globalement lent, et noir. La production est moderne, très axée sur les années 80, proche du hard FM avec notamment ces quelques touches de claviers, discrètes mais qui ont maintenant beaucoup vieillies (écoutez-moi ce "Glory ride"... Quelle horreur ces couplets !). Les guitares manquent hélas de lourdeur et de "gras" dans leur traitement. L'album aurait pu être vraiment bon, "The shining" est un exemple d'un morceau très bien écrit mais qui pèche par une production un peu trop lisse. Le morceau-titre est intéressant et reste dans la veine inquiétante de "Black Sabbath" mais il manque de conviction et de génie. "Nightmare" possède des réminiscences de l'album "Sabbath bloody sabbath" qui permettent tant bien que mal d'entretenir la flamme. "Hard life to love" ou "Lost forever" sont des morceaux énergiques mais il leur manque l'accroche nécessaire pour les faire passer dans la catégorie des hits. L'album s'écoute plutôt bien, les compositions sont globalement bonnes, mais on est vraiment à des années lumières du niveau de ce que le groupe nous a proposés de 1970 à 1983. C'est vraiment le drame de cette période de la carrière du groupe. Aussi, depuis le précédent album, Black Sabbath connaît un turn over incroyablement important dans ses rangs. Aucun des albums suivants ne comportera deux fois le même line-up avec de nombreux musiciens de sessions, des musiciens apparaissant sur les livrets des albums alors qu'ils n'y ont pas joué une note (ici, c'est Dave Spitz à la basse alors que Bob Daisley - ex-Rainbow avec Dio et actuel bassiste de... Ozzy Osbourne - a tout joué ici). Cette instabilité n'est pas propice à proposer un travail de qualité et c'est effectivement le constat que l'on a à l'écoute des albums de cette période. On a l'impression d'un gâchis tant le potentiel est là mais le développement et la réalisation sont bâclés. Dommage que Tony Iommi ait été obligé de sortir ces albums sous le nom de Black Sabbath. Il aurait mieux fait de créer un autre groupe qui aurait pu se développer hors de l'ombre de Black Sabbath. Certes "The eternal idol" n'est pas mauvais, Tony Martin a un bon chant, mais la comparaison avec le passé du groupe est hélas sans appel. Qu'on le veuille ou non, on a ici du sous Black Sabbath. Le groupe est en pleine traversée du désert et ce n'est pas prêt de s'arrêter !

note       Publiée le dimanche 9 octobre 2016

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Demonaz Vikernes › lundi 10 octobre 2016 - 10:26  message privé !

Le meilleur Sabbath depuis Heaven and Hell (qui était le meilleur Sabbath depuis Sabbath Bloody Sabbath). Malgré la prod '80 vilaine comme tout, l'album s’enchaîne bien. The Eternal Idol fait partit des meilleurs morceaux composés par Iommi pour sur.

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inarkham › lundi 10 octobre 2016 - 09:32  message privé !

Un bon album pour ma part, agréable à écouter, les compos sont variées et efficaces, Martin est un très bon chanteur. Comme tous les albums post-Ozzy il est effectivement dommage que cet album soit sorti sous le nom de Black Sabbath car le style proposé est différend.

torquemada › dimanche 9 octobre 2016 - 22:42  message privé !

Un bon gros nanar, celui-là !

Note donnée au disque :       
Twilight › dimanche 9 octobre 2016 - 21:20  message privé !
avatar

Selon les jours, c'est entre 3 et 4. Je suis globalement d'accord avec la chronique mais l'aspect hard FM ne me dérange pas tant que ça; il faut dire que je l'ai connu et beaucoup écouté à sa sortie et qu'il m'a malgré tout marqué. Certains passages ont mal vieilli mais globalement, c'est pas si mal. Difficile de le voir comme un album du Sabb' en tant que tel, on est d'accord, mais passé cette restriction, il y a de quoi se faire plaisir quand même. je possède l'édition Deluxe proposant les sessions avec Gillen au chant mais Martin me semble finalement plus adapté encore que...La comparaison demeure intéressante même si tous deux orientent du côté hard fm.

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