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Tangram › Vector Henge

cd • 9 titres • 44:26 min

  • 1Assemble 5:24
  • 2Gyro 4:12
  • 3Convex Space 4:33
  • 4Manifold 3:32
  • 5Specific Ocean 3:18
  • 6Scherlin Bool 5:49
  • 7Tapestry 6:30
  • 8Omega 6:27
  • 9Druids of Eternity 4:39

line up

Peter Fabok (Synthé, clavier, percussions électronique et FX)

remarques

On peut avoir des informations supplémentaires sur cet album, de même qu'entendre des extraits, en visitant le lien Bandcamp suivant: https://tangram.bandcamp.com/album/vector-henge

chronique

Styles
musique électronique
Styles personnels
Électronica et new berlin school

On pensait tous que Peter Fabok avait jeté la clé des studios de Tangram! La rumeur circulait et s'amplifiait à mesure que les années, 3 en fait, séparaient Lustbient du silence de Tangram. Et puis un jour, un message! Le musicien Hongrois prépare en catimini son retour avec un 32ième album dont la sortie est prévue pour la fin de l'été 2016. “Vector Henge” arrive enfin sur les toiles de l'Internet en août et nous replonge tout de go dans l'univers électronique très versatile de Tangram. Avec 9 titres d'une durée moyenne de 5 minutes, la musique de “Vector Henge” est sans préambule et va droit au but avec une série d'approches rythmiques qui tangue entre une Électronica pour adultes aux pieds fatigués et une synth-pop toujours pour adultes désireux de posséder une ouïe plus audacieuse. Le résultat est une suite sans équivoque à Layers, un album qui rapprochait plus la musique de Tangram de la masse avec une approche résolument plus commerciale.
Et ça débute avec "Assemble" et ses harmonies épidémiques. Tout d'abord une lointaine onde du cosmos incite des arpèges à scintiller dans un ballet lumineux. Une ligne de basse rampe en arrière-plan, invitant ces même arpèges à tinter avec plus de vélocité, avec plus de limpidité. Le rythme crawlant comme une ombre menaçante et les arpèges résonnant comme des tubes de cristal pris dans une colère d'Éole, "Assemble" murit peu à peu son approche rythmique qui se traduira par un mélange de synth-pop et de down-tempo. Traqué dans les échos des séquences, le rythme épouse par la suite une tendance stroboscopique avec un synthé qui lance de belles harmonies dont les boucles minimalistes se figent entre nos oreilles. Pas compliquée pour 2 sous et accrocheuse à souhait, la musique de “Vector Henge” défile comme une agréable surprise qui fait bon d'entendre. Pas compliquée mais pas faite dans la facilité, comme en témoigne la structure rythmique légèrement sautillante de "Gyro". Son mélange de séquences basses et limpides sautillent dans un bouillon d'effets soniques et qui palpite dans une suite de sautillements spasmodiques. D'autres séquences et effets de synthé occupent une phase plus mélodieuses avec des teintes de flûtes qui couchent des harmonies toujours tiseuses de ver d'oreille. "Convex Space" porte bien son titre avec une structure de rythme plus ou moins ambiante. Une bonne ligne de basse crache des pulsations qui crawlent avec de lentes boucles oscillatrices. Le chant des synthés, ainsi que ce rythme groovy, fait très Robert Schroeder. Des arpèges scintillent ici, accrochant à cette structure tout de même assez mélodieuse des parures lumineuses. "Manifold" fait très danse. Les pulsations basses font des boom-boom alors que des percussions voltigent comme du Jarre timide dans une approche qui se militarise. Un peu comme une parade qui prend des airs de fiesta. C'est vivant et enjoué, mais pas vraiment mon style. Ceux qui ont aimé l'approche dance de Jarre aimeront sans doute ce titre. "Specific Ocean" est une belle ballade morphique où tintent des arpèges sur un lit de murmures d'une ligne de basse. C'est le titre le plus docile ici, même si une légère excitation décore l'arrière-scène. "Scherlin Bool"? Oui, c'est du Berlin School ambiant sombre avec une nuée de vents noirs et un synthé qui lance des acrobaties mélodieuses. "Tapestry" est plus dans le genre New Berlin School avec une approche très Software. C'est comme "Specific Ocean", mais avec plus de rythme. "Omega" offre un autre figure de rythme ambiant avec des pulsations sombres dont les résonnances couchent la base de ce rythme amphibien. Des arpèges tintent avec plus ou moins de mélodie dans le système. Le titre développe une approche croissante avec une légère mais intense accentuation vers sa finale. "Druids of Eternity" conclut ce retour de Tangram avec une autre belle approche de synth-pop, l'autre étant "Tapestry", hyper mélodieuse. Nos neurones dansent autant que nos pieds sur cette structure qui est un bon mélange entre du Software et du Schroeder contemporain.
Mélodieux et vivant, “Vector Henge” exploite les dominances phares de la MÉ moderne avec 9 titres qui sont ni plus ni moins des invitations à découvrir les portes d'un univers qui n'est jamais à bout de ses ressources. C'est un beau retour de Peter Fabok. Et il est à espérer que nous avons pas à attendre un autre 3 ans avant d'entendre du nouveau Tangram. Le passé nous a démontré tout le talent de Peter Fabok. Il serait trop bête de s'en passer!

note       Publiée le samedi 24 septembre 2016

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