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Insomnium › In the halls of awaiting

10 titres - 55:36 min

  • 1/ Ill starred son 4'46
  • 2/ Song of the storm 4'22
  • 3/ Medeia 4'21
  • 4/ Dying chant 4'13
  • 5/ The elder 4'46
  • 6/ Black waters 5'00
  • 7/ Shades of deep green 7'33
  • 8/ The bitter end 5'08
  • 9/ Journey unknown 4'32
  • 10/ In the halls of awaiting 10'55

enregistrement

Non renseigné

line up

Niilo Sevänen (basse et vocaux), Ville Friman (guitares), Ville Vänni (guitares), Markus Hirvonen (batterie)

remarques

chronique

Styles
metal extrême
Styles personnels
heavy/death metal

Et bien voilà une bonne surprise ! Contrairement à ce que la magnifique jaquette laisse présager, Insomnium est annoncé comme un subtile mélange entre un death metal suédois et les mélodies traditionnelles finnoises. Il s'agit pourtant plus clairement d'un heavy/death à la In Flames, avec un grosse voix gargantuesque bien puissante. Les lignes de guitares sont géniales, l'une des grattes joue la grosse rythmique (çà y est, je viens de comprendre pourquoi certains comparent cet album à "Tales from the thousand lakes" d'Amorphis), l'autre va et vient, griffone des sapins, des lacs, elle balance des riffs mélodiques dans tous les coins et se voit renforcée par une basse bien présente et une rythmique à toute épreuve. Le jeu du chanteur est impeccable, il beugle, il chuchote, il parle death, il est toujours là quand il faut, et sait se taire lorsque l'on a pas envie de l'entendre. A cela s'ajoutent des ponts au piano, aux acoustiques, qui enrichissent considérablement la musique du groupe pour lui conférer une durée de vie conséquente. Les compos sont géniales, inspirées à souhait, elle font planer l'auditeur, de par leur structure en alternance bourrin/aérien (vous savez, ce petit truc qui fait qu'un break atmosphérique après 5 minutes de son bien lourd et confus est particulièrement jouissif). Il bien évidemment impossible de passer en revue cet album sans tirer un coup de chapeau au titre éponyme, qui flirte avec l'excellence tout au long de ses 11 minutes ! C'est dire ! Un groupe à suivre de très très près !

note       Publiée le lundi 15 juillet 2002

chronique

Styles
metal extrême
Styles personnels
death mélodique

Déjà, il y a la pochette, belle tout simplement, sans effets racoleurs ni artifices superflus. Un lever quelque part dans le nord, le genre de lieu où l'on aimerait être au moment de la photo. Sensation doublée à l'écoute de ce "In the halls of awaiting". Car rarement une pochette aura aussi bien illustré un album, au premier comme au second degré : l'atmosphère contradictoire, à la fois froide et chaleureuse, des terres scandinaves se retrouve ici superbement mise en valeur. Une musique qui, à l'instar de sa pochette, se trouve être belle, accrocheuse, mais sans effets "tape à l'oeil"... Il m'arrive parfois d'associer un album avec une couleur, et pour celui-ci, la couleur élue est le bleu. Un bleu très sombre, mais rassurant. Un bleu impénétrable, fort, tout en restant doux et agréable à regarder. Un bleu... comme celui présent sur cette formidable pochette... La même comparaison peut être appliquée à la musique d'Insomnium. La recette qu'applique ce groupe finlandais est pourtant loin d'être aisée à manipuler... Un heavy/death mélodique, puissant, personnel et diablement accrocheur. Pourtant, il faut bien avouer que la tâche est loin d'être facile de nos jours, le style étant particulièrement prisé, et les formations moyennes pullulant... Mais Insomnium n'est pas "un groupe de plus", ni "un suiveur"... Insomnium joue Insomnium tout simplement. Alors certes, on peut rapprocher sa musique de celle d'un In Flames, notamment par sa structure : deux guitares, l'une assurant la grosse rythmique en travail de sape, et l'autre, comme le décrit très bien Møjo, s'occupant de nous plonger dans sa finlande natale... Le résultat est absolument fantastique. Pour un premier album, Insomnium avait 10 morceaux pour convaincre, un seul aurait suffit. Lequel ? Impossible d'en détacher, n'importe lequel ferait l'affaire. Ils sont tous beaux, enjoués, inspirés, et surtout relancent un style qui commençait à mourir : le death mélodique. En reprenant les meilleurs éléments d'Amorphis (période "Tales...") et In Flames (période "Whoracle"), le groupe vient d'écrire des petites perles de mélodies scandinaves. Si vous restez de marbre devant les mélodies de" Black Waters", "Medeia", "The bitter end" et tous les autres titres, alors je crois que je vais me remettre passablement en question. Pour ma part, elles ne m'ont pas fait fondre d'entrée de jeu (comme pour Nightshade, qui commence désormais à s'essoufler), elles se sont révélées petit à petit à moi... Telles de petits joyaux, chaque écoute renferme une nouvelle surprise. Un exemple ? Cela fait un mois que j'écoute ce disque quasiment tous les jours, et je viens de découvrir une nouvelle partie de guitare acoustique lointaine sur "Shades of deep green" ! Cela dit, d'autres mélodies sont là pour scotcher immédiatement l'auditeur, c'est dire la recherche de l'album : l'intro de "black waters", "Song of the storm", "Journey unknow" et bien d'autres n'ont absolument rien à envier à un In Flames au meilleur de sa forme ! Quant à l'ambiance dégagée par ces géniales lignes de guitares, vous l'avez compris, elle est désespérante de beauté : le plus souvent triste (comme la majorité des groupes finlandais), mais aussi enjouée, vivante, organique, et tout simplement naturelle. On se demande parfois comment quelqu'un n'a pas pu déjà y penser... Au niveau textuel, Insomnium s'inspire de Karelia (tiens tiens cela ne vous dit rien ?), terre située près du cercle polaire entre la Russie et la Finlande. Autant dire qu'il y fait froid. Et les textes prennent un malin plaisir à le décrire. En parfait accord avec la musique, ces quelques mots se veulent être un complément, une sorte de clé pour pénétrer définitivement l'univers d'Insomnium. Déclinés sous un phrasé très "death metal", ces derniers restent cependant compréhensible, le chanteur mettant suffisamment de conviction pour ajuster son chant (certes je le soupçonne légèrement trafiqué) en fonction des paroles... Ajoutez à tout cela des arrangements par dizaines, au piano, à la guitare acoustique (superbement maîtrisée !) ou aux claviers et vous comprendrez que ce "In the halls of awaiting" est bel et bien pour moi la meilleure sortie de l'année. J'ai l'air bien enthousiaste, mais le disque le mérite. Les 4 finlandais d'Insomnium doivent être sacrément fier de leur bébé... Et ils le peuvent, le petit est magnifique...

note       Publiée le mercredi 4 septembre 2002

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Morguurh › vendredi 16 mai 2008 - 09:13 Envoyez un message privé àMorguurh
Je trouve cet album très bon mais moins bons que leur sorties suivantes je parle bien sur de Since the Day it all came down mais bon pour un premier album je m´incline bien bas on a vu des groupes aujourd´hui incroyable nous sortir des premiers opus beaucoup moins bons bref 5/6 car le travail fournis mérite encouragement.
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Raistlin › vendredi 31 août 2007 - 22:45 Envoyez un message privé àRaistlin
tain quand même il tue cet album. je m'en lasse pas !
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empreznor › mercredi 21 février 2007 - 01:21 Envoyez un message privé àempreznor
une boule en moins ça c'est pour copier Sentenced et In Flames; un bon second couteau.
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empreznor › mercredi 17 janvier 2007 - 13:42 Envoyez un message privé àempreznor
Ouais, excellent. Le seul regret, c'est l'impression que les influences se sont énormément sentir: je sens surtout "Whoracle" et "Amok" de Sentenced. Ce coté mélancolique qui les rapprocherait d'Amorphis n'est pas assez présent je trouve, sauf sur la dernière piste qui est parfaite de bout en bout.
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Guillahume › samedi 8 octobre 2005 - 22:26 Envoyez un message privé àGuillahume
exellent
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