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Inquisition › Bloodshed Across the Empyrean Altar Beyond the Celestial Zenith

cd • 13 titres • 56:32 min

  • 1Intro: The Force Before Darkness01:38
  • 2From Chaos They Came04:39
  • 3Wings of Anu04:40
  • 4Vortex from the Celestial Flying Throne of Storms05:19
  • 5A Black Aeon Shall Cleanse05:00
  • 6The Flames of Infinite Blackness Before Creation04:39
  • 7Mystical Blood03:39
  • 8Through the Divine Spirit of Satan a Glorious Universe Is Known05:44
  • 9Bloodshed Across the Empyrean Altar Beyond the Celestial Zenith06:30
  • 10Power from the Center of the Cosmic Black Spiral05:34
  • 11A Magnificent Crypt of Stars04:33
  • 12Outro: The Invocation of the Absolute, the All, the Satan02:38
  • 13Coda: Hymn to the Cosmic Zenith01:59

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré au London Bridge Studio, Seattle, Washington, entre le 10 et le 18 décembre 2015. Mixé au Studio 4 à Conshohocken, Pennsylvania, entre les 19 décembre 2015 et le 14 janvier 2016. Masterisé à l'Orgone Studio, Londres, Angleterre, entre le 19 et le 21 janvier 2016. Produit et mixé par Arthur Rizk. Enregistré par Shohei Ogami et Dave West. Masterisé par Jaime Gomez.

line up

Dagon (guitare, voix, basse), Incubus (batterie)

remarques

Illustration par Vincent Fouquet. Disponible en cd, cassette, vinyle, fichiers téléchargeables sur bandcamp. Certaines éditions ont comme piste bonus la reprise de Typhon "Once Upon a Time"

chronique

Comment ça on prend les mêmes et on recommence ? Ben oui, vous prenez Rastignac, vous prenez les Dupondt du cosmos noir, celui qui a la voix de Robocop, et un peu son phrasé parfois, et le gars qui fait de la batterie super fort, mais aussi super fin, costaud des bras Monsieur l’Incube, et on se refait un disque, et une chronique de disque. Alors, d’un côté il y en a précisément deux qui font un disque, Dagon et Incubus, parce qu’il savent se sortir les doigts de manière très régulière - un album tous les deux / trois ans non ? Depuis vingt ans ? De l’autre côté, nous avons un singe farouche qui écrit des chroniques en français (booouuuhh). Trêve d’arrogance, de méta-discours et d’introduction fauchée. La Colombie donc ! Oui, la Colombie, c’est tout petit vu comme ça, de loin, depuis la capsule interspatiotemporelle d’Inquisición comme on dit à Cali... parce que là, on est encore reparti dans des thématiques liées à la cosmo-énergie satanique ! Et je dis ça à moitié pour taquiner, j’ai pour ma part de réelles interrogations sur ce qui fait tourner le monde... cette mécanique semble tellement bien huilée, et bordélique en même temps, que je me dis qu'il ne peut y avoir qu’un gros barbu avec un farfadet sur l’épaule pouvant être capable de nous agencer des situations pareilles. Inquisition de leur côté ne rigolent pas, c’est leur côté « inquisiteur ». Ils restent donc les sabots plantés dans une approche bien obstinée du réel via les arts noirs : on balance des mots compliqués, des phrases qui tournicotent, qu’on pourrait limite trouver dans des morceaux de rock psyché angoissants d’il y a longtemps, tant Dagon semble obsédé par la fonction satanique dans l’équation utile à la bonne marche de l’univers, tant son black metal est inspiré par la cosmic energy, enfin surtout l'énergie noire a priori. Comme si le gars avait trouvé la recette ultime, qu’il va ensuite déployer dans ses albums. On trouve aussi dans la chasuble de Dagon le mode d’emploi d’un black metal aérien, encore foutrement hypnotique si on arrive, comme à chaque sortie à faire abstraction des petits « oh, mais je l’ai déjà entendu ce plan dans un autre de leurs LPs », ou d’autres « ah ouais, il a quand même bien la voix robotique le bonhomme. Mr No-Tune. L’Adversaire. De l’auto-tune». Mais las... pourquoi las ? Parce que, encore une fois ça marche, car vous savez quoi ? Dagon il a les clés pour ouvrir le multivers, d’ailleurs il est assis sous la forme d’un hologramme qui fume, juste en face de moi, à l'heure où j'écris cette chronique. Il n’a pas l’air très content, ou alors c’est le maquillage qui fait cet effet. Il me raconte qu’il joue très bien de la guitare. Alors là moi j’lui dis : « c’est pas faux. T’es même carrément un champion. J’aime bien ces harmonies que tu balances comme ça. T’avais un petit côté breizh metal parfois, dans l’temps, là c’est un peu déceltisé, tout en gardant cette musicalité si loin des poncifs metal. Enfin, ta musique, elle est terrible. Ton jeu de guitare, il est bath.". Là, il a disparu, je crois qu’il n’a pas tout écouté, il levait les yeux au ciel en soufflant, après le terme "breizh metal" je crois. Bref, encore une fois, cet Inquisition n’est pas très surprenant, mais cet Inquisition poutre sa mère. Si vous me passez l’expression. Et cet Inquisition est donc un achat possible. Voire indispensable pour tenir un automne de plus en se créant des espaces imaginaires où le quotidien et le banal deviennent grandiloquents, pleins de flammes et de dragons, de démons et de glaives pourfendant le minéral pour extraire le liquide avant que le grand D. souffle dessus et que les formes se mettent en branle. Et nous voilà ce soir quoi. Encore un album-chronique de ce qui pourrait être, très plaisant à écouter, à la fois metal, lettré, et allez, toujours aussi beau.

note       Publiée le lundi 12 septembre 2016

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nicola › dimanche 25 mars 2018 - 20:08  message privé !

Je ne comprends rien à votre charabia bien-pensant, les gars.
Éviter de filer du fric à une ordure ne me dérange pas plus que ça, il y a tellement d’autres choses sympathiques à écouter sans faire le poseur rebelz mal-pensant.

merci pour le fusil... › dimanche 25 mars 2018 - 11:26  message privé !

Tout à fait. Le métal subit sans surprise le fascisme eunuque des SJW et de la culture PC. Il faut tout lisser pour rentrer dans le circuit traditionnel : labels/promoteurs/radio… (qui veulent ménager la chèvre et le chou en proposant des noms étiquettés "extrême" pour contenter le client, tout en esquivant la diabolisation médiatique). Un groupe doit donc soit s'aligner sur la ligne du Parti, soit, marketing inverse, surjouer le côté sulfureux avec force folklore, attitude et imagerie pour accrocher une niche. Le rap, la nouvelle pop, n'est bizarrement pas autant emmerdé. En France, à part Orelsan à qui on casse encore les gonades pour une merde vieille de 10 ans (le mec donne des gages pourtant, il a composé une chanson sur sa vilaine famille de beaufs consanguins pour satisfaire la soif de clichés de la clique d'untermensch germanopratins), Booba, Rohff, Kaaris et les autres poids lourds de la rime riche et de la culture pute/drogue/meurtre/capitalisme sont invités un peu partout et célébrés par l'intelligentsia.

Demonaz Vikernes › samedi 24 mars 2018 - 20:18  message privé !

Transition excellente pour noter cet album, un pas dans la bonne direction vis à vis du précédent. Meilleure prod, meilleures compos, meilleure pochette (ça vaut pas KKKramer non plus), on est loin de 1998-2011 mais ça fait quand même plaisir.

Note donnée au disque :       
Demonaz Vikernes › samedi 24 mars 2018 - 20:16  message privé !

Je reste positif : plus besoin de filer du fric à SoM, plus besoin de me farcir des dates hors de pris pour voir le groupe faire la première partie d'un groupe de merde, plus de pochettes moches faites par l'artiste-à-la-mode-du-moment, et un groupe qui va peut-être retrouvé la hargne qu'il a perdu.

Note donnée au disque :       
Demonaz Vikernes › samedi 24 mars 2018 - 20:14  message privé !

Preuve de plus qu'aussi cliché que ça puisse sonner, un groupe doit rester underground aujourd’hui. C'est fini les 70/80/90 où tu pouvais espérer grossir en tant que groupe tant en restant un minimum intègre. Maintenant, s'afficher au grand jour, c'est s’offrir en pâture aux nouveaux charognards de notre époque. Soit on agit en coquille vide et en s'alignant sur toutes les nouvelles tolérances impératives dictées par on-ne-sait-trop-qui, soit on reste intègre et on se fait fusiller par un ancien camarade de classe sur facebook (devenu entre temps vegan-féministe-antifa bien sur) qui racontera qu'à 6 ans tu l'as poussé dans la courre de récré, violant ainsi son safespace :'(

Note donnée au disque :