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Sid Vicious › Sid lives

cd 1 | 19 titres

  • 1 Search And Destroy
  • 2 Chatterbox
  • 3 I Wanna Be Your Dog
  • 4 Something Else
  • 5 Stepping Stone
  • 6 Don't Gimme No Lip Child
  • 7 Belsen Was A Gas
  • 8 Take A Chance
  • 9 Chinese Rocks
  • 10 Search And Destroy
  • 11 Chatterbox
  • 12 I Wanna Be Your Dog
  • 13 Something Else
  • 14 Belsen Was A Gas
  • 15 Stepping Stone
  • 16 Chinese Rocks
  • 17 Take A Chance
  • 18 Don't Gimme No Lip Child
  • 19 Something Else

cd 2 | 20 titres

  • 1 Search And Destroy
  • 2 Chatterbox
  • 3 Something Else
  • 4 Belsen Was A Gas
  • 5 I Wanna Be Your Dog
  • 6 Stepping Stone
  • 7 Take A Chance
  • 8 Don't Gimme No Lip Child
  • 9 Chinese Rocks
  • 10 My Way
  • 11 Search And Destroy
  • 12 Chatterbox
  • 13 Something Else
  • 14 I Wanna Be Your Dog
  • 15 Belsen Was A Gas
  • 16 Stepping Stone
  • 17 Take A Chance
  • 18 Don't Gimme No Lip Child
  • 19 Chinese Rocks
  • 20 My Way

enregistrement

Enregistrés live au Max's, New York, USA, les 28 et 30 septembre 1978.

line up

Sid Vicious, Jerry Nolan, Steve Dior, Killer Kane

chronique

Styles
punk

Il en fait des choses, Sid, depuis qu’il est décédé…Il chante (‘Sid sings’), il vit (‘Sid lives’) et finalement, n’est-ce pas ce à quoi il était destiné ? Franchement, s’il avait vécu, que ferait-il aujourd’hui ? Pas assez malin, mauvais musicien, comment aurait-il supporté la routine de la vie quotidienne, lui qui affirmait vouloir ’s’éclater tout le temps, à chaque instant’ ? John Beverly était destiné à devenir une icône, un symbole et pour cela il fallait qu’il crève, histoire de statufier dans le temps son statut de punk no future…Désormais, il trône immortel dans les mémoires affublé de son t-shirt à svastika, son perfecto noir et son cadenas autour du cou copié par des générations de keupons après lui. Les icônes sont aussi des fonds de commerce rentables. Sid n’aura jamais sorti son propre album mais il était clair que c’était dans ses projets, le meurtre de Nancy y mettra prématurément fin et le reste n’est qu’histoire ou propagande. Deux semaines avant la tragédie, notre junkie notoire donnait quatre concerts répartis sur deux nuits à New-York; ce sont ces quatre performances qui sont ici restituées sur ce double cd dans des conditions sonores relativement correctes, comme si on avait affaire à un bon bootleg. Pas de composition propre hormis ‘Belsen was a gas’ mais des reprises (les Stooges, Johnny Thunders, les Monkees, Eddie Cochran disparu lui-aussi à 21 ans, les Ramones, sans oublier le fameux ‘My way’). A peu de choses près, on tourne autour de la même poignée de morceaux. Le 28 septembre 1978 paraît une bonne soirée, les deux concerts tiennent la route, Sid ne déconne pas trop, c’est chaotique comme il faut, on entend quelques cris du public, notre Anglais balance un ou deux ‘fuck off’, un ‘I’m Sid Vicious’ pour la galerie, déjà un début de caricature pour ce jeune homme qui vivait les choses trop sincèrement, quitte à s’y brûler des ailes alourdies par la dope. Mais bon, on est encore en 1978, et s’éclater au son du punk est toujours autorisé. Le 30, c’est le second soir. Même ambiance bien sale, suante, rock, le public semble apprécier, Sid se donne même s’il tire davantage sur sa voix. Il y a même un mec qui réclame ‘My way’ au moment où débute l’excellent ‘Don’t gimme no lip child’ (avec un bon rot en guise de conclusion, le jeune punk assure son image). Le dernier set démarre plus péniblement mais au final s’enclenche même si une fois encore, Sid puise davantage dans ses réserves mais nous sommes loin du fiasco décrit dans ‘Sid and Nancy’ même s’il a du mal à rester juste par instant et que le ‘My way’ final s’achève après une minute seulement. ‘Si Johnny Rotten était la voix du punk, Sid en était l’attitude’. C’est tout à fait ça, cette compilation s’adresse aux fans et pas aux autres. Ceci dit, elle a été réalisée avec soin, avec notamment un livret de plus de vingt pages, riche en photos et en renseignements avec biographie, calendrier des événements importants de la carrière de Sid, des notes du guitariste (on y apprend que Johnny Thunders était pressenti pour l’orchestre mais qu’il n’est pas venu, que Mick Jones a joué un set mais que Sid n’a pas apprécié, donc bye bye Mick !), bref un vrai travail nettement plus recommandable que le dispensable ‘Sid sings’…Une chose est certaine, mort, Sid n’a jamais été aussi vivant, buuuuurp !

note       Publiée le mercredi 7 septembre 2016

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