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Orchestral Manoeuvres In The Dark › Organisation

  • 1980 - Dindisc, DID 6, DEP 2 (1 vinyle)
  • 2003 - Virgin, DIDCDR6 (1 cd)

cd | 15 titres

  • 1 Enola Gay [3:33]
  • 2 2nd Thought [4:15]
  • 3 VCLXI [3:50]
  • 4 Motion And Heart [3:16]
  • 5 Statues [4:30]
  • 6 The Misunderstanding [4:55]
  • 7 The More I See You [4:11]
  • 8 Promise [4:51]
  • 9 Stanlow [6:40]
  • Bonus Tracks (réédition CD seulement)
  • 10 Annex [4:33]
  • 11 Introducing Radios [1:27]
  • 12 Distance Fades Between Us [3:44]
  • 13 Progress [2:57]
  • 14 Once When I Was Six [3:12]
  • 15 Electricity (Dindisc 1980 Version) [3:43]

line up

Andy McCluskey, Paul Humphreys, Malcolm Holmes

remarques

La première édition contenait un 7" qui correspond aux bonus tracks 11-14 de la version CD. 'Electricity' du premier album a été réenregistré pour la version single, qui figure en ultime bonus, avec sa B-side 'Annex'.

chronique

Styles
electro
new wave
pop
Styles personnels
synth pop, cold wave

Organisation, c’est leur album Joy Div’ - c’est eux qui le disent - avec ‘Enola Gay’ posé sur le dessus. Enola Gay ! Faire sauter les charts (et les dance-floors) avec une chanson jouée sur un pauvre Korg M500 sur la destruction de Hiroshima et un break mélodique inoubliable, il fallait le faire. "Is mother proud of her little boy today ?" Une double référence, et au nom de la mère du pilote - le même que l’avion – et de la bombe – Little Boy – balancée là au milieu d’un appel romantique et désespéré à la révision du bien-fondé de l’attaque. Colonel Paul Tibbets, en bon militaire, dit n’avoir jamais eu de problème ni de conscience ni de sommeil. Mais je digresse… Plus calme, le reste de leur album annonce déjà leur absorption consommée du son de Kraftwerk ouvrant effectivement la voie royale à l’approche romantique de McCluskey aux emphases plus sombres et atmosphériques que sur leur premier essai. ‘2nd Thought’ et ‘VCL X1’ (se conférer au dos de l’artwork de Radioactivity pour saisir la référence) sont encore typiquement dans une veine Trans-Europe-Express rejouée dans son salon tandis que l’influence du groupe de Curtis se fait sentir sur les titres plus post-punk et éthérés tels ‘Statues’ ou le quasi ambient ‘Stanlow’ ainsi que sur l’urgent ‘The Misunderstanding’ qui nous renvoie à leurs années The Id puisqu’il s’agit du troisième titre composé à l’époque qui se retrouve sous la bannière OMD. À noter que la première édition venait avec un 7’’ de quatre démos de 78 qui raviront les amateurs d’électro dépouillée. La version CD contient tout ce beau monde ensemble, avec une autre version de ‘Electricity’, ce dernier ainsi que ‘Enola Gay’ étant reparties plusieurs fois en studio. Belle année pour OMD qui compte déjà deux hits impeccables à leur répertoire. Le succès les prend de court, les attentes montent, et inévitablement s’en vient l’épreuve du troisième album…

note       Publiée le mercredi 31 août 2016

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E. Jumbo › jeudi 1 septembre 2016 - 22:10  message privé !

Plus varié que le premier, mais plus inégal. Faut dire que la face A est monumentale avec le poignant "Enola Gay", un des plus grands tubes pop de tous les temps qui se paie le luxe de contenir une des meilleures lignes de basse de la décennie, et une des meilleures lignes de synthé tout court. J'adore aussi le très kraftwerkien "VCL XI" et l'obsédante ballade "Statues"...

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Twilight › mercredi 31 août 2016 - 19:20  message privé !
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Koul ! Ca sent l'achat, Hazincourt m'a déjà filé un ou deux liens, ça promet.

Wotzenknecht › mercredi 31 août 2016 - 17:29  message privé !

Twilight > ca arrive :)

Note donnée au disque :       
Hazincourt › mercredi 31 août 2016 - 17:03  message privé !

Je n'avais jamais fait gaffe pour la reprise ! merci pour l'info ! LEs pochette d'OMD étaient géniales, le premiers avec tous les trous qui laissaient apparaître l'insert, de même pour "Architecture & Morality" ou l'on pouvait choisir le visuel de l'insert qui allait apparaitre via la fenêtre de la couverture. Il y au une version expanded 2 cd de "Dazzle Ships" !

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mangetout › mercredi 31 août 2016 - 16:59  message privé !

Surement l'album d'OMD que j'ai le plus écouté, surtout dans les années 80. Les expérimentations sont encore timides (rassemblées sur quelques titres comme sur le formidable "The misunderstanding" et son chant écorché) mais là n'est pas la question, tout concourt à en faire un très bon album, que ce soient l'atmosphère générale froide, mélancolique et électronisée, la pop rutilante d'Enola gay, les basses rondes et répétitives, les mélodies aux harmonies parfois troubles, une retenue toute british, la brume qui envahie souvent le paysage ("2nd thought", "Statue", "Stanlow")...
A signaler que "The more I see you" est une reprise d'un vieux standard des années 40, maintes fois repris : The more I see you.
A mon humble avis les gros morceaux du groupe sont à venir, juste après : "Architecture & Morality" et surtout l'industriel "Dazzle ships" et son étonnante pochette vinyle.