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Kemialliset Ystävät › Alas Rattoisaa Virtaa

  • 2014 • Dekorder Dekorder 075 • 1 LP 33 tours

lp vinyle • 10 titres • 00:00 min

  • face a
  • 1Alempana Kuin Enkelit
  • 2Arkistorotat / Risuilla Täyteyssä Salissa
  • 3Nijura
  • 4Roiske Ruudukolla
  • 5Naderbux & Sundergrund
  • face b
  • 6Vettä Yarahille
  • 7Hetkinen
  • 8Ei Millään Kielellä
  • 9Kun Rajat Sulaa
  • 10Apinatkin Laulaa

enregistrement

Enregistré 2012-2013 - Masterisé par Rashad Becker

line up

Goodiepal, Jan Anderzén, Jeffrey Alexander, Jeremy Coubrough, Jimmy Virani, Joshua Stevenson, Lars Mattila, Laurent Gerard, Marja Johansson, Niko-Matti Ahti, Roope Eronen, Steven Warwick

remarques

chronique

Styles
psychédélique
electro
Styles personnels
ville-lumière

Méfiez-vous des sapins de Noël. En particulier des roses avec une moto transparente dessinée garée devant. Ceux-là, c’est les pires. C’est pas tellement que Kemialliset Ystavat veuille nous convaincre que le sapin de Noël est un totem chamanique autour duquel peuvent graviter esprits et gobelins acides, mais simplement que la candeur de cette pochette est à la fois un avertissement et un subterfuge pour l’hallucination clapotante et frémissante qui se pâme en 11 tableaux le long de ce Alas Rattoisaa Virtaa. Ce qui veut dire "Puissance conviviale vers le bas" si j’en crois un outil de traduction tristement célèbre. Le même nous révèle que certains titres veulent dire "éclaboussures sur la grille" ou "en aucune langue", ce qui me va très bien. En fait, il est extrêmement difficile de mettre des mots sur la musique de ce groupe, et ce quel que soit le disque. Mais là, on est face à un ovni inclassable de la pire espèce, de l’électro accélérationniste et surtout kaléidoscopique puissance 10 qui a oublié d’être débile pour au contraire fuser dans tous les sens avec une hyperactivité qui frise l’heure de pointe à Tokyo. Autant dire que si on reconnaît bien le sel et l’odeur de champignon de la période folk expé du groupe, on est ici à des années-lumière de leurs halos timides, de leur épiphanie subconsciente. Ce dixième album, c’est le panthéisme transposé à une ville insomniaque, enseignes qui clignotent à 360°, néons qui ne dorment jamais, sens saturés d’informations qui se révèlent bercés par la myriade de faisceaux lumineux, de signaux fugaces, sans qu’aucun ne prenne le pas sur l’autre. Beaucoup d’écoutes, et toujours aucune idée de comment tout ça se tient sans ennui, sans se casser la gueule, sans trop-plein, sans redondance, sans une once d’accoutumance. Je crois qu’on peut parler de post-psychédélique, tant Kemialliset Ystavat a digéré le zeitgeist urbain actuel, en a extrait contre toute attente une œuvre joyeuse, rêveuse, poétique et émerveillée comme à la première seconde, restituant cet état de béatitude enfantine où chaque minute était l’occasion d’une nouvelle découverte, nouvelle sensation, nouvel impact rétinien… J’aurais envie de parler de certains titres pour la peine, mais tous grisent les neurones d’égale manière. Disons que Naderbux & Sunderlund est une virée dans un parc d’attraction miniature saccadée comme un rêve dont vous essayez en vain de vous réveiller, une danse dont on est parti prenante malgré soi, avec son cortège de flonflons prenant à rebours les crépitements de borne d’arcade. Pour le reste… Que dire. Ces gens ont compris un truc que personne d’autre n’a compris. Un jour, avec difficulté, on trouvera ce que c’est. En attendant, eux le font sonner comme une boum d’anniversaire extra-terrestre. Beaucoup feraient bien, avant de plonger sans retenue dans l’océan inépuisable et quand même souvent fadasse de la vaporwave, tartenpionwave et autres micro-genres électroniques censés faire réfléchir (ça m’évoquerait plutôt un cerveau joyeusement à l’arrêt, mais bon), d’écouter Kemialliset Ystavat. Pas seulement leur période électro récente, tout. Ils ont des choses à dire sur cet état de réceptivité proche de l’hypnose, et sur l’émergence de quelque chose de supra-organique, voire d’impalpable, dans cette mélasse sonore. Et au passage, leurs disques ne sont pas chiants, ils sont géniaux.

note       Publiée le mercredi 17 août 2016

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dariev stands Envoyez un message privé àdariev stands
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Un peu, mais avec des synthés et en général 3 accords... (et on aura compris qu'ici, si synthés il y a, on est dans autre chose...)

Note donnée au disque :       
born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

-wave, c'est l'équivalent pour les musiques électroniques du -core qu'on colle partout pour nommer des genres dès qu'il y a une guitare ?

saïmone Envoyez un message privé àsaïmone
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quelle folie