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Franz Liszt (1811-1886) › Via crucis

18 titres - 55:47 min

  • Via crucis - 1/ Vexilla regis 4.32 - 2/ 1ère station : jésus est condamné à mort 1.14 - 3/ 2ème station : jésus est chargé de la croix 2.26 - 4/ 3ème station : jésus tombe pour la première fois 1.25 - 5/ 4ème station : jésus recontre sa mère 3.18 - 6/ 5ème station : simon de cyrène aide jésus à porter la croix 3.52 - 7/ 6ème station : sainte véronique essuie le visage du christ 2.50 - 8/ 7ème station : jésus tombe pour la seconde fois 1.29 - 9/ 8ème station : les femmes de jérusalem 3.02 - 10/ 9ème station : jésus tombe pour la troisième fois 1.30 - 11/ 10ème station : jésus est dépouillé de ses vêtements 2.51 - 12/ 11ème station : jésus est cloué sur la croix 0.48 - 13/ 12ème station : jésus meurt sur la croix 7.35 - 14/ 13ème station : jésus est descendu de la croix 5.02 - 15/ 14ème station : jésus est mis au tombeau 4.53 - 3 psaumes - 16/ Ave verum 2.42 - 17/ Salve regina 3.48 - 18/ O salutaris 1.46

enregistrement

Enregistrement réalisé en février 1993 en la chapelle Saint-Martin du Méjean. Prise de son et montage : Pascal Perrot.

line up

Ensemble Vocal Musicatreize, Roland Cornil (piano), Roland Hayrabedian (Direction)

remarques

Je ne connais pas d'autre interprétation de cette oeuvre, mais celle-ci me comble largement. Elle est tranchante et idiomatique, tout à fait dans l'austérité de la partition. Et puis vive les petits labels!

chronique

Styles
musique classique
Styles personnels
musique sacrée/piano seul-romantique

Voilà un disque grave, sobre et austère… voilà un disque qui ne rigole pas. Maître incontesté de l’instrument, Franz Liszt a choisi pour conter le chemin de croix du christ un simple piano, et les déclamations sérieuses d’un chœur en marbre massif. La part belle est faite à l’instrument soliste, bien sûr, à son jeu infime et anguleux, aux silences chargés qui s’étirent entre les notes, au flux majoritairement sporadique. Liszt en a exclu toute virtuosité apparente, toute débauche inutile, tout débordement… pour n’en garder que l’expressivité ultime et largement minimaliste, lenteur laborieuse, compte goutte… résonances harmoniques sur piédestal et mélodie sévère. Plusieurs secondes séparent parfois une note de la suivante ; note appuyée, percussive, ou flocon solitaire, fondu sitôt posé. Le chœur, soudain, surgit du silence et dramatise, fronce les sourcils, impose le respect. La solidité de sa matière et de ses angles droits se dresse tel les épreuves, raide comme la justice. L’humanité viendra, à l’occasion, d’une échappée soliste délicate… un ténor attristé, une soprano gracile, ou la douceur commune des seize voix qui s’unissent et s’apaisent, comme un gros nuage gris qui s’affine et s’étiole… se dissout sans pleuvoir. Sur la route sèche et dure que suit la partition, c’est ainsi à nous d’entreprendre ce chemin essentiel, difficile. Si les voix nous saisissent, nous poussent et nous redressent, le sentier du piano est de ceux que l’on suit lorsqu’on doit être seul. Pas question de pleurer, de se laisser-aller, il faut prendre sur soi, la musique qui s’écoule ne veut pas émouvoir… elle veut faire méditer, réfléchir… reconnaître, admettre et encaisser… elle vous déclare coupable. Entre sonate à la pureté toute contemporaine et chants sacrés d’austérité orthodoxe, le «Via Crucis» du hongrois Franz Liszt est un objet musical dont la profondeur n’a d’égal que la sobriété de facture. C’est un rapport au silence, au temps ralenti, à la gravité du destin… c’est le chemin de croix du christ, qu’on nous propose, solennellement, de suivre à notre tour. Glacial…

note       Publiée le dimanche 14 juillet 2002

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taliesin › jeudi 29 octobre 2015 - 08:31 Envoyez un message privé àtaliesin

Tiens, je suis justement en train de l'écouter. Stoïque, c'est le mot. Très beau en tout cas. Et ma version est interprétée par un certain Younghi-Pagh-Paan (que je ne connais absolument pas !)...

Note donnée au disque :       
empreznor › lundi 23 mars 2009 - 21:31 Envoyez un message privé àempreznor

necro necros lisztos

Jacques Capelovici › lundi 23 mars 2009 - 21:30 Envoyez un message privé àJacques Capelovici

Pochette necro-destroy ou scanner bas de gamme.

necromoonutopia666 › vendredi 2 janvier 2009 - 15:05 Envoyez un message privé ànecromoonutopia666

Je viens de découvrir un édition de l'oeuvre qui date de 2007, avec brigitte engerer au piano, c'est une mereveiile tant le son est puissant et ample, subtil mais gigantesque, je ne connaissait pas du tout l'eouvre de liszt et je l'ai découverte en partie avec ce via crucis, et il y a un veritable "avant gardisme(toute proportion gardée) dans cette oeuvre qui préfigure de très loin des pièces comme la nuit transifurée de Schönberg. mais je vais peut être un peu trop loin avec se genre de comparaison... mais c'est l'impresssion que j'ai eu en écoutant cette pièce tout à f ait uique en son genre. un chef d'oeuvre.

Note donnée au disque :       
Zephyr › jeudi 1 juillet 2004 - 14:19 Envoyez un message privé àZephyr
Liszt, pas un génie ?!! Ecoutez sa sonate en si mineur (probablement l'un des plus belles musiques de piano jamais composées), sa sonate après une lecture de Dante, ses Légendes ("St. François de Paule marchant sur les eaux", totalement hallucinants), ses "Années de Pélerinage", et j'en passe. Liszt, un génie, et un génie majeur, ça ne fait aucun doute! (c'est un de mes compositeurs préférés)