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Nanook › Pissaaneqaqisut

cd | 12 titres

  • 1 Pissaaneqaqisut
  • 2 Pileritooq
  • 3 Pissusitoqaraat
  • 4 Quimavissanerparput ?
  • 5 Nunarput kusanaq
  • 6 Tarningerparma
  • 7 Isussuinnarpunga
  • 8 Naasoq
  • 9 Qiimassutissarput Aajuna
  • 10 Nanook intro
  • 11 Nanook
  • 12 Sassuma Arnaa

extraits vidéo

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line up

Frederik K. Elsner (chant, guitare, banjo, piano, clavier, baryton), Christian K. Elsner (chant, guitare, mbira), Mads Ron (piano, orgue, clavier, choeurs), Andreas Offe (basse, sxophone, choeurs), Kim Heilmann (batterie, percussions)

Musiciens additionnels : Morten Jessen (trombone), André Bak (trompette), Lars Greve (saxophone), Josefine Dalsgaard (violon), Mik S. Christensen (clavier additionnel, programmation)

chronique

Styles
folk
pop

A en juger par la couverture, ce disque aurait dû sonner plus sombre que les autres: un visage d’inuit avec la carte du Groenland en relief et des couleurs évoquant certains travaux torturés de Anne-Birthe Hove, un visage grimaçant de tupilak (esprit crée par l’homme signifiant ‘âme des ancêtres’; à l’origine plutôt maléfique, il peut aussi protéger. Tout dépend des intentions de celui qui l’offre) à l’intérieur (oui, je multiplie les références culturelles pour vous donner envie de découvrir, c’est pas fortuit)…En réalité, il n’en est rien, il s’agit d’une célébration, celle du peuple groenlandais (voilà grosso modo l’idée derrière ‘Pissaaneqaqisut’ signifiant ‘c’est dans leur sang’), de sa force au travers des éléments et des circonstances mais également les questionnements inhérents à ses racines et son avenir. Exit la belle pop triste, aérienne, la musique de ce troisième essai est nettement plus dynamique et enjouée même s’il subsiste une part de l’ombre qui embrumait les deux précédents disques. Voilà qui permet à Nanook de ses diversifier tant dans le style que les orchestrations, particulièrement riches en instruments (violon, trompette, saxo, banjo…) avec un aspect très porté sur les ambiances mais de manière plus terrestre, intime, que par le passé (la production très dépouillée ?). Toujours est-il que je dois bien admettre qu’il me touche moins. Malgré la profondeur de son propos, il manque de tonus, accordant à mon sens trop de places aux plages ambient sans percussions (pourquoi n’avoir pas du coup incorporé des tambours shamans inuit ?), se colorant d’influences folk marquées. Bien sûr, la musique de Nannok dégage toujours quelque chose de spécial, de mystique, un peu comme si l’on souriait les larmes aux yeux (les beaux ‘Quimavissanerparput ?’, ‘Tarningerparma’ ou encore ‘Naasoq’). Hélas, les pièces plus rythmées sonnent bien trop joyeuses et creuses pour me séduire, l’album se trouve donc scindé en deux. Bien entendu si l’objectif était de présenter le Groenland dans son intégralité, aucune raison de ne pas inclure l’aspect positif de l’avenir. Pourtant les musiciens parvenaient mieux à concilier ces deux aspects auparavant et ils en sont encore capables (le brillant ‘Naasoq’, ‘Nanook intro’ pour piano et violon, parfait dans son évocation des grands espaces, la chanson ‘Nanook’). Malgré un travail que l’on sent fouillé, sincère, ce troisième opus fait quand même figure de parent pauvre face à ses prédécesseurs. Si le combo est si populaire en son pays, ce n’est pas grâce à son approche commerciale, plutôt la profondeur et l’émotion qu’il place dans ses compositions, c’est donc avec regret que j’arrête ma note à 3.

note       Publiée le lundi 25 juillet 2016

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