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Lords of Acid › Voodoo U

cd | 15 titres | 62:13 min

  • 1 Voodoo-U [3:58]
  • 2 The Crablouse [4:15]
  • 3 She and Mrs. Jones [4:40]
  • 4 Do What You Wanna Do [4:06]
  • 5 Young Boys [3:55]
  • 6 Out Comes the Evil [4:24]
  • 7 Mister Machoman [4:34]
  • 8 Marijuana in Your Brain [3:57]
  • 9 Special Moments [4:04]
  • 10 Dirty Willy [3:44]
  • 11 Drink My Honey [4:01]
  • 12 Blowing Up My Mind [3:56]
  • 13 Young Boys Go to Studio 54* [3:27]
  • 14 The Crablouse (Van Acker Mix)* [4:40]
  • 15 The Real Thing* [3:32]

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré et mixé par Carl S. Johansen et Oliver Adams aux Antler Studio et Adams Studio. Produit par Lords of Acid.

line up

Oliver Adams, Jade 4 U, Praga Khan, Lady Galore (Ruth McArdle)

Musiciens additionnels : Luc Van Acker (guitare), Bart Van Huick (guitare), Chris Dries (guitare)

remarques

Illustration par Coop (Chris Cooper). Design par Dirk Walter et Katherine Delaney.
Les titres ici reportés sont ceux de la réédition CD Never Records de 1996. Ceux marqués d’un * sont absents des éditions précédentes. Les titres 13, 14 et 16 sont tirés de l’EP Suckin in the 70s (Never Records, 1996, NR1008). L’ordre des titres diffère par ailleurs légèrement selon les nombreuses éditions du disque. Il existe également une version instrumentale – baptisée Voodoo U… Stript – de l’album, sortie en 2001, également par Never Records (NR 6071).

chronique

"The magic is in the feeling/I can make you do what I want you to"… On serait assez tenté, il faut dire, avec d’aussi fieffées-roulées-rouées démones, succubes luisantes en rouge sang-bonbon-piment. Encore du "KINK", allez donc. Voix de domina pour l’éclate – pour rire peut-être, je n’ai pas dit pour de faux ou quoi ; pas pour la parodie, la pose, la mauvaise fraction de degrés qui prendrait ça de haut, en tout cas. Avec de l’humour, c’est entendu – mais ça n'empêche, ça n'exclut rien. Ça s’affine, croyez-vous ! Ça s’enrichit. C’est épais, toujours, chaud-bouillant-bouillonant. Il y a des guitares rockindus, cette fois. Toujours… TOUJOURS DE LA FESSE ! Enfin, une flopée de paires, en fait. Toutes tailles et options bienvenues. Et puis de la drogue. La DRRRROGUE ! Grosse provoc’, fond de commerce, choquer le prudent parent, émoustiller sa fraîche descendance ? Sans trop de doute… Mais à ce moment là – sur ce deuxième album – Lords of Acid ont encore quelque chose de désarmant. Dans le côté direct, tellement con que ça en devient confondant de… Fraîcheur – je me répète, et je réitère, oui, je le sais bien, que ça peut sembler un paradoxe tellement là-dedans ça sue, ça colle, ça dégouline. En fait, Lords of Acid avaient toujours été un groupe conceptuel. Pas sûr, en revanche, qu’ils l’aient su avant celui-là ! On dirait en tout cas qu’ils prennent la mesure, là – de leurs moyens, de l’effet que ça peut faire, leurs fredaines et foutaises (du verbe foutre, des variantes et variable possible du substantif, aussi). La viscosité change. Ça s’aère, parfois. Ça tourne reggae, dancehall – "Marijuana in your brain… Takes more time to ejaculate". Attendez… Vous ne pensiez pas quand-même qu’ils allaient lâcher même le temps d’un morceau le morceau, l’obsession. Les mains fouillent, remontent, descendent, palpent. Catalogue rapide, si jamais vous doutiez, ça parle, pêlemêle : daronnes qui s’en tapent des plus jeunes ("Young boooys/I want you to be my toooys/I’m down on my kneeees"… allez les loupiots, l’expérience ça ne se refuse pas, explorez donc, attrapez l'occasion) ; Satan qui chatouille et nourrit la pompeuse – la seringue, dites, j’entends, et sur l’air d’une comptine détournée ; Zizi Sale ; injonctions à s’abreuver de cyprine en flots ; ode et sollicitations à Monsieur Gröbarrö ; hymne à Morbac, aussi, dispensateur de plaisirs insoupçonnés des vierges et des hygiénistes – vraiment assez fendarde, celle-ci, au vrai ! Au vrai, ce qui est sensible, aussi, c’est que les membres du groupe ont appris à écrire de vraies chansons. Lust était une jolie collection de faces pour boîtes de nuits, clubs salaces, foutument efficaces… Mais rien de plus. Voodoo U, c’est autre chose. Le mal – la saint-guy trique et trip et glissements et dérapages – progresse. S’alanguit – Marijuana, donc – pour mieux ensuite nous re-sauter au râble. Ça se durcit. On dirait du Ministry ou du Revolting Cocks, par moment (Luc Van Acker est d’ailleurs de la partie) avec des filles pas plus vêtues (ou d’ostensoirs aussi ostentatoires) que les gars. Du Prodigy qui aurait lâché un peu le fuel pour les précédemment cités fluides corporels et carburants estampillés labos pharmaceutiques. C’est assez parfait, finalement, dans cette optique de pur plaisir cramé, bouffé cru, bariolé – dont on ne se demande même plus à force si c’est du tordu, pourquoi la morale les réprouverait ou ce qu’on va y laisser question paquets de neurones et espérance de vie. Ah tiens si, il y a d'ailleurs un éclair de lucidité à la fin, quant à la bouillie que ça pourrait nous laisser dans le crâne. Mais allez, on est adultes et consentants, et ça nous susurre et gueule ça, aussi. Puis ça nous fera de belles marbrures, ces bleus et ces griffures. On aime ça, on avoue, ce genre spécial de catch… On pourra cette fois encore se passer des bonus – inutiles comme de juste. Alors après ? Eh bien, après – dès Our Little Secret, l’album suivant – il me semble que ça tournera système. Ils en feront trop – ça peut sembler curieux de dire ça d’un tel groupe mais de fait la suite, à quelques titres près, me fera toujours cet effet : du même tour moins bien joué, moins senti, soudain lourdingue à force de vouloir s’épater encore plus.… Retournons – encore, oui ; que voulez-vous, on y prend vite goût – à l’une de ces pistes-ci, plutôt. POOOOSSESS MEEE !!! Oui tiens, celle-ci, par exemple. Special Moments. En voilà un – ce disque – d’assez chouette. D’assez sale et qui luit dans le noir, qui ne glisse pas quand c’est l’heure sans qu’on ait envie de le suivre en bas. Il n’est pas si tard, je reste encore un peu à les entendre gémir. J’essayerais bien quelques-uns ces masques et autres accessoires.

note       Publiée le mardi 12 juillet 2016

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Twilight › vendredi 15 juillet 2016 - 00:34  message privé !
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ah non, la suite, je trouve assez mauvais, exception faite d'un ou deux morceaux sympa...

Dioneo › jeudi 14 juillet 2016 - 23:55  message privé !
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Eh... Marrant comme les gens qui aiment le premier sont souvent "réservés" (vlà le terme qui fait bizarre quand on parle de Lords of Acid...) sur celui-là, et inversement ; perso ce sont les deux seuls que j'aime vraiment, donc (bon-client-mais-pas-longtemps, quoi, en gros, de leur disco). La suite, tu la mets au même niveau que celui-là, tiens, en passant, du coup ?

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Twilight › jeudi 14 juillet 2016 - 23:47  message privé !
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Moyen...Il y a du bon mais quelque chose manque, clairement...

Dead26 › mardi 12 juillet 2016 - 18:36  message privé !

Oui je vois Wotz, c'est du Divine (Glenn Milstead) like cette Lady Gaga là. Ruth McArdle de son vrai nom, d'ailleurs je me demande ce qu'elle fait maintenant... (elle suce ?)

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Klarinetthor › mardi 12 juillet 2016 - 18:19  message privé !

Le diametre des octaves etant similaire, mais le revetement est pas le meme.

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