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Profanatica › Profanatitas de Domonatia

cd • 10 titres • 39:14 min

  • 1Master of Man Absolute04:30
  • 2Unto Us He Is Born03:46
  • 3Mocked, Scourged and Spit Upon03:48
  • 4Scourging and Crowning03:27
  • 5A Fallen God, Dethroned in Heaven04:40
  • 6Cursed Nazarene Whore04:20
  • 7Pallid Savior01:52
  • 8Profanation of the Gods03:42
  • 9Them Who Dwell in Heaven03:05
  • 10Betrayal of the Lamb06:04

extraits vidéo

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enregistrement

Produit par John Gelso et Jean-Christophe Santalis. Enregistré par John Gelo et Chrisophe Santalis au Raw Recording Studio, Mahopac, New-York, entre décembre 2006 et janvier 2007. Masterisé par Jean Christophe Santalis.

line up

Paul Ledney (voix, batterie), John Gelso (guitare, basse).

Musiciens additionnels : Alex Cox (basse).

remarques

Sorti en cd et vinyle. Peut également être écouté / téléchargé sur bandcamp, sous la forme de fichiers téléchargeables.
Illustration par Paul Ledney.

chronique

Styles
metal extrême
black metal
death metal
Styles personnels
désintox de catéchisme

Profanatica, c’est un groupe qui cultive la mauvaise santé. Après des démos, des splits, une vie souterraine dans les clubs et les cimetières, et finalement un paquet d’années (17 si je compte bien), celui-ci arrive à sortir un album estampillé comme tel. Formé par des personnes étant passées par la communauté Incantation, celui-ci joue un black metal de la death dont la thématique tourne exclusivement sur, comme l'indique le nom du groupe : le blasphème. Et allez qu'on renverse les crucifix, qu'on se fout de la gueule des saints et qu'on met Jésus et compagnie dans des situations inconfortables. Pour bien faire comprendre que le discours est finalement simple ("nique sa mère le christianisme" version US), Profanatica joue une musique très répétitive, avec une voix très arrachée et autoritaire, des guitares très graves, des longues plages de riffs très simples, parfois bien morphiniques, le tout dégageant une putain d’atmosphère de tombeau pas frais, parfois bien doom (cf. le formidable "Betrayal of the Lamb" qui nous invite à foutre la religion au trou. Histoire d'avoir bien le slogan au fond du crâne. Encore une fois.). Chaque titre est particulièrement étouffant, dominateur, pas seulement parce que l’atmosphère y est grave, mais surtout, encore parce que les mélodies y sont très très simplistes, disant clairement non à la variété du propos. Il faudra donc une bonne dose de patience pour le chaland qui a besoin de ses petits breaks dans tous les sens, qui met toujours « technique » comme épithète dans sa discographie : ici, c’est plutôt le vol du bourdon en enfer, accompagnée par une batterie du genre vieux métronome bloqué sur le piano, on a oublié de l’arrêter. Encore un disque pas facile d’accès, qui rebutera l’amateur d’humanisme car ici tout est déterminé par le besoin de dire que tout crève et que la Bête version gros bourrin avec batte de base-ball ensanglantée est le champion du monde. Comme quoi, vivre dans un des pays les plus riches du monde n’empêche pas l’évaporation de toute la violence sous-jacente à ce territoire immense, et bien sûr complètement flippant - comme qui dirait que quelque chose n’est pas net au royaume du gaz de schiste. Enfin, voilà, cet album est tout bonnement horrible. Par son obstination d’être moche et seul, on s’arrache même plus la gueule pour maudire le bon dieu, on bouffe juste de la terre, on s’étouffe avec, on se vautre dans des flaques de boue, on se confond avec le grand tout et la conscience de la mortalité, ce truc qui rend dingue les trois quart de la population et fait headbanguer les trois gars au fond. Ils ont tout compris. Vivons cachés, vivons seuls. A bas la communauté. Vive le kif, et que vive donc la mort ma foi… ah, et puis ave Satan, comme ils disent. Clairement pas l'album conseillé pour la première communion du petit cousin. Ou alors en loucedé - ravivons l'esprit critique par les vents contraires !

note       Publiée le dimanche 26 juin 2016

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Note moyenne        3 votes

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born to gulo › lundi 27 juin 2016 - 07:58 Envoyez un message privé àborn to gulo

Un disque très chaud.

Note donnée au disque :       
Dead26 › lundi 27 juin 2016 - 00:34 Envoyez un message privé àDead26

Rasti c’est bon en ce moment de te voir attaquer à l’essentiel ! Perso je préfère largement Havohej ou ça part plus dans des trucs zarbis, sinon en ce qui concerne Profanatica, cet album il est étonnamment bon par rapport à leur bordélique disco des débuts et autres bootlegs foireux. Pas bien finaud leur zik mais ça se tient dans le genre.

Havohej - Kembatinan Premaster sorti en 2009: grosse tuerie !

Note donnée au disque :