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Sup › Angelus

19 titres - 65:47 min

  • 1/ Ex animo - 3/ Declivis - 5/ Orcinus - 7/ Resurrectio animals - 9/ Labi mente - 11/ Umbrifer - 13/ Pendere animi - 15/ Valefacio - 17/ Liberato - 19/ Jampridem

informations

SH Studio, juillet 2001, novembre-décembre 2001

line up

Thierry Berger (batterie, percussions), Fabrice Loez (guitares, chant, sampler), Ludovic Loez (guitare, basse, chant, claviers), Frédéric Fievez (basse, sessions live) + Dany Cavanagh (narration), Arno Geneens (backing vocals)

chronique

Useurs et abuseurs de la notion de concept-album, les S.U.P. livrent avec "Angelus" le disque synthèse qui expose l'ensemble des savoirs-faires acquis et montre ainsi la complexité et l'ampleur de la personnalité de S.U.P., habituellement masquées par la rigueur névrotique avec laquelle ils travaillent leurs produits. Comme pour "Chronophobia" je ne m'attarderais pas à prendre en considération le contenu de l'histoire qui nous est ici racontée... heureusement pour mon plaisir d'écoute car je suis particulièrement réfractaire à l'intérêt que présentent les inventions de Ludovic Loez. Plus puissant, plus organique (enfin!), plus chaud, "Angelus" a l'apparence plus séduisante que tous les autres disques du groupe et se révèle à l'écoute particulièrement inspiré. Bien sûr, avec S.U.P. inspiration ne rime pas avec apothéose d'anthologie, mélodie éternelle ou quintessence orgasmique... non, aux premières écoutes cela se traduit simplement par un sentiment de bonne tenue générale, mélodique et harmonique, et la surprise de quelques ruptures dynamiques plus explicites, accélérations, breaks, ascendances harmoniques puissantes; S.U.P. semble avoir mis tous les atouts de son côté pour séduire à nouveau son public tout en clouant le bec à ses détracteurs. On reste dans l'amour du suffisant mais les arrangements (claviers, percussions, batterie, choeurs...) se font plus denses, plus détaillés, les leads de guitare s'autorisent à être plus accrocheurs et Thierry Berger n'hésite plus à donner du toucher et de l'emballement, "habitant" beaucoup mieux son instrument, sans pour autant faillir à sa tâche métronome de bétonneur de riffs. L'indépendance des deux guitares a été largement augmentée, renforçant ainsi la densité accrue de l'album, Ludovic a assoupli son chant clair et Fabrice approfondi ses vocaux... pas de doute : "Angelus" s'autorise la séduction, cherchant plus à mettre en place l'aboutissement d'un travail comme preuve de sa pertinence, qu'à ouvrir, encore, une nouvelle piste de recherche. Rythmes plus soutenus, mélodies plus prenantes, la froideur de S.U.P. ne quitte pas leur cerveau et continue de maintenir leur musique sous sa chappe d'austérité caractéristique, mais elle a lâché la bride aux instruments, aux sons, aux constructions. Plus marqués au sein d'un même morceau, les contrastes sont particulièrement soignés... à mi chemin entre le dynamisme de "Room 7" et le plomb de "Chronophobia", Angelus déploie les caractéristiques de S.U.P. tout en ouvrant une partie des portes que celles-ci maintiennent naturellement fermées. Il s'agit d'un disque de metal lourd et froid, à l'ambiance pesante, au déroulement encore difficile de riffs sévères et hachés, et dont la construction fondamentale tout autant que superficielle répond à une logique glaciale d'aspiration vers le bas tempérée d'élévations ponctuelles et illusoires. Mais Angelus cherche aussi la beauté lumière, la séduction d'une mélodie, l'émotion issue d'un mariage harmonique qui prend aux trippes... à l'heure où il nous parle d'E.T., S.U.P. semble pourtant s'humaniser.

Très bon
      
Publiée le vendredi 14 octobre 2005

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    Demonaz Vikernes Envoyez un message privé àDemonaz Vikernes

    Je ressors les SUP aussi motivé par les commentaires des copains. Toujours aussi redoutable celui-ci. Rien que l’ouverture elle met tout le monde à genoux. Et Labi Mente au milieu du disque aargh. Je ne comprends pas/plus les commentaires sur les interludes. Ça passe suffisamment vite pour passer inaperçu. Pourvu qu’aucun justicier ne vienne m’interdire d’écouter le groupe car j’ai prévu d’écouter les autres ce mois-ci

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    saïmone Envoyez un message privé àsaïmone
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    Je l'ai bazardé pour les interludes, pas con, je vais me faire une playlist en les retirant, car au final je n'ai aucun souvenir des morceaux en dehors du blabla

    stickgrozeil Envoyez un message privé àstickgrozeil

    20 ans que je l'avais pas écouté cet album, j'avais même revendu le discographie après celui-ci. La sortie d'Octa a titillé ma curiosité, et j'ai replongé à corps perdu dans leurs disques. Avec le temps, il est peut-être devenu un de mes préférés. Les narrations cassent un peu trop souvent la dynamique d'ensemble mais hormis ce détail, c'est du tout bon!

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    Demonaz Vikernes Envoyez un message privé àDemonaz Vikernes

    Allez, va pour la 6eme boule. Mon prefere de SUP/supuration avec The Cube

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    Demonaz Vikernes Envoyez un message privé àDemonaz Vikernes

    Une autre perle. Les narrations sont assez dispensables par contre. Et dommage que le dernier morceau des plus chiants termine ce grand album sur une mauvaise note.

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