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Dark Buddha Rising › Dakhmandal

vinyl • 6 titres

  • 1D 12:09
  • 2K 15:07
  • 3H 14:22
  • 4M 13:06
  • 5N 14:56
  • 6L 11:13

enregistrement

Space Junk

line up

Vesa Ajomo, Jukka Rämänen, J.Niemi, P.Rämänen, S.Kuosmanen

Musiciens additionnels : J.Saarivuori, T.Juntunen, N.Rossi, Evill, J.Henttonen

remarques

Box 3 X LP, limitée à 500 exemplaires.

chronique

Svart Records c’est un peu le rite de passage obligatoire pour tout groupe finnois qui se soit fait un tant soit peu remarquer. Allez voir leur catalogue, c’est vraiment la foire d’empoigne ; l’idée de base, ma foi fort louable, étant de rééditer des vieilleries plus commercialement viables afin de pouvoir se risquer sur des groups plus récents. Bien sûr, si le format “normal” pour Dark Buddha Rising c’est deux Lps et vingt minutes par titre, ils n’allaient pas se priver devant une telle offre ; cette fois c’est donc trois LPs de postrockdoompsycheries qu’on nous promet. Et entre la promesse et le résultat, malheureusement, il y a un fossé. Car il faut être honnête quand on se prétend chroniqueur ; et cette honnêteté m’oblige à dire que ce Dark-mandale (en vrai, ‘dakhma’ + ‘mandala’) est quand même long et chiant. Tirer sur la corde, pourtant, ils savent faire ; mais d’habitude ils nous remercient d’une manière ou d’une autre, par un riff qui tue tout, par une voix de maniaque abreuvée de chorus qui nous récite des choses mi-occultes mi-insensées dans les oreilles. Là, tout le fait moyen. Ca part pourtant bien, avec un premier titre lancinant, tout en basses et mystères, un très beau rythme en retrait, comme laissant tranquillement la tempête approcher. Ca fait quand même douze minutes d’intro, mais on est chez Dark Buddha Rising, donc ca passe sous condition qu’ils nous en mettent plein la tronche par la suite… sauf que voilà, ben, pas vraiment. ‘K’ a de chouettes vocaux, c’est sûr, mais la musique est ni plus ni moins celle d’Entheomorphosis, tout comme ‘H’ qui nous refait le coup du ralentissement – encore faudrait-il qu’on ait eu droit à un peu de vitesse, depuis une demi-heure… On en arrive à ‘M’ sans grand espoir, pour se faire happer par surprise - quel titre ! On revient en plein rock psychédélique, avec harmonium obligatoire, oscillateurs analo en fond, voix inversées, et bien évidemment une basse généreuse qui va nous emmener sur une dizaine de minutes de plaisir ascensionnel. Comme souvent avec le groupe les paroles sont réparties le long des titres mais ne forment qu’un seul texte, dont les mots “beyond existence / self-sustained” tombent ici à pic. Superbe changement d’atmosphère, qui se fait écraser sec par ‘N’ revenant à la lourdeur originelle, cette fois avec carrément plus de poigne qu’auparavant. On se laisse même prendre –enfin- à une petite acceleration que l’on n’attendait plus. ‘L’ referme l’éprouvant opus avec un nouveau condensé de ce que sait faire le groupe. Avis mitigé donc, devant le demi-gâchis d’un tel potentiel (le groupe) et d’une telle opportunité (le label et le triple format). Il reste un très bon son, un bel objet (même la version CD a droit à sa petite boîte) et de quoi faire facilement trois bons titres. Sachant qu’il y en a six au total, la note s'impose d'elle-même.

note       Publiée le samedi 11 juin 2016

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Nerval › mardi 8 août 2017 - 13:58  message privé !

C'est effectivement assez chiant sur album, mais c'est le genre de groupe qui tabasse bien en live.

yog sothoth › lundi 7 août 2017 - 22:48  message privé !
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Je vais passer mon tour sur leurs sorties "vinyl", je retente présentement et ça m'évoque du Ufomammut (déjà eux ont leurs moments de vide sidéral), sans relief.

Wotzenknecht › lundi 7 août 2017 - 20:16  message privé !
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Je ne vais pas vous contredire pour celui-ci. Par contre si Ritual IX ou Abyssolute machin ne vous font rien, ce n'est pas la peine d'insister.

Note donnée au disque :       
born to gulo › lundi 7 août 2017 - 20:12  message privé !

Merci.

yog sothoth › lundi 7 août 2017 - 16:01  message privé !
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Je ne connais pas le reste de leur discographie, mais sur la base de celui-ci (pas leur meilleur à priori), ca a l'air furieusement lisse !