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Death of a Dryad › Blight

cd • 3 titres

  • 1Melancholy were the sounds on a winter's night
  • 2Scarborough fair
  • 3Dead souls

enregistrement

Dark Faery Studios, France

line up

Nogh (chant, choeurs, guitare, guitare folk, oud, lute, clavier, psaltérion, programmation, tzouras), Carol (choeurs féminins, basse, voix soprano et alto)

remarques

http://www.deathofadryad.com/

chronique

Styles
folk
metal

Evidemment, on se dit ironiquement: ‘Un Ep avec deux reprises sur trois chansons ? Voyons…’. Attendez de l’avoir écouté et vous mesurerez vos paroles parce que ces deux covers sont de très grande classe et témoignent du style particulier du groupe, à savoir une forme de metal gothique composé en s’inspirant du dark folk. Une fois n’est pas coutume, démarrons par la fin, soit ‘Dead Souls’ de Joy Division. Un départ en harmonies délicates et cristallines avant de glisser vers un metal lent et mélancolique pour revenir aux inspirations neofolk renforcées par une flûte mélancolique, pour mieux assener la noirceur à coups de riffs tranchants. Tout au long du morceau, les deux musiciens vont jouer de cette alternance de noirceur violente et les climats hivernaux, nous présentant une version très personnelle et totalement apprivoisée (l’usage des deux voix, masculine et féminine, enrichit encore la texture). Idem pour ‘Scarbourough Fair’. Je ne sais pas vous mais moi je ne suis pas très fan de Simon et Garfunkel et pourtant, ces deux-là ont écrit des chansons franchement magnifiques, dont cette adaptation d’un chant traditionnel du XVIIIème. Death of a dryad’ s’offre le luxe de la reprendre sur près de huit minutes sans que cela ne paraisse long. Là aussi, le duo opte pour l’introduction claire et fraîche, dosant subtilement un aspect lourd et bourrin avec des harmonies mesurées, émotionnelles, limite planantes par moment. On sent un travail d’appropriation qui confine presque à la recomposition En plus, quand on voit la palette d'instruments à disposition). En complément, les Français apportent un nouveau titre franchement excellent, tout en évolution, avec une ouverture triste, hivernale, belle, des percussions tribales qui se mettent en place, avant une glissée dans un style mêlant une lenteur doom et un jeu tendu inspiré du black, cédant la place dans les couplets à un son plus léger. Et toujours ce ton assuré, proche de la récitation, qui ravira les fans de neofolk dur. Près de dix minutes de musique, sans lassitude, tant la chanson évolue, s’enrichit, varie les climats, paraît céder, repart de plus belle, oscille entre terreur, tristesse, quête de lumière. Un Ep ? Sacrément intense en tout cas.

note       Publiée le lundi 30 mai 2016

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