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Csillagköd › All the Time

cd • 10 titres • 64:28 min

  • 1All Directions (Brainshaped Universe) 4:21
  • 2Spheres (Part Two) 7:46
  • 3Everything is Happening 5:00
  • 4Only Matter 9:07
  • 5VY Canis Majoris 2:35
  • 6Long far Distant 7:01
  • 7Cosmic Ocean 10:24
  • 8Merging of Substances 7:25
  • 9Outside this World 6:20
  • 10Transexistential Perspectives 4:13

line up

Oliver Dombi (Claviers, synthé, guitares et FX)

remarques

On peut avoir des informations supplémentaires sur cet album, de même qu'entendre des extraits, en visitant le lien Bandcamp suivant: http://spottedpeccary.com/shop/all-the-time/

chronique

Il y a quelque chose de différent au pays de Csillagköd. À tout le moins sur son dernier album, “All the Time” qui vient tout juste de sortir de la maison Spotted Peccary. Il y a plus de luminosité, même si les drones sont aussi présent et lourds. Il y a une certaine enveloppe cosmique, même si l'impression d'errer dans une caverne nous enveloppe une fois de temps en temps. Et il y a même du rythme, même si les ambiances et les moments arythmiques sont aussi denses et toujours aussi sibyllines.
Une lente et envahissante ombre de musique saisit nos oreilles en ouverture de "All Directions (Brainshaped Universe)". On y entend des ébullitions de sons pétiller dans nos oreilles, de même que de longilignes soupirs de violons fantômes caresser nos oreilles. Même sans le rythme, Oliver Dombi réussit à reproduire un crescendo d'ambiances avec des brises plus translucides qui flottent comme les ailes d'un grand oiseau migrateur. "All Directions (Brainshaped Universe)" donne le ton à un album d'ambiances aussi noires que dans Silent World mais avec un peu plus d'émotion. Comme dans "Spheres (Part Two)", Spheres niche sur l'album Consistency produit en 2013, où l'on peut même entendre une chorale séraphique sur une structure de rythme ambiant qui progresse sur des battements très distancés et des impulsions d'orchestrations qui vous enveloppent avec des vagues de sons. Ça ressemble à du Steve Roach, tout comme "Long far Distant", qui est par contre nettement plus tranquille. Des ondes de cristal jaillissent en des chants stridents, portant le perçant "Everything is Happening" vers un rythme ambiant construit sur une ligne de basse qui aimerait tant ça mordre le rythme. En lieu et place, c'est une myriade de lignes aux réverbérations très aiguës qui chantent comme une chorale de damnés. La multiplication des lignes de synthé aux couleurs très criardes donne un effet assez saisissant. On replonge dans la placidité des mouvements linéaires nourries de drones aux aspects vocaux de "Only Matter", un long titre d'ambiances noires qui est plus musical que la série Immersion de Steve Roach. Il y a même des harmonies fantômes et un rythme absent qui semblent sortir de cette écrin de noirceur. Idem pour le très soporifique "Merging of Substances" dont la chaleur insoupçonnée des vents caverneux qui soupirent comme les murs d'une grotte vivante apportent une touche d'oniricité.
"VY Canis Majoris" est aussi spectral que "Everything is Happening". Les chants et les carillons me rapprochent de certains moments de Clara Mondshine dans Memorymetropolis. Après 5 minutes d'immersion d'ambiances toujours aussi ténébreuses, "Cosmic Ocean" dégage un délicat rythme forgé dans des frappes de percussions qui ne sont pas vraiment loin d'un genre Ambient House. Ça détonne dans le décor assez lunaire de “All the Time”, mais ça passe très bien. Même que c'est assez vivant d'entendre du rythme secoué une tempête de vents noirs! "Outside this World" est un autre beau titre où les influences de Steve Roach pointent dans une longue structure animée de carillons qui tintent une comptine surréelle dans une pléthore de brises sombres d'où s'échappent des filets de voix clandestines. Des voix plus présentes dans "Transexistential Perspectives" qui termine un album lent mais intense de par l'émotivité qui se dégage entre ces lignes de synthé tantôt sombres et tantôt opalescentes, mais toujours sibyllines, d'où se dégagent parfois des harmonies aussi étranges que fascinantes sur des structures de rythmes toujours un peu brouillonnent. Un mélange qui ne laisse indifférent !

note       Publiée le vendredi 20 mai 2016

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