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Crowbar › Symmetry in Black

cd • 12 titres • 48:04 min

  • 1Walk with Knowledge Wisely05:21
  • 2Symmetry in White04:08
  • 3The Taste of Dying03:12
  • 4Reflection of Deceit05:00
  • 5Ageless Decay03:40
  • 6Amaranthine02:46
  • 7The Foreboding04:13
  • 8Shaman of Belief03:38
  • 9Teach the Blind to See03:41
  • 10A Wealth of Empathy04:08
  • 11Symbolic Suicide04:21
  • 12The Piety of Self-Loathing03:56

extraits vidéo

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enregistrement

Produit par Kirk Windstein et Duane Simoneaux. Enregistré à OCD Recording. Mixé par Josh Wilbur. Masterisé par Zeuss.

line up

Tommy Buckley (batterie), Kirk Windstein (voix, guitare), Matthew Brunson (guitare), Jeff Golden (basse).

remarques

Sorti également sous forme vinyle.

chronique

Allez, c’est la dernière, pour la route. Crowbar, dixième du nom. Notre Kirk est maintenant tout ragaillardi, toujours sous le regard du God à qui il dédie ce disque et qui rôde encore dans ses chansons ; Kirk s’est marié, veut passer du temps avec sa famille, plante Down pour se concentrer sur ses proches et musicalement sur Crowbar dont il va pouvoir reprendre les rennes, planifier les tournées comme il veut, dorloter le bébé, lui foutre une couronne sur la tête et le montrer à ceux qu’il veut quand il veut. Les années 2000 / 2010, voyant la multiplication des concerts avec Kingdom of Sorrow et Down dont le succès sera grandissant avaient quelque peu remisé le projet initial du gros Kirk : nous jouer son doom hardcore à lui, son crossover particulier, fait de cris chantés et de gros riffs, un art de la mélodie poilue et poignante, tout enrobé d’une sincérité si brute de décoffrage qu’il semblait difficile de ne pas avoir envie de boire quelques shots + binouzes ou sinon quelques cafés bien tassés avec lui. Là, il revient donc avec un album symétrique en noir au « Lifesblood for the Downtrodden », le ciel se re-déchire et Kirk me regarde à nouveau, sa barbe se confond avec les nuages de la colère et son regard a le teint gris de la pleine lune quand il fait trop froid. J’ai bien l’impression qu’il est là pour me raconter encore une histoire, mais cette fois-ci plus d’haleine de chacal, y a comme un tourbillon noir et blanc derrière lui, l'ambiance est métallique, y a une odeur d'ozone dans l'air et la terre tremblotte un peu pour tout vous dire. On l’avait regardé sortir une main puis l’autre de son tombeau comme un Lazare, il n’était encore pas très frais sur « Sever the Wicked Hand », mais là, c’est un peu le T-800 le crâne à moitié défoncé avec la lueur rouge bien vive qui brille, les mâchoires qui claquent, les poings qui se resserrent ! Plus affirmé le Kirk, avec une voix plus pugnace et blues et grasse et lourde, finies les histoires de taulard de la psychiatrie divine, retour à la rage, fini de déconner. « Ben ouais, t’as aimé Broken Glass ? Time Heals Nothing ? Tu t’es vautré dans l’Equilibrium ? Ben bouge pas petit, je te re-balance la pâtée. » OK Monsieur. Car je retrouve ici un sens de l’efficacité mélodique, une hargne bien hardcore et on est donc bien dans le rebrousse-babine, on est dans la phase puissance turbo boost du Crowbar qui a décollé des cendres du bar incendié, et ça fait du bien parce que j’avais peur de voir notre héraut barbu partir dans des atermoiements l’amenant à se dire que le metal c’était bien trop une musique d’alcoolos - là ça va, je pense qu’un nouvel homme se retrouve enfin droit sur ses pattes, il peut regarder les planètes se vautrer la gueule il s’en branle la nouille, il croise les bras, allonge un sourcil ironique et sourit de manière carnassière. Chapeau de nous sortir un album aussi frais alors que tout semble dit et redit dans le style que Pépé a contribué à modeler depuis la fin des années 1980… il aurait pu laisser complètement tomber la musique comme le Todd, il aurait pu couper tous les ponts et devenir un bigot dingo comme le gars qui avait trouvé le nom d’Eyehategod ; il aurait pu faire de la soupe aussi, ou mourir trop vite comme Peter Steele - le morceau « Symbolic Suicide » lui est dédicacé, en mémoire de l’héritage de Géant Vert… Ach… les coups de dés du destin. Bwoaf, allez, de toute manière, si vous aimez le style, si vous aimez Crowbar vous aurez droit vous aussi à votre cure de jouvence pour gens trop rapidement vieillis. Vive donc la boue, vive la moue, et que vive Crowbar nom de Carcosa !

note       Publiée le mercredi 27 avril 2016

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Note moyenne        4 votes

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Rastignac › mercredi 15 avril 2020 - 22:04  message privé !
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Peut-être. Je profite encore un peu de mes 666 chroniques !

Note donnée au disque :       
born to gulo › mercredi 15 avril 2020 - 21:51  message privé !

J'ai toujours aimé l'appeler Santa Kirk, on dirait que je ne suis pas le seul...

Un petit mot du dernier bientôt (et du solo), sinon ?

Note donnée au disque :       
Consultant en informatique › mardi 17 mai 2016 - 22:02  message privé !
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Super-sayen devant l'éternal : chez Crowbar chaque album réduit l'épisode précédent à néant et rend le replay aussi inutile qu'insipide. Manque plus qu'à Kirk de se faire des rajouts pour avoir la tignasse de Goku et on est raccord pour le prochain.