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Love And Rockets › Seventh dream of a teenage heaven

cd • 7 titres

  • 1If There's a Heaven Above
  • 2A Private Future
  • 3The Dog-End of a Day Gone By
  • 4The Game
  • 5Seventh Dream of Teenage Heaven
  • 6Haunted When the Minutes Drag"
  • 7Saudade

extraits vidéo

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line up

Daniel Ash (chant, guitare, clavier), David J (basse, clavier, guitare), Kevin Haskins (batterie, percussions, clavier)

Musiciens additionnels : John A.Rivers (clavier additionnel, arrangement des cordes sur 'Saudade'

remarques

Selon les versions, le disque est enrichi de bonus.

chronique

Depuis le temps, on s’y met à cette suite de la discographie de Love and Rockets (au moins la période Beggars Banquet) ? J’avoue que j’étais pas super enthousiaste même si c’est un groupe que j’apprécie. Ils ont certes signé de belles perles mais d’un autre côté, ils ne sont pas si sexy que ça à première vue. Bref, c’est compliqué. Voici leur premier essai dont le nom résume pas mal la philosophie et l’humour de nos Anglais, un changement radical d’avec l’obscurité de Bauhaus et même l’expérimentation spéciale de Tones on Tail. C’est paresseusement que le disque étire ses deux premières chansons sous forme d’une sorte de pop psychédélique tranquille et dépouillée, assez générique même si on peut volontiers y déceler de lointaines influences des Beatles. le contraire de ‘The dog-end of a day gone by’ dont la rythmique puissante et souple, tout en martèlements, vaut à elle-seule l’écoute. Malgré tout, le groupe ne se départit aucunement de l’indolence caractérisant le départ du LP. Le chant de Daniel Ash est clair, calme, posé, légèrement sensuel, comme s’il se foutait de ces percussions tournoyant au dessous de lui et même de sa guitare. Plus interlope, ‘The game’ précise le goût des musiciens pour des structures répétitives et hypnotiques; difficile de ne pas se souvenir de la cohésion impressionnante entre basse et batterie au sein de Bauhaus, complicité toujours aussi totale chez Love and Rockets. Cette chanson est Lynchienne, tout simplement. Prévisible en apparence, elle ne cesse d’enfler, de surprendre par de petits ajouts, décrochements, accélérations fugaces, pour revenir au point de départ sans jamais y revenir. Si la voix est plus obscure, elle paraît toujours flotter dans son nuage d’éther vaguement toxique. Pas de bol pour ceux qui rongeaient leur frein, le combo a décidé de ne pas débrider son attelage, aucun rythme groovy à l’horizon, c’est lent, cassé, ça tourne comme un drôle de trip où les couleurs froides se déforment, bougent, sans jamais provoquer de nausée. C’est dépouillé, toujours à la limite du beau et du saumâtre, même si la tension due à l’attente d’une surprise demeure. ‘Seventh dream of a teenage heaven’ va donc s’écouler, imperturbable, dans ses petites hoquets acides, ses lignes cristallines, célestes mais teintées de gris, ses lignes de percussions audacieuses qui ne font jamais danser jusqu’à la conclusion mélancolique, ‘Saudade’. C’est peut-être le pari et la faiblesse du disque qui s’écoute comme un trip, à déguster assis en tailleur, jamais trop confortable, sans flash dangereux non plus…Osé mais pas forcément la plus porte la plus aisée dans l’univers du groupe.

note       Publiée le samedi 23 avril 2016

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Note moyenne        3 votes

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zugal21 › dimanche 31 mai 2020 - 18:38  message privé !

Quand même un peu décevant et daté. Mais pas affreux .

Note donnée au disque :       
Klarinetthor › samedi 23 avril 2016 - 20:41  message privé !

J'ai pas ecouté cet album depuis plus de 5 ans; oui c'est pop-psyche dans le fond, apres la forme est plus typée (ce son 80s assez daté sur quelques pistes) et musclée. Ca sonne comme du bon primal scream par moments.

Note donnée au disque :       
Hazincourt › samedi 23 avril 2016 - 12:41  message privé !

je dois dire que j'ai jamais vraiment accroché à Love & Rockets .. il y a quelques titres sympas de tant à autre. Mais cela reste banal, sans envergure et sans personnalité quand même. Venant de ces mecs là c'est même incroyable ! Bon j'exagère un petit peu je sais.