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Uriah Heep › Demons and Wizards

cd • 8 titres • 39:41 min

  • 1The Wizard
  • 2Traveller In Time
  • 3Easy Livin'
  • 4Poet's Justice
  • 5Circle Of Hands
  • 6Rainbow Demon
  • 7All My Life
  • 8Paradise / The Spell

line up

Lee Kerslake (batterie), David Byron (chant), Ken Hensley (claviers, guitare, percussions), Mick Box (guitare), Gary Thain (basse)

remarques

L'édition 2017 contient un cd bonus avec 14 titres dans des versions alternatives.

chronique

Styles
progressif
hard rock
Styles personnels
heavy-prog 70's

Oh, une pochette signée Roger Dean... Démons et Sorciers de tout royaume, ce grimoire en guimauve vous est dédié ! Et à la vue de l'adorable croûte colorée lui servant de couverture, il convient sans plus attendre de céder une boule jaune de plus qu'à Look at Yourself. Nous verrons ensuite que la qualité musicale confirme totalement ce choix. Et même si l'oncle Dean l'a ici un peu jouée façon "j'vais vous en faire une entre deux Yes les gars mais j'ai pas trop le temps là alors voilà, vous compléterez les couleurs manquantes au crayola" et que la pochette du deuxième volet The Magician's Birthday (sorti la même année) est plus réussie, celle-ci est tout de même l'illustration juste assez jolie pour renfermer ce recueil de comptines rock 70's simples mais passionnées. Et variées. Bigarrées, même. Oui : Uriah Heep, c'est le rock pour les grands enfants un peu rêveurs. Ici les Démons ne sont pas ceux du monde doom ; ce sont de gentils Démons, de toutes les couleurs, qui sentent bon et qui font des bisous. Pour kiffer ce genre de disque il faut être de ceux qui ne sont guère ragoûtés par les notions de second degré ou d'ironie, être de ceux qui cueillent les fleurs du Jour et combattent les dragons de la Nuit dans ce grand pique-nique de la Vie. Être de ces troglodytes pour qui les filles sont une cîme lointaine et la fantasy un refuge. Kiffer Uriah Heep, c'est savourer le plaisir d'un bon tube 70's bien épanoui, des chorus quasi-paradisiaques qui tombent en arc-en-ciels de kitsch exquis, c'est savourer le présent du passé. C'est se laisser tracter par cette chicorée d'orgue bien roboratif sur "Easy Livin'", tube-frère de "Look at Yourself"... en un chouia meilleur encore. Leur meilleur tube pour faire simple, ultra-fluide, heavy-pop, avec un double-refrain d'une rare innocence à savourer comme l'ortolan tout chaud sous la serviette. Aimer Uriah Heep, c'est définitivement assumer son côté boy-scout, croire qu'on aurait pu être cet aventurier du heavy-rock seventies, si on ne l'a pas déjà été. Des mélodies, qui plus jamais ne surpasseront cette transcendante couillonnerie, à la fusion heavy-prog-pop délicieuse opérée sur un morceau d'entrée comme "The Wizard", que je préfère même à celui de Black Sabbath (et qui n'a rien à voir, certes), tout ou presque dans Demons & Wizards symbolise la réussite scintillante du Heepie Uriah. Les compositions sont encore meilleures que sur Look at Yourself, les chansons sont ébahies, lumineuses. L'inspiration est là, et pour ne rien gâcher elle se prend au-dessus d'un parterre de joncquilles toutes fraîches écloses. L'orgue qui tient assez souvent le rôle habituellement dévolu à la guitare électrique chez tant d'autres ; ça aussi, c'est le cachet Uriah. Il a plus que jamais ce son vintage, bonne pâte et épais, à la Baron Van Der Graaf et sa Queen en témoin et demoiselle d'honneur au mariage de Procol et Harum, le tout hâlé de cette passion communicatrice à la Pavlov's Dog, et on obtient un classique bien meringué des seventies. Un album-culte, avec des ballades à faire mouiller une elfe, du Tolkien certes moins profondément infusé que chez Led Zep' mais qu'importe... Et puis il y a cette ligne de David Byron sur "Circle of Hands" qui n'en a pas fini de me faire méditer intensément : "Aujourd'hui n'est que Hier de Demain"... Pensée qui se dandine encore tandis que le clair-obscur et majestueux "Rainbow Demon" rampe jusqu'à moi dans un mouvement imparable à la façon d'une grosse salamandre pantouflarde sur le nénuphar en moquette du destin.... Superbe morceau, dont le souvenir s'évanouira sur une conclusion passionnée mais un peu bancale, "Paradise / The Spell" démarrant bien puis se révélant au final plus au niveau d'une rencontre entre ELP et les Rubettes et me laissant sur une sensation plus mitigée... Mais rien que pour les trois merveilles citées, ce quatrième Uriah Heep mérite un beau "youpi !" et une ribambelle de poutous.

note       Publiée le lundi 11 avril 2016

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zugal21 Envoyez un message privé àzugal21

A noter quie W.A.S.P. a produit une excellente reprise de " Easy Livin' " .

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Coltranophile Envoyez un message privé àColtranophile

Les sections rythmiques qui sonnent comme ici (cf.Deep Purple) me font monter la bile.

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fonfongre Envoyez un message privé àfonfongre

Certains sont quelque peu aigris ces derniers temps, à ce que je vois.

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Coltranophile Envoyez un message privé àColtranophile

Certains aiment vivre dangereusement, à ce que je vois.

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Aladdin_Sane Envoyez un message privé àAladdin_Sane

Allez, on enchaine le diptyque...

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