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Old Man Gloom › Mickey Rookey Live at London

cd | 18 titres | 56:23 min

  • 1 Shadowed/Gift [06:41]
  • 2 Flood II [01:09]
  • 3 Branch Breaker [00:51]
  • 4 Accord-o-Matic [01:01]
  • 5 Common Species [05:43]
  • 6 Regain/Rejoin [02:47]
  • 7 The Lash [02:02]
  • 8 Christmas Eve Pt. III [01:17]
  • 9 Hot Salvation [03:30]
  • 10 Jaws of the Lion [02:35]
  • 11 Skullstorm [00:49]
  • 12 Sleeping With Snakes [02:19]
  • 13 Rape Athena [01:54]
  • 14 To Carry the Flame (Radio Edit) [04:00]
  • 15 Scraps Theatre Presents: [01:40]
  • 16 Zozobra Pts I-III [12:21]
  • 17 Afraid Of [01:47]
  • 18 Bells Dark Above Our Heads [03:57]

enregistrement

Enregistré et mixé par Antti Usimaki, en concert au Scala, Londres, 3 avril 2014. Masterisé par James Plotkin.

line up

Santos Montano (batterie), Nate Newton (guitare, voix), Caleb Scofield (basse, voix), Aaron Turner (guitare, voix)

remarques

Sorti en cd, vinyle. Le titre de l'album est une référence à une tentative du batteur à exprimer dans le même nom Mickey Rooney et Mickey Rourke.

chronique

J’ai bien souvent écouté le Zozobra, séminaire troisième du nom de ce groupe dont je ne souhaitais la réception d’aucune information, que ce soit sur les noms des gens ici présents, ou ce qu’ils veulent émettre comme pensées, etc. Mais évidemment, ce fut impossible d’ignorer qu’on a ici des bouts d’Isis, Cave In et Converge, et que les barbus aux commandes ne sont pas vraiment adeptes du discours le plus clair possible. En tout cas, quand celui-ci arrive à maturité, par ces grosses basses et saturations ça me masse doucement et je suis rarement déçu. Par contre j’ai souvent été déçu par la qualité sonore des concerts enregistrés des groupes doom / stoner, car le rendu est souvent casserole, malgré les grasses couches de guitare pour faire headbanguer la masse rêveuse, que le live soit officiel ou non - dans « stoner » y a le mot « stoner », ce n’est pas pour rien… beaucoup d’artistes ont pointé cette réalité : les drogues, la binouze, etc. peuvent être des moyens pour titiller la muse, mais après hein, quand on est sur scène ou quand on écrit un bouquin il faut un minimum être là, sinon l’œuvre exprimée ressemble à une photo honteuse prise à 4 heures du matin dont on découvre avec effroi la réalité dix heures plus tard, croyant jusque là qu’il n’y avait pas mort d’homme… Alors quand j’ai vu qu’Old Man Gloom sortait un live cette année, étant donné que ce « supergroupe » n’avait vraiment d’existence qu’en studio vu l’agenda des protagonistes, je l’ai acheté pour l’écouter, pour me faire une idée, n’ayant pas vu leurs quelques apparitions de ci de là, mais ayant pu apprécier le jeu de scène de Caleb Scofield ou Nate Newton ailleurs. Ce concert est enregistré en 2014 à un moment où le groupe, à la suite de la sortie de "No" s'est mis à tourner bien plus que la moyenne, c’est donc du OMG tout frais, et c’est agréablement vendu comme un disque à ne pas acheter, étant donné « que les gens achètent n’importe quoi (des rééditions LP de la B.O. de Ghostbusters par exemple), notamment les fans d’Old Man Gloom ». Je continue de lire le laïus promotionnel toujours aussi ironique : « en plus le batteur fout en l’air la chanson la plus populaire du groupe… mais c’était quand même notre meilleur concert de cette tournée. Enfin, achetez-le quand même, on a des enfants et on ne les nourrit pas avec des disques live ». Ouf. Vous retrouverez donc des morceaux d’un peu tous les albums là-dessus : on branche les guitares, et c’est parti pour une petite heure de gros son et interludes planants, avec inévitables canards guitaristiques surtout dans l’entame, mais un peu moins de casse sur les voix qui sonnent étonnement justes même par temps clair - même si on devine aisément l’ingénieur du son en foutre des tonnes dessus histoire que sur un malentendu, ça passe mieux. Néanmoins, les morceaux sont bons, le son est nickel, le public londonien est fan, ça s’entend bien, la setlist est vraiment bien foutue, pas de temps morts, et quelques hits. Donc vous trouverez ce que vous cherchez dès que les mecs cités dans le line-up jouent d’un instrument en public : ça coince, ça pète, ça canarde, les bévues sont rattrapées par cette section rythmique type boule en tungstène chiée par un Sasquatch, rendant un son hypnotique, bourrin, tripant, polyphonique, bien puissant quand les trois gonzes beuglent à l’unisson… et c’est beau au fond ! Ce disque pourrait donc bien me motiver à me déplacer les écouter en vrai, si par hasard ils avaient encore besoin de thunes… car c’est cela aussi l’objectif d’un album « live » : montrer que ça vaut le coup de payer une place de concert pour allier des airs bien connus à l’audio-vision des musiciens qui les ont pondus. Le public, en plus, n’a pas forcément besoin d’être clair pour tenir son rôle de public, il peut être 100% stoner. Putain de public, à faire ce qu’il veut pendant que les artistes doivent trimer pour payer les biberons et les couches de leurs mioches !

note       Publiée le mercredi 30 mars 2016

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Bernard › jeudi 31 mars 2016 - 11:40  message privé !

Pour te motiver encore plus en avril 2014 Old Man Gloom a proposé la meilleure prestation live de tout le Roadburn (malgré la concurrence de Indian, Yob, Opeth, Napalm Death, Loop, -(16)-, Noothgrush, Corrections House, Crowbar, Beastmilk, entre autres)! Rien que ça!