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Flotsam And Jetsam › Doomsday for the Deceiver

vinyl 33t | 9 titres | 48:54 min

  • 1 Hammerhead [06:15]
  • 2 Iron Tears [03:52]
  • 3 Desecrator [03:50]
  • 4 Fade to Black [02:05]
  • 5 Doomsday for the Deceiver [09:11]
  • 6 Metalshock [08:18]
  • 7 She Took an Axe [05:14]
  • 8 U.L.S.W. [04:23]
  • 9 Der Führer [05:46]

enregistrement

Produit par Brian Slagel et Flotsam and Jetsam. Enregistré par Bill Metoyer au Music Grinder Studio, Eldorado Recordings Studio et Track Recording Studio, Hollywood, Californie. Masterisé à Capitol Records par Eddy Schreyer.

line up

Jason Newsted (basse, paroles), Eric A.K. (voix), Edward Carlson (guitare), Michael Gilbert (guitare), Kelly David-Smith (batterie).

remarques

Sorti en vinyle, cassette puis CD. Multiples rééditions. Remasterisation CD en 2006, puis vinyle en 2012. Illustration de Kevin Tyler.
Certaines éditions ont en piste bonus l'instrumental "Flotzilla".

chronique

Tiens je vais coller une note à un album de thrash dans guts, histoire de participer un peu. Quoi, il n’est pas là ? Bon ben je vais lui coller une chronique ! Fondé au début des années 1980 en Arizona, comme de nombreux groupes celui-ci va germer au lycée, changer plusieurs fois de noms, puis par des rencontres telles des boules de billard qui vont se rejoindre pour former un joli triangle va devenir Flotsam and Jetsam (quel drôle de nom quand même), à une époque où le thrash de la côte ouest des Etats-Unis va vivre le boom de la musique speedée que l'on connait maintenant aussi bien que la fable du corbeau et du renard de La Fontaine. Après quelques démos, plusieurs concerts dans les clubs, voici leur premier contrat, leur premier album, et quel album ! Du thrash très inspiré par le heavy metal, très « speed » mais aussi très bien construit et mélodieux à vous foutre des chansons dans la tête, empruntant aux grands chevelus londoniens les doubles solos de guitares collés à une basse qui fait bouger le booty et la nuque en même temps… basse employée par le futur Metallica Jason Newsted, parolier et un des gros piliers du groupe, ici très audible, et c’est donc d’autant plus une honte de ne pas l’entendre sur le traumatisé « …And Justice for All » quand on écoute ce qu'il a produit auparavant, à faire fondre avec autant de feeling son instrument de ses gros mediators musclés. Chez Flotsam and Jetsam il y a donc le bassiste, et il y a le chanteur, ni trop lyrique couillo-pincé, ni trop guttural pastille varda fraicheur canard, sachant se fondre dans la musique du groupe sans jurer, comme si lui même était une guitare de plus, assez goguenarde, et balançant avec fouge mega fraiche ces textes parlant un peu de tout et de n'importe quoi - horreurs du IIIe Reich, grivoiseries de bistrot, bad trip, culte du metal et de la guerre à coups de hache dans la tronche, etc. Nous avons pour compléter le tableau, une batterie discrète et efficace quand il s'agit de bourriner, et une overdose de belle guitare, des solos, des solos, des solos, des doigts qui tapotent sur la table, c’est simple, j’ai envie de dire, en fait, je crois que c’est vrai que cet album est quasiment parfait. Pourquoi quasiment ? Allez, balancez les boules, tout est ici parfait, rien ne sonne faux, amateur ou trop sérieux, de la pochette estampillée thrashmoche, ultra moche même, jusqu’aux « yaaaaa » du chanteur. Une oreille bête comme la mienne verra rapidement le groupe perché entre les cimes du heavy metal style briton et celui du punk tout bête pré-thrash, alors que les groupes cités dans le livret comme influences sont pêle-mêle Kiss, Lemmy, Paganini, AC/DC, Metallica, Di Meola et Stanley Jordan ! Oui, pourquoi pas, vu en tout cas la richesse des guitares, cette esprit de cavalcade ultra carré, en équilibre bien assuré... cet album sera donc à la fois goûté par les guitaristes ou bassistes en quête de plan grattouille et écouté cent fois par l’amateur de metal tout court, « Doomsday for the Deceiver » transcendant les chapelles. Ce disque est bien d’une énergie inépuisable, une espèce de diamant poli sans aucun pet - la personne qui regarde juste la pochette sans écouter la musique et qui lit cette chronique va me prendre pour un dingue mais bon. Sommet dès le début de carrière (premier album !), le groupe va semble-t-il ensuite rater les hauts de firmaments du zic business… c’est simple, j’ai connu pendant longtemps ce groupe, sans l’écouter, comme celui de Newsted « ex-Flotsam and Jetsam », tout en me disant « y a un rapport avec Fatso Jetson » ? Pour dire comme ma tête raccorde n'importe quoi avec ou sans mon consentement. Enfin, en bref, et en gros, s’il vous manquait une merveille de thrash parmi les autres sorties de l’époque : abattez-vous sur celle-ci. Et après tout ce que j’ai écrit, histoire d’être cohérent je vais lui accorder ses six boules, de toute façon c'est ce que je voulais faire à la base sans m'étaler. À vous ?

note       Publiée le jeudi 24 mars 2016

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fallon › samedi 26 mars 2016 - 18:39  message privé !

aaahh, enfin cette merveille sur Guts. Cet album est une tuerie. Inventif, racé, ambitieux, je le classe dans le top 10 du thrash. De l'excellent introductif "hammerhead" en passant par l'imposant titre éponyme ou les terribles "der fuhrer" (quelle intro), "Metalshock" (quelle putain de solo de basse), c'est perles sur perles ici. Indispensable et une référence en la matière assurément.

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vincenzo › jeudi 24 mars 2016 - 16:17  message privé !

Ce que je retiens le plus ce sont les quelques passages basse/batterie super efficaces. Un classique.

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Potters field › jeudi 24 mars 2016 - 11:35  message privé !

Flotsam, le groupe par lequel j'ai découvert le thrash (pas cet album mais le suivant, pour être honnête). Quoi qu'il en soit, un nom qui ne peut pas rimer avec objectivité en ce qui me concerne. Le gros atout du groupe reste le chanteur je dirais.

Dead26 › jeudi 24 mars 2016 - 10:09  message privé !

Cet album il déchire sa grand-mère quoiqu’on en dise ! Du pur headbanging thrash metal 80’ à la old Metallica, Testament, Anthrax & consorts de l’époque. Pas vraiment original dans le genre mais tellement efficace. Oui un son quasi parfait pour des plans grattes qui le sont autant, cet album il respire l’authenticité, la sueur et le metal à plein nez et c’est toujours un régal de se le re-écouter. Nostalgie des années de folie....

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Rastignac › jeudi 24 mars 2016 - 10:07  message privé !
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...il n'y a qu'un pas.

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