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Inhume › Decomposing from Inside

cd • 19 titres • 34:16 min

  • 1Gargling Guts01:55
  • 2Squirming Parasites02:12
  • 3Human Fucking Guinea-Pig02:25
  • 4Schizophrenic Pulp02:24
  • 5Unforeseen Annihilation02:01
  • 6Forbidden Hunger03:00
  • 7Airplane Crash02:49
  • 8Splenetic Views01:42
  • 9Blood, Sperm, Shit01:45
  • 10Tiamat00:35
  • 11Meatcleaver01:09
  • 12Tumorhead01:59
  • 134 Months Below00:43
  • 14Inescapable Destiny01:12
  • 15Regressive Progression00:10
  • 16The Missing Limb02:28
  • 17Dead Man Walking02:12
  • 18Destructive Impulse01:29
  • 19Invisible Death02:06

enregistrement

Enregistré par Erwin Hermsen à la salle de répétition Grindcave, novembre 1999. Produit par Erwin et Inhume. Mixé par Erwin et Inhume au RSA. Masterisé par Willem Steentjes au De Muziekfabriek, Kruisland.

line up

Harold Gielen (guitare), Joost Silvrants (voix), Johan Dirkx (voix), Ben Janssen (guitare), Loek Peeters (basse), Roel Sanders (batterie).

remarques

chronique

J’ai toujours un peu de réticence à m’écouter du grind estampillé gore. Déjà, les pochettes me vrillent bien trop souvent la tête, du genre rotten.com feignasse, avec un maximum de mépris pour le corps, le bon goût c’est sûr, et une vision du glauque qui ferait bien rigoler un étudiant de 2e année de médecine. Et à force ça gave, surtout quand on se détache de l’artwork débile et qu’on écoute la musique d’une pauvreté bien souvent affligeante. Mais en ce dimanche où je me disais entre autres ruminations « comment certaines personnes n’arrivent pas à mourir de honte » et autres plaintes mortifères sur tout et n’importe quoi, je retombai sur ce disque abandonné tel un pneu sur une île déserte paradisiaque. Groupe néerlandais fondé dans les années 1990, Inhume fait dans le death / grind gore (paroles et musique) même si sa pochette est étonnement sobre : juste des bactéries, un titre simple à mémoriser, un peu comme ceux des inévitables Carcass amateurs de Larousse médical. Mais en fait, à l’écoute, ça tient bien la route si on laisse son oreille collée à l’ampli, ça blaste mais pas de A à Z comme chez d'autres compères de cette scène sachant manier l'absurde de l'extrême jusqu'à en devenir chiant à mourir, donc c'est varié, assez riche malgré l'approche 100% déjà vu. Les guitares et la batterie puent souvent le crust pas frais, et le tout garde donc une bonne forme death grind, avec les fameuses alternances de voix criées / growlées pas pitchées à la Napalm Death, les morceaux n'étant pas d'une originalité franche mais le propos s’arrête juste quand il faut, dans un demi-heure qui nous laisse le temps de se purger la tête sans se gaver. Simple, efficace, à la frontière du gros neuneu mais pas complètement immergé dedans, voici donc un suppositoire idéal pour la rage de dents du week-end, parmi la multitude de groupes de ce genre, celui-ci ne payant pas de mine, me satisfaisant par son culte de l’undergound décrit haut et fort dans le livret et sa musique méchante comme un cultivateur d'hydroponique dans un parc de caravanes, adepte de films de série Z, le fusil à canon scié posé devant la télé.

note       Publiée le dimanche 20 mars 2016

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gab › jeudi 16 mai 2019 - 20:02  message privé !

Du pain, du vin, du bourrin.

Note donnée au disque :