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Today Is The Day › Animal Mother

cd • 14 titres • 45:19 min

  • 1Animal Mother04:57
  • 2Discipline02:58
  • 3Sick of Your Mouth03:32
  • 4Imperfection01:25
  • 5Law of The Universe02:19
  • 6Outlaw (version acoustique)03:49
  • 7GodCrutch02:29
  • 8Divine Reward00:57
  • 9Masada03:45
  • 10Heathen02:16
  • 11Mystic03:15
  • 12The Last Strand02:35
  • 13Outlaw03:49
  • 14Bloodwood07:07

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré, mixé et masterisé par Steve Austin à Austin Enterprises, Orland, Maine (hiver 2013-printemps 2014).

line up

Steve Austin (guitare, claviers, électronique), Sean Conkling (basse, électronique), Jeff Lohrber (batterie).

Musiciens additionnels : Marc Ablasou (électronique [5,11])

remarques

Sorti en cd, vinyle et sur bandcamp.
La version vinyle a la piste "Zodiac" (reprise de Melvins) à la place de "Bloodwood" (version CD). La version téléchargeable propose les deux pistes.

chronique

J’ai mis bien du temps à l’écouter celui-ci, ayant eu de la peine à suivre la production du Monsieur depuis ce début dantesque des années 2000, faute à un goût s’effilochant avec le temps, n’appréciant que moyennement ses nouvelles lubies ou des redites qui ne me touchaient maintenant plus. Et puis, ce besoin de s’informer. De savoir ce qui sort, tout le temps, à la minute, à la journée, l’esprit assume sa qualité de flux putride ou liquide, des milliers de textes, d’avis et d’images sortent de nulle part, j’en pioche une, j’en laisse une autre, tiens « Animal Mother » par Steve Austin, accompagné du batteur d’Enabler, et euh… d’un bassiste. J’aime bien le titre, la pochette est tellement non-agressive que je me demande encore ce qu’il va bien nous pondre… pour vous aiguiller avant toute écoute, je vous recommande fortement de lire les interviews données par le Steve à l’occasion de la sortie de l’album, où il raconte comment il a littéralement subi ces dernières années, allant de galère en blessures, accidents et problèmes familiaux XXL, vous comprendrez mieux toute la cafarderie à l’œuvre ici. L’amateur la reconnaîtra instinctivement comme bonne, bien calibrée, universellement, quotidiennement réutilisable pour toute rumination gutsienne - pour résumer, cet album parle de lien filial et comment ce lien, malgré toute la distance qu’on peut établir ne disparaîtra qu’après dissolution des deux parties… avant et même après la mort ce reste d’ombilic peut surtout faire office d’étrangleur sophistiqué, selon les circonstances, malgré les années et les kilomètres… c’est de ça dont parle cet album jaune pas vif. Ce disque est déprimé comme un orphelin tout fraîchement vidé de son énergie vitale, chouette ! À son écoute, je suis ravi (mwahaha, gnark) : notre bon Steve va savoir rechanter des ballades qui foutent la gerbe, re-balancer ce son clair, précis et puissant que j’aimais écouter jadis via les mains agiles de ce loup fraîchement adoubé par Relapse, avec retour des gros changements de distorsion accompagnées de double grosse caisse qui gambade, de ce point de vue 100% négatif sur tout étayé cette fois-ci par la forme adéquate, retour du sens mélodique, de la recherche de la complexité et du rendu tortueux de la souffrance, finies les ballades de taureau en rut sur la Harley flingues en poche, retour du poète qui chante efficacement mais aussi maladivement ses problèmes sur la place publique, c’est tellement dérangeant que la plèbe lui jette des poireaux pour ne plus l’entendre ! Au bout de cette discographie bien riche je vais donc seulement vous enjoindre à écouter ce dernier album en date, à donner encore une chance à un objet de plus dans le parcours de Today is the Day, le média de Steve, son chariot ayant affronté nombre de nids de poules, livrant une œuvre protéiforme, extrême par son propos, la trituration des sons et instruments, semblant ne pas vouloir se compromettre, non pas parce que Steve Austin aurait une éthique à défendre mais parce que l’auteur restera le freak qui ne vous donnera jamais confiance, ni en lui, ni en vous, ni en quoi que ce soit d’autre… tout ce que nous raconte Steve Austin pourrait donc se résumer à une défaite permanente devant les faits, le monde, les relations et le bon goût, l’énergie pour se lever le matin, se coucher le soir et aimer son voisin. Ce propos est encore magnifiquement rendu dans Animal Mother, alors que je ne m’y attendais plus, me réveillant donc pour patienter encore une fois, jusqu’à recevoir la nouvelle offrande de bile gratos de cet homme qui nous hurle depuis plus de vingt ans, obstinément, qu’il ne valait pas grand chose.

note       Publiée le lundi 14 mars 2016

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Note moyenne        6 votes

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cyberghost › vendredi 13 décembre 2019 - 15:40  message privé !

Ça sent très bon, ouais ! Vivement...

born to gulo › jeudi 12 décembre 2019 - 20:10  message privé !

Stevie redresse le tir : http://www.noisemag.net/today-is-the-day-nouvel-album-premier-extrait-en-ecoute/

Note donnée au disque :       
Bernard › lundi 14 mars 2016 - 13:55  message privé !

Excellent retour en forme!

Note donnée au disque :