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Metin Alatlı › Alaturka'dan Alamooga Esinlenmeler

  • 1974 - H.A.T., H.a.t. 101 (1 vinyle)
  • 2018 - Arşivplak, TR-14 (1 téléchargement internet)

vinyle 33t | 14 titres | 34:36 min

  • 1 Beyoğlunda Gezersin [1:55]
  • 2 Gül Ağacı Değilem [reprise de Zeki Müren] [1:54]
  • 3 Silifke-Bombili-Niksar'ın Fidanları [1:40]
  • 4 Fındık Kurdu-İbibikler-Dere-Düriyem [3:23]
  • 5 Çayda Çıra- İntermezzo- Lorke [3:04]
  • 6 Dede Efendi [adaptation de Hammamizade İsmail Dede Efendi] [2:21]
  • 7 Haydar Haydar [adaptation de Kul Nesîmî] [3:05]
  • 8 Nikriz Longa [1:50]
  • 9 Dök Zülfünü [adaptation de Tanburî Mustafa Çavuş] [2:39]
  • 10 Rast Saz Semaisi [adaptation de Johann Sebastian Bach] [1:52]
  • 11 Silemezler Gönlümden [reprise de Muazzez Abacı] [1:41]
  • 12 Olam Boyun Kurbanın- Aman Avcı-Hoş Bilezik [1:49]
  • 13 Nasıl Geçti Habersiz [reprise de Gönül Yazar] [3:56]
  • 14 Mevlana Böyle Dedi [adaptation de Yunus Emre] [3:27]

extraits vidéo

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line up

Metin H. Alatlı (Arp 2600, synthés, orgue Hammond H-112, l-220 Leslie, sitar), Stephan Umutyan (guitares acoustiques et électriques, basse, sitar), Yaz Baltacıgil (basse), Atillâ Ceyhan (guitares, cordes ?), Erdoğan Aktuğ (batterie), Veysel Çadır (batterie, tumba)

remarques

La deuxième édition est sortie sous le nom "Sentetik Oyun Havaları". Morceaux extraits des films « Baldız » (3, 5.1, 7, 11, 13), « Ah Nerede » (1, 8) et « Hanzo » (10, 12). Réédité par le label londonien Arşivplak : https://arsivplak.bandcamp.com/album/alaturkadan-alamooga-esinlenmeler

chronique

Styles
musique électronique
folk
rock
progressif
world music
Styles personnels
rigolote et grotesque

Si vous vous êtes déjà demandés comment sonnerait une version turque de la bande-originale de La soupe aux choux, ben voilà. C’est beau l’arrivée des synthétiseurs, c’est un outil super moderne, futuriste, ça t’envoie direct dans l’espace. Y a pas de raison de ne pas faire subir à la musique traditionnelle un outrage supplémentaire. Déjà qu'à l’arrivée du rock, c’était chaud pour se balader dans les rues d’Istanbul en cheveux longs dans les années soixante. Tiens, puisqu’on en parle, Metin Alatlı fût un temps le clavier d’un de ces groupes pionners de l’anadolu pop, les fameux Silûetler (un peu les Shadows de la scène, dont seront issus les légendaires Moğollar). Le voici revenu au milieu de la décennie suivante avec tout un attirail technologique du dernier cri et quelques musiciens de studio pour revisiter de façon modernissimes quelques classiques du répertoire folk et pop de la musique turque. Ca va d’une reprise de la star gay Zeki Müren (sorte de Liberace encore plus loukoum que l’américain et c’est peu dire) à une nouvelle version bien couinante du traditionnel « Dede Efendi » dont son ancien groupe avait déjà fait une petite pépite surf-garage en son temps. Il subsiste d’ailleurs souvent ce son de guitare twangy qui transpire les vacances en Italie avec Bourvil et De Funes, tout comme parfois des résidus psychédéliques comme l’intermezzo à sitar de la cinquième piste, avant que les synthés extraterrestres ne reprennent leur bon droit, celui de transposer la beauté organique et pierreuse du folk turc en concerto pour pouet pouet de soucoupe volante de série B. Toutes ces références au septième art ne sont pas gratuites, pensez-vous bien, la plupart des morceaux interprétés ici ont servi pour accompagner quelques comédies dont on imagine rien qu’à entendre cette BO improbable l’immense qualité cinématographique. Loin du funk transpirant de Mustafa Özkent ou même de la library music ci mélancolique ci sensuelle de Zafer Dilek, les morceaux de Metin Alatlı donnent souvent dans un kitsch sans complexe, même si ressortent quelques pistes vraiment plus tordues comme ce « Haydar Haydar » au prog cosmique et lancinant ou le pathétique « Nasıl Geçti Habersiz » qui débute sur des nappes d’ambient désertique, avec en lieu et place du chant de l’actrice Gönul Yazar ces sons aliens. Pour le reste, ça stéréotype du synthé avec bonheur et ça groove avec force épaisseur. C’est parfois délicieux, ahhh l’irrésistible « Nikriz Longa », parfois très con, ahhh cette adaptation de Bach-au-camping, mais en tout cas, on ne regrette pas sa soirée quand on balance du Metin Alatlı dans le mix. Bon, faudrait pas non plus rééditer n’importe quoi n’importe comment et faire passer des vieux torchons pour des serviettes brodées, mais à petite dose dans un cocktail, ça constitue un ingrédient avec une touche de couleur synthétique rigolote. Quand il fait chaud, on avalerait n’importe quoi…

note       Publiée le mardi 3 juillet 2018

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Klarinetthor › mardi 10 juillet 2018 - 12:29  message privé !

C'est pas mal, et je te trouve presque un peu sévère. Certes il y a du bien banal et kitsch, mais qui se mélange bien, et de façon assez floue avec le reste. Un mélange nawak/bizarre un peu insidieux. Je m'aperçois que la dernière, Mevlana, est sur Anatolia Rocks 2; une de mes préférées.

Note donnée au disque :       
sebcircus › samedi 7 juillet 2018 - 11:46  message privé !

L'album est en ecoute sur Spottify, il estr renommé Turkish Psychedelic Moog Sounds 1975.. Un peu trop kitsch pour moi

Note donnée au disque :