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Abigor › Satanized (A Journey Through Cosmic Infinity)

cd | 8 titres | 41:36 min

  • 1 The Legacy [05:56]
  • 2 Repulsor [05:13]
  • 3 Battlestar Abigor [04:51]
  • 4 Galaxies and Eons Decline [05:34]
  • 5 Luminescense of Darkness [04:44]
  • 6 Nocturnal Stardust [06:49]
  • 7 Satan's Galaxy [04:31]
  • 8 The Redeemer's Return [03:58]

enregistrement

Enregistré et produit par Abigor et Georg Hrauda au Tonstudio Hörnix, hiver 2000-2001.

line up

P.K. (guitare, claviers), Thurisaz LiD (voix, basse), Moritz Neuner (batterie).

chronique

Ben voilà, on arrive à la fin de la première vie d’Abigor, avec cet album tout rouge tout satan tout cosmique - la synthèse quoi. Enfin, si on veut bien… l’introduction de l’album étant un défi particulier à relever : la voix de Thurisaz faiblarde quand elle crie, puis bien canard quand elle se met à chanter la main sur l’oreille deux secondes plus tard ! Ouch. Surtout que ces plans malheureux vont se succéder tout au long de l’album… derrière, ce n’est pas le même batteur non plus : nous avons droit à la dextérité du gars de Dornenreich, le groupe amoureux des abeilles, du soleil, du blé et de la natür, donc finis les breaks de ouf, la marmelade rythmique de l’espace inter-infernal. On garde quand même toujours le même guitariste mais qui va bien retenir sa violence, dont le son va être fluctuant avec des effets stéréos bizarres, contrastant fortement avec leur dernière bourrinade en date, et bien sûr les synthés qui vont former des nappes trompettes en arrière-plan pas toujours très justes. Qu’est-ce qu’il nous reste en fait ? Eh bien j’ai l’impression de ronger les os d’Abigor en écoutant ce « Satanisé », tout est plus… léger, « light » comme on dit chez Nestlé et Imperial Tobacco, cf. cette énorme baisse de patate sur une bonne partie de « Satan's Galaxy », avec de nombreuses fautes de goût, ce final à la rythmique pas très jouasse pour les oreilles, des guitares pas forcément bien accordées avec l’électronique ce qui est foutrement étonnant quand on connait la dextérité passée du groupe à ce sujet, des moments incroyablement canards comme le refrain de « Repulsor », les beuglantes sur « Galaxies and Eons Decline » ou les chœurs déglingués de « Nocturnal Stardust », comme l’impression d’être flippé par un nouveau jeu tournant sur un émulateur MS-DOS alors que le précédent dans la série tournait sur PS4. Non, il y a beaucoup d’éléments qui me rebutent ici, formellement, dans l’exécution, et peut-être dans cette envie un peu ratée de P.K. de créer du Cosmic Electronic Indus Galacticum Black Metalus, quelque chose comme ça, avec quelques moments encore de furie assez sympathiques… mais l’intention est desservie par des idées maladroites et une exécution ou une production hasardeuse, ces effets frissons du pauvre sur la voix très fausse quand elle est claire, impuissante le reste du temps, cette légèreté du son, la construction de ces morceaux certes un peu alambiqués comme autrefois mais finalement moins dangereux, moins fous, plus kitschs, et il ne reste que peu d’éléments du bon vieil Abigor qui nous a surpris tant de fois par son insolente facilité à se jouer des genres, à se créer un espace musical propre à lui - ironiquement, la pochette sera encore une fois en accord avec le propos : moche, pas très originale et dont l’infographie fleure bon le pixel mal dégrossi. A l’écoute de ce « Satanized », on comprend mieux pourquoi P.K. a dissout le groupe en 2003 pour « diverses raisons » dixit leur site officiel, d’autres sources pointant une certaine lassitude du Monsieur quant au black metal, ce qu’il est devenu, et surtout ce qu’est devenu Abigor…

note       Publiée le mardi 1 mars 2016

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microbe666 › lundi 15 janvier 2018 - 13:41  message privé !

L'ayant tout juste acquis, je découvre, et après une première écoute j'ai envie de dire j'aime bien, je le trouve plus accessible/compréhensible/light que Channeling the Quintessence par exemple, et le mauvais goût ça m'a jamais fait peur. Le son est quand même super bizarre, y'a régulièrement des vrombissements sortis de nulle part et encombrants (le début de Repulsor par ex. mais ça revient tout le temps et sous des formes variées), ça me donne l'impression qu'un train passe, ou que c'est "le jour des poubelles" et que les éboueurs sont déjà là (putain, c'est le jour des poubelles ? quelle couleur ?). En tout cas ça m'a aussi permis de voir qu'ils ont sorti leur cru 2018 (ils n'ont pas perdu de temps), qu'est sur le bandcamp avantgardemusic.

tk1kon › mardi 1 mars 2016 - 11:16  message privé !

il a son petit charme un peu kitchouille, un peu thrashouillant, je l'aime bien

Note donnée au disque :