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Terra Tenebrosa › The Purging

cd • 10 titres • 47:48 min

  • 1The Redeeming Teratoma02:48
  • 2The Compression Chamber03:46
  • 3Black Pearl in a Crystalline Shell06:59
  • 4House of Flesh03:11
  • 5The Nucleus Turbine06:59
  • 6The Purging07:46
  • 7Terra Tenebrosa04:25
  • 8At the Foot of the Tree02:32
  • 9Disintegration06:48
  • 10The Reave02:34

enregistrement

Enregistré et mixé par Terra Tenebrosa. Masterisé par Karl Daniel Lidén.

line up

Hibernal, Risperdal, The Cuckoo.

remarques

Sorti sous forme vinyle, cd et fichiers téléchargeables. Réédition vinyle en 2015 par Apocaplexy Records / Trust No One Recordings. Réédition CD en 2016 par Debemur Morti.

chronique

Il faut être à l’affut parfois, guettant les rondelles en plastique tel un chasseur sachant attendre que le bon gibier sorte de nulle-part et paf ! Ni vu ni connu je la fous dans la besace et on s’écoute ça… internet-ellement parlant, pour bien être à l'affut, certaines newsletters sont utiles comme dans ce cas précis celle de Debemur Morti, rééditant les deux albums de Terra Tenebrosa, ce qui est sympa pour ceux qui avaient raté le train. Alors, c’est quoi ça ? Et bien, à l’écoute, et en épluchant quelques métadonnées, il s’agit de Breach… mais avec des masques de carnaval glauque, des pseudonymes et une mutation musicale en quelque chose d’encore plus oppressant et étouffant que ce que fut Breach - ce qui est en soit une belle gageure… mais d’où vient ce sentiment de malaise à l’écoute de « The Purging » ? Eh bien, grâce au traitement du son, à l’ajout de plein de petits détails sonores, le groupe arrive à créer un paysage à quelques dimensions, ajoutant aux riffs entêtants, à la basse métronomique et aux grosses frappes de batterie hypnotiques bien breachiennes la sensation d’écouter cela de loin, en regardant une scènette déroutante comme un songe, du genre des gens qui se font manger par des arbres violets puis tout devient noir et blanc, le ciel devient la terre, ça se mélange et on se retrouve tout nu assis à une table, attaché à une chaise, avec une orange à peler, on n'y arrive pas et ces drôles de gars à nez tous tordus vêtus de robes longues, le regard noir, aiguisent les couteaux, ils tombent par terre et se mettent à hurler et se transformer en trop de choses à la fois, tout le mobilier se voit pousser des dents, et que des incisives, la grande transformation s'ensuit comme lorsqu'on fait bruler un bout de plastique, plus de table, plus d’orange, plus de paysage, plus de "vous" et d'"eux" ni de nous tous, plus que le propos déclamé ici, gluant, envahissant, squatteur de sensations, perturbant, violent, un vrai inquisiteur espagnol armé de guitare déglinguée, d'une voix marmonnant, hurlant, vindicative, castratrice, déclamant son arrêté ministériel sur le vivant et la joie. Véritable cauchemar ambulant, ce Freddy Krueger de poche fut un des disques les plus malsains et perturbants qu’il me fut donné d’écouter, dont les effets type « noyade mentale » plairont aux plus courageux d’entre vous, à condition de se mettre en condition et de ne pas être interrompu dans cette méditation nauséeuse où l’imaginaire devient un parasite mortel… un disque et un groupe à part, une espèce d’ovni qui nous montre la musique comme quelque chose de potentiellement dangereux, en tout cas de puissant pour les nerfs, qu'on soit amateur de black metal, de « post-hardcore » ou de quelque autre outil utilisé pour farfouiller la ténèbre interne.

note       Publiée le lundi 1 février 2016

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notes

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dimegoat › samedi 26 novembre 2016 - 11:42  message privé !

Celui-là me donne vraiment l'impression d'écouter la suite de Kollapse.

Eliphas › mercredi 3 février 2016 - 18:53  message privé !

J'avais acheté l'album à l'époque parce que ça me faisait penser à la pochette de The Body, avec le recule, ça a été un bon mode de sélection.

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Rastignac › lundi 1 février 2016 - 11:44  message privé !
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Oui, j'ai dû faire un acte manqué, j'avais lu Hisperdal... finalement c'est plus sympa Risperdal. C'est croustillant. En même temps tranxene 200 c'était déjà pris.

Note donnée au disque :       
saïmone › lundi 1 février 2016 - 11:16  message privé !
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Le mec qui se choisit Risperdal comme pseudo, ça part avec un handicap

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