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Fides Inversa › Mysterium tremendum et fascinans

cd • 7 titres • 51:23 min

  • 1I03:38
  • 2II06:19
  • 3III03:08
  • 4IV12:34
  • 5V07:11
  • 6VI07:08
  • 7VII11:25

enregistrement

Enregistré au Beastcave

line up

Omega A.D. (chant, batterie), Void A.D. (guitares, basse)

Musiciens additionnels : A.L. (chant sur "VII")

remarques

chronique

Je vous avais déjà parlé de Fides Inversa d'Italie il y a quelques années. Les voici de retour avec un deuxième album, "Mysterium tremendum et fascinans", faisant suite à leur excellent "Hanc aciem sola retundit virtus". Le groupe continue là où il s'était arrêté. On a à nouveau droit à du black metal orthodoxe directement influencé par Deathspell Omega et Katharsis. J'ajouterais aussi Ascension dont l'influence est particulièrement présente sur cet album. Autant dire que niveau références, on a connu pire. Fides Inversa prend le meilleur de chacun en y incorporant sa touche personnelle. On retrouve un black metal destructeur avec des structures à rallonge mais surtout une véritable atmosphère religieuse. Le groupe joue avec les structures répétées à l'extrême, donnant une impression de transe qui ne fait que monter, s'enchaînant à d'autres parties qui se répètent et qui montent sans arrêt jusqu'à l'explosion finale ! En concert, c'est le batteur qui chante. Et cela se ressent sur le disque. Cela ne m'étonnerait pas d'ailleurs que ce soit lui qui compose la majorité de la musique du groupe. Toute la structure des morceaux est centrée sur les breaks de batterie qui donnent toute leur dynamique à l'ensemble, que ce soit pendant les parties redondantes mais aussi lors des changements de rythmes. Comme l'album est assez similaire au premier, il faut un certain temps pour vraiment rentrer dedans et ne pas se dire qu'il s'agit d'une pâle copie du premier. Et en fait, plus on l'écoute, plus on se rend compte de la richesse des compositions. L'album est truffé de petites trouvailles, des effets intéressants et qui donnent sa force au disque. Les parties plus lentes et qui sont jouées à l'infini donnent un sentiment de désolation totale, de folie, avec des types de chants très différents superposés, comme du chuchotement, du chant parlé, des cris lointains, le tout allié au chant black plus typique mais très souvent dans un genre désespéré ! À noter d'ailleurs au niveau des différents types de chant, le guest d'A.L., chanteur de Valkyrja, sur le dernier morceau. Le groupe n'oublie pas d'ajouter parcimonieusement des samples de musique classique régulièrement renforçant la diversité et la dynamique globale, mettant en relief les parties plus brutales du disque. Au final, alors qu'ils restaient sur un premier album magistral, je dois avouer que ce deuxième album a mis du temps pour se faire totalement accepté tellement il était dans l'ombre du premier, mais les qualités de ce disque s'avèrent au final au moins aussi grandes que celles de son prédécesseur. Fides Inversa réussit ici à confirmer tout le bien qu'on pensait après un premier essai déjà impressionnant. Ce n'était pas évident sur le papier, mais force est de constater qu'ils ont su nous sortir un disque excellent à nouveau ! Et le groupe est à voir sur scène !

note       Publiée le dimanche 24 janvier 2016

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