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Keith Tippett's Ark › Frames (music for an imaginary film)

  • 1996 - Ogun, OGCD 010/011 (2 cd)

4 titres - 83:58 min

  • 1/ Part I (20:15)
  • 2/ Part II (19:12)
  • 3/ Part III (23:58)
  • 4/ Part IV (20:33)

enregistrement

Wessex Studio, Londres, Angleterre, 22-24 mai 1978

line up

Dave Amis (trombone), Mark Charig (trompette, trompette de poche), Nick Evans (trombone), Henry Lowther (trompette), Harry Miller (basse), Louis Moholo (batterie), Frank Perry (percussions), Elton Dean (saxophone alto), Rod Skeaping (violon), Brian Smith (saxophones ténor et soprano), Larry Stabbins (saxophones ténor et soprano), Keith Tippett (piano, harmonium), Julie Tippetts (voix), Trevor Watts (saxophones alto et soprano), Tim Kramer (violoncelle), Steve Levine (violon), Maggie Nicols (voix), Alexandra Robinson (violoncelle), Stan Tracey (piano), Phil Wachsmann (violon électrique), Geoffrey Wharton (violon)

chronique

Styles
jazz
progressif
Styles personnels
canterbury

Avec "Septober Energy" de Centipede en 1972, le Keith Tippett's Ark est le second et dernier (et à mon humble avis aussi le meilleur) projet pour grand ensemble du pianiste free britannique. Officiant autrefois de manière quasi confidentielle sur les premiers albums de King Crimson (de "In the Wake of Poseidon" à "Islands"), ce pianiste d'exception a vite tracé son chemin en parallèle à la scène jazz progressive (connue aussi sous le sobriquet de Canterbury) et ce renouveau du jazz britannique dont il est issu, tout comme ses compatriotes, John Stevens, Tony Oxley et John Surman. Ici, le sublime bassiste Hugh Hopper (Soft Machine), tout comme Robert Fripp en son temps pour Centipede, ne se concentrera que sur l'aspect production de l'entreprise. Si les membres de King Crimson et de Nucleus ne sont pas cette fois de la partie, on retrouve néanmoins dans ce super big band les gens d'Ovary Lodge, Soft Machine et le Brotherhood of Breath de Chris McGregor. Le résultat est donc fatalement beaucoup plus proche du langage jazz et l'aspect plus ouvert, plus libre et abstrait, renvoie aux essais d'Alan Silva and The Celestrial Communication Orchestra, du Jazz Composer's Orchestra Association de Michael Mantler et Carla Bley, ou enfin l'Arkestra de Sun Ra. En quatre parties, l'album nous téléporte dans des atmosphères à la fois inquiétantes et enjouées. Les cuivres résonnent avec éclat et fracas, les voix féminines sont parfois possédées, les rythmiques sont démultipliées et libres, les structures éclatent, volent, tout comme l'insolent talent d'arrangeur de ce diable de Keith Tippett. C'est le bordel total, le chaos, mais p... que c'est jouissif ! "Frames" se veut être la musique imaginaire d'un film. Et on n'en est pas loin. Un grand voyage. De la grande musique !

note       Publiée le samedi 6 juillet 2002

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Spektr › dimanche 18 avril 2010 - 14:02  message privé !

Pas facile à dégoter!

Tallis › samedi 4 juillet 2009 - 20:07  message privé !

Monstrueusement bon. Cet album est effectivement à la fois totalement bordélique et très maîtrisé...

Note donnée au disque :       
Coltranophile › jeudi 22 janvier 2009 - 13:03  message privé !

Chef d'oeuvre effectivement. Une des toutes meilleures réussites orchestrales dans un style qui ne pardonne pas.

Note donnée au disque :