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Treblinka › Shrine Of The Pentagram

cd1 • 15 titres • 71:57 min

  • Crawling In Vomits (Démo 1988)
  • 1Crawling in Vomits03:59
  • 2Earwigs in Your Veins03:46
  • 3Hail to Cruelty04:18
  • 4Cadaverous Odour05:16
  • The Sign of the Pentagram (Démo 1989)
  • 5Nocturnal Funeral04:42
  • 6Evilized05:43
  • 7Necrophagous Shadows04:30
  • 8Mould in Hell06:34
  • Severe Abominations (7 pouces, 1989)
  • 9Severe Abominations05:53
  • 10Earwigs in Your Veins03:41
  • Extraits de répétitions (1989)
  • 11Hail to Cruelty04:17
  • 12Earwigs in Your Veins03:42
  • 13Mould in Hell06:43
  • 14Evilized04:29
  • Extrait de répétitions (2008)
  • 15Hail to Cruelty04:24

cd2 • 12 titres • 60:28 min

  • Concert à Roy (20 novembre 1988)
  • 1Crawling in Vomits05:04
  • 2Earwigs in Your Veins04:18
  • 3Hail to Cruelty04:47
  • 4Cadaverous Odour04:25
  • Concert à Vita Huset (25 février 1989)
  • 5Intro02:12
  • 6Necrophagous Shadows05:58
  • 7Crawling in Vomits05:20
  • 8Mould in Hell07:16
  • 9Hail to Cruelty04:50
  • 10Earwigs in Your Veins04:32
  • 11Evilized07:07
  • 12Cadaverous Odour04:39

cd3 • 15 titres • 73:36 min

  • Concert quelque part à Stockholm, 7 avril 1989
  • 1Nocturnal Funeral05:03
  • 2Crawling in Vomits04:30
  • 3Cadaverous Odour04:55
  • 4Necrophagous Shadows05:31
  • 5Evilized05:49
  • 6Hail to Cruelty03:52
  • 7Earwigs in Your Veins03:33
  • Instrumentaux de "Sumerian Cry"
  • 8Apotheosis of Morbidity06:09
  • 9Necrophagous Shadows04:38
  • 10The Malicious Paradise04:30
  • 11In the Shrines of the Kingly Dead05:05
  • 12Altar Flame04:31
  • 13Evilized05:02
  • 14Nocturnal Funeral04:06
  • 15Where the Serpents Ever Dwell06:22

enregistrement

Crawling in Vomits : enregistré par Tomas Skogsberg au studio Sunlight, novembre 1988. The Sign of the Pentagram : enregistré par Leif Martinsson au Studio Z, mars 1989, mixé et produit par Nicke Andersson et Treblinka. Severe Abominations : enregistré et mixé par Tomas Skogsberg au Sunlight, avril 1989, produit par Treblinka. Répétitions de 1989 : enregistré à Runan, Täby Kyrkby. Répétitions de 2008 : enregistré dans la salle de répète de Mr. Death, mars 2008, mixé par Magnus Faijersson. Concert au Handens Folkets Hus (Kulturföreningen RoJ) enregistré par Tompa Eken. Concert à Vita Huset enregistré par Björn "Budda" Sönner. Le concert "quelque part à Stockholm" a été enregistré par quelqu'un, quelque part à Stockholm. Instrumentaux de "Sumerian Cry" : "rough mix versions" enregistrées par Tomas Skogsberg au Sunlight Studio pendant les sessions de "Sumerian Cry", octobre 1989.

line up

Johan Edlund (voix, guitare), Anders Holmberg (batterie), Stefan Lagergren (guitare), Jörgen Thullberg (basse)

Musiciens additionnels : Per "Hellbutcher" Gustavsson (voix sur la répétition de 2008), Erik "Tyrant" Gustavsson (guitare sur la répétition de 2008).

remarques

Boitier avec trois cds et un livret de 34 pages, incluant une interview de Jörgen Thullberg et Stefan Lagergren par Daniel Ekeroth, et une autre interview de Johan Edlund par Olivier 'Zoltar' Badin.
Deux éditions : une "mediabook" plus trois cds, et une box avec cinq vinyles.

chronique

Allez, on continue à gratter dans la poussière scandinave, avec encore une archive de chez Century Media. En même temps, j’ai calculé, si vous voulez acheter les versions originales des albums de Treblinka, il vous faudra dépenser selon les cotes que j’ai lues aujourd’hui : 500 euros. Minimum. Ce qui est un peu cher pour deux démos et un EP… on se replie donc sur ce livret format A5 avec 3 CD dedans, car en plus de ces trois démos/EP, nous auront droit à des lives et une version instrumentale du futur premier album de Tiamat. Eh oui, pour ceux qui n’auraient pas encore tiqué, Treblinka c’est le premier nom d'un groupe qui se rebaptisera ensuite Tiamat… ! Pourquoi un nom pareil, qu'Edlund considère aujourd'hui comme "extrêmement mauvais" ? Si on lit le livret gorgé d’interviews, les mecs voulaient choquer à tout prix, faire dans le plus extrême possible, mais ils n’avaient pas vraiment conscience de ce que voulait dire ce mot si l’on en croit encore Edlund. En lisant cette petite biographie on découvre donc les ferments de Treblinka, à savoir la jeunesse de deux gamins décalés, happés par l’ennui d'une banlieue pépère de Stockholm et qui en arriveront, pour s’occuper, à faire n’importe quoi et se transformer en petits délinquants braqueurs de bagnole, alcoolos, fugueurs, mais vraiment pieds-nickelés, enchaînant les conneries pour atterrir irrémédiablement au commissariat, usant la patience de parents consternés… cette jeunesse perdue va s’intéresser de plus en plus au speed metal puis au death metal pour donner un semblant de direction à sa vie chaotiquement chiante… le début de parcours de Jorgen et Johan sera alors semé de légendes, les gars ont vu Metallica en concert la veille de l’accident de bus tuant Cliff Burton, ils vont commencer à trainer et jammer avec les futurs Nihilist / Entombed, Dismember, Hellacopters, Morbid, jouer dans le groupe de hardcore « Corrupt » reprenant du Agnostic Front (!) en concert devant quatre pélos… et vont monter leur propre truc après une réponse à une annonce d’un autre groupe, « Rivers Edge », cherchant un chanteur… ces mecs vont se rassembler, et sous la pression d’un Edlund amateur de son extrême obtenu grâce au tape-trading, où les noms Kreator, Autopsy et Hellhammer rodent, ils vont choper le nom de Treblinka. Je cite Jörgen Thullberg: « un nom comme "Sex Pistols" ça n’avait plus aucun effet, mais "Treblinka", ça suscite toujours la polémique » - polémique à laquelle Edlund devra répondre encore longtemps après la fin du groupe, devant répéter sans cesse qu’ils n’avaient rien de néo-nazis… Bref, c’est parti pour la bourrinade, croix inversées, bracelets à clous, logo dégueu ultra-satan. Leur premier enregistrement aura lieu au Sunlight, mais à un moment où Skogsberg n’avait apparemment pas encore bien pigé le death metal, ce qui donne au final un son de guitare étrangement non saturé de morceaux censés être ultra-violents… « Crawling in Vomits » est donc une première démo étrange, où l’on sent que les mecs ont encore les poignets rouillés, les solos sont ultra-amateurs, le tout se finissant sur le sample de vomi le plus dégueulasse qu’il m’ait été permis d’entendre, avec gargouillis et tout, ah putain ! On suit ensuite le groupe dans les méandres de la scène de Stockholm à la fin des années 80, avec anecdotes violentes, les mecs sont des marginaux et des aimants à haine, Dead qui fracasse une bouteille sur la gueule de Johan avant de se taillader avec les débris un soir de Saint-Sylvestre, bagarres avec gangs metalophobes, problèmes récurrents avec les flics, mais aussi création de fanzine (le bien nommé « Poserkill »), concerts bordéliques, et enfin une deuxième démo : « The Sign of the Pentagram ». Celle-ci a été mieux travaillée et préparée et ça s’entend tout de suite : le son est celui d’un album de metal extrême, l’ambiance est lugubre, les vocaux bien dark, et on peut écouter de bons morceaux de vieux death bien sombre, simplex certes, mais un peu mieux exécutés que leur première démo qui sonnait quand même très amateur, malgré l’évident manque de liant entre les riffs. L'enregistrement au studio Z, « moins cher » que le Sunlight redresse un peu la barre au niveau sonore mais il y avait encore beaucoup de marge dans la production… Quand on lit la prose des anciens protagonistes en écoutant cette musique, on comprend mieux leur motivation et aussi l'origine de ce "son" : « pas cher, sale, simple, avec beaucoup de travail derrière », c'est à dire au bout de leurs compétences, et puis un peu sectaire aussi : « c’était très facile à l’époque d’être traité de poseur par Treblinka. Si t’avais le mauvais t-shirt, si tu parlais à une fille, t’étais un poseur… ahah ! ». Et à force arrivera une sorte de pré-professionalisation avec l’enregistrement de leur premier EP « Severe Abominations ». Retour au Sunlight, et cette fois Skogsberg a pigé le truc, le disque sera financé par la thune familiale destinée originellement à payer le permis de conduire de Johan Edlund (rah, bon dieu, faites des gosses hein…). Résultat : ces deux titres issus de l’EP sont… hyper cools. Du death très entrainant, caverneux, exécuté au poil, hystérique, crade et percutant, breaks de la mort inclus. C’est simple, on arrive au climax de la courte carrière de Treblinka avec ce disque car la suite se fera sous un autre nom… ils enchaineront avec l’enregistrement de « Sumerian Cry » qui sera l'occasion du changemetn de nom en « Tiamat ». On se dirait simplement : « ils ont changé de nom parce que bon, c'était quand même trop sujet à polémique », c’est ce que je pensais aussi, mais en fait non : selon Stefan Lagergren, ce changement en « Tiamat » était dû à l’existence d’un autre groupe, canadien, s’appelant aussi Treblinka. La suite vous la connaissez, Tiamat s'éloignera petit à petit du black / death décrit ici, et les autres membres laisseront Johan cuisiner sa propre sauce… une reformation aura lieu en 2008, sans Edlund qui ne veut plus entendre parler de tout ce vacarme. Les anciens membres ne savent plus jouer leur propre musique, et sont obligés de s’auto-pirater pour s’écouter en téléchargeant les pistes sur Pirate Bay !!! En résumé, voilà donc ce que vous trouverez sur cette compilation : les premiers pas dans le metal extrême d’une bande de jeunes réunis autour du tape-trading, d’un style inimitable, d’une envie d’originalité au sein d’un club d’extravagants bien fermé, contre le monde, antisocial total, où l’intégrité et la vie en groupe sont les dénominateurs communs si on lit bien les propos d’Edlund. Pour en finir sur le contenu de cette compilation pléthorique, vous pourrez écouter avec un son cracra un tas de prises de répétitions, des lives bruyants et déglingués sur le deuxième et troisième CD et enfin les prises sans le chant de « Sumerian Cry », donc pour les amateurs, y a de quoi faire. Cet objet est somme toute un achat indispensable pour ceux qui seraient intéressés par les balbutiements de la scène metal extrême de Stockholm, les deux interviews par Daniel Ekeroth et Olivier 'Zoltar' Badin étant des mines d’informations et d’anecdotes croustillantes, agrémentées de plusieurs photos et flyers d’époque, le tout empaqueté et imprimé sur du beau matériel, très agréable à parcourir et à tenir dans les mains. Bon, je suis un tout petit peu frustré parce qu’ils ne précisent quand même pas pas pourquoi ils ont voulu intégrer ce xylophone sur le break rockabilly de «Evilized » !

note       Publiée le vendredi 15 janvier 2016

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