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TM Solver › Maroc

  • 2015 • SynGate CD-r TM09 • 1 CD

cd • 6 titres • 72:14 min

  • 1Part I 4:35
  • 2Part II 24:38
  • 3Part III 6:46
  • 4Part IV 11:40
  • 5Grand Taxi 10:56
  • 6Café de Paris 13:39

enregistrement

Composé par Thomas Meier entre 2014 et 2015

line up

Thomas Meier (Synthés numériques et synthé analogue GRP A4, Séquenceur Schrittmacher et FX)

remarques

On peut avoir des informations supplémentaires sur cet album, de même qu'entendre des extraits, en visitant le lien suivant: https://syngate.bandcamp.com/album/maroc

chronique

Styles
musique électronique
musique électronique berlin school
Styles personnels
new berlin school

Des chants des sables et des brises nomades, l'approche très lyrique de "Part I" ne fait aucun doute quand aux influences de ce dernier album de TM Solver. Du nord au sud du Maroc, et en suivant les paysages sculptés dans l'azur des cimes des montagnes Atlas, “Maroc” est une série de clichés soniques qui s'imbriquent l'un à l'autre dans une longue mosaïque de sons et de tons de 72 minutes et qui s'inspirent des plus beaux moments d'un voyage de Thomas Meier au pays de Casablanca. Offert en format téléchargement, “Maroc” est serti d'une belle pochette qui est très représentative des ambiances panoramiques de cet album qui respecte en tout point ces rythmes minimalistes finement saccadés, comme des filaments stroboscopiques ambiants, de l'univers TM Solver.
Si ce "Part I" est tissé dans l'onirisme ambiant, "Part II" nous amène vers un niveau de rythme tout autant poétique avec une série d'ions séquencés dont les enchainements de sauts tissent une structure circulaire qui est nuancée par une approches ascensionnelle. Nous sommes dans les terres du New Berlin School! La table est mise pour une longue structure minimaliste où s'ajouteront une pléiade d'éléments, tant rythmiques qu'harmoniques, et surtout où Thomas Meier excelle dans l'art d'approfondir ses textures avec des décorations tonales qui sont aussi enchanteresses qu'inattendues. Des strates de violons mélancoliques, des nuages de voix éthérées, des graffitis soniques tant cosmiques qu'ambiosphériques, des cliquetis de percussions et des filaments de séquences qui se disloquent en une longue parade giratoire, "Part II" prend sa lourdeur, et un peu plus de vigueur, dans une structure graduellement évolutive qui coule entre nos oreilles comme ce vieil ami sonique qui savait si bien magnétiser nos sens dans les belles années d'or de la New Berlin School. Un très bon morceau avec un rythme minimaliste très hypnotisant alors que "Part III" offre une structure plutôt vaporeuse avec des boucles ambiosphériques rotatoires qui flottent dans des brises de synthé, certaines nuancées par des voix célestes, aux formes et aux harmonies évasives. Ces ambiances flottent jusqu'aux portes de "Part IV" qui fait très Broekhuis, Keller & Schonwalder, et parfois Schulze très contemporain, avec un rythme délicatement tribal qui accueille une nuée de brises et d'ondes de synthé remplis de solos autant rêveurs que mélodieux. "Grand Taxi" se démarque tout de go avec un rythme plus vif et entraînant. Les basses pulsations, de même que les subtils tsitt-tsitt, dégagent une ambiance d'un genre de musique de dance morphique, du Groove cosmique, où la tête et les doigts bougent plus que les jambes et les hanches avec de beaux effets électroniques, on dirait ces cacassements futuristes de l'univers Schroeder, et de fragiles arpèges de verre qui pétillent dans les sillages de longs solos torsadés. "Café de Paris" épouse un peu la même structure que "Part IV" mais avec un rythme légèrement plus sautillant. Les séquences sautillent et enfouissent les battements tribaux dans leurs rondeurs sombres alors que des accords aux tonalités de verre tintent dans une ambiance nettement plus chargée où les lignes de synthé et les solos torsadés regorgent de couleurs contrastantes; ambrées et azurées.
Encore une fois, TM Solver séduit. Même avec une approche délicieusement tribale qui me rappelle énormément la série Repelen de Broekhuis, Keller & Schonwalder, “Maroc” confine Thomas Meier dans sa zone de confort. Là où il est difficilement délogeable et offre toujours cette musique qui nous accompagne comme la main d'une amie alors que l'on marche l'esprit errant.

note       Publiée le samedi 9 janvier 2016

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