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Disastrous Murmur › Rhapsodies in Red

cd • 10 titres • 34:57 min

  • 1Disgorged Bowelmovement04:40
  • 2Extra Uterine Pregnancy Part 202:20
  • 3Dinner Is Served03:04
  • 4Trashchunk & Garbage03:17
  • 5Masked Killer05:05
  • 6Flesh.... Is What I Need02:19
  • 7Satisfaction in the Morgue02:30
  • 8Into the Dungeon03:36
  • 9Desecrating the Grave04:36
  • 10Drowned in Blood03:30

enregistrement

Enregistré, produit et mixé par Oliver Welter & Murmur au Tornstudio Bernthaler.

line up

Harald Bezdek (guitare, voix), Manfred Perack (batterie), Walter Schweiger (basse).

Musiciens additionnels : Oliver Welter (claviers).

remarques

Sorti en version cd, vinyle, cassette. Réédité en 2015 par Osmose sous forme cd et vinyle.

chronique

Quand on farfouille dans les vestiges du passé simple, pas très loin, mais comme des siècles déjà à l’échelle des genres, sous-genres musicaux et contre-cultures liées au death metal, eh bien on tombe par exemple sur ce disque qui fera partie de la première fournée des sorties Osmose, calé entre Immortal et Blasphemy. Disastrous Murmur, groupe autrichien formé à la fin des années 1980 nous a déjà dégueulé quelques démos avant ce premier album qui fait dans le death cracra, nous balance une pochette train fantôme et sait même ponctuer cet album de bouts de synthés type « Elvira sort de la douche, wouh ouh !". Ce plastoc revendiqué propre aux fêtes foraines, au death metal et aux illustrateur dits « naïfs » lié à l'attrait pour le dégueu, très "pulp", va faire que ce disque semble-t-il un poil oublié ait bien vieilli, tel un vieux numéro de "Weird Tales" ou un film à base de zombies, de vampires et de bikers sataniques. C’est dingue comme il faut parfois bien manier le kitsch et le mauvais goût pour devenir immortel : ici ça marche, musicalement ça reste souvent dans le mid-tempo comme certaines intros du vieux Napalm Death, avec des restes de punk hardcore / mincecore / grindcore rêches et puis ce death encore un peu thrash dans les riffs, assez imperméable à d’autres influences que celles des premiers Obituary ou Cannibal Corpse transatlantiques ou de leurs compatriotes Pungent Stench… et encore une fois ce son tellement grave et étouffé, cette absence de finesse, cette quasi absence de solos, cette bourrinade dansante mi-lente ponctuée de quelques blasts régurgitatifs vous pinceront le cœur si vous êtes du genre à vous écouter « Siege of Power » en boucle dans votre Austin Mini, sur le chemin pour aller à brasserie vous acheter votre bière et votre pizza, et bien sûr si vous êtes amateur de metal gore, des origines à nos jours. Régressif, moche et sympa à la fois, voilà comment on pourrait qualifier ce premier jet d’un groupe qui, sur la foi des diverses chroniques traitant de la suite de leur carrière ne saura pas donner de rejetons aussi cools, fiévreux, caverneux, brutaux et efficaces.

note       Publiée le vendredi 8 janvier 2016

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pokemonslaughter › vendredi 8 janvier 2016 - 17:33  message privé !
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A rapprocher de l'album de Blasphereion, sorti sur le même label à l'époque dans ce côté gluant et dégueu... pas ultra mémorable pour autant...

Dead26 › vendredi 8 janvier 2016 - 12:16  message privé !

Cette chro moi elle m'excite, tout comme la pochette !