Vous êtes ici › Les groupes / artistes › B › The Bonaparte's › Shiny Battles
The Bonaparte's › Shiny Battles
extraits vidéo
informations
Paris, France, mai-septembre 1984
line up
Ruben Azca (chant, guitare), Pix (basse), Gilles P (batterie)
Musiciens additionnels : Laszlo Kovacks (saxophone)
chronique
Stratège de génie, mégalomane narcissique, visionnaire, implacable tyran, mystificateur…Difficile de rester de marbre face à un personnage de la trempe de Napoléon Bonaparte, qu’on le haïsse ou qu’on l’admire. Personnage central de son époque, il aura inspiré moult artistes du Romantisme à aujourd’hui, de la variété (Abba et son ‘Waterloo’) à l’underground (Forseti pour ‘Black Iena’). Au milieu des 80’s, parmi les artistes de l’incontournable label français Garage, se profile un combo crée par d’anciens Baroque Bordello qui va jouer à fond la carte de la symbolique Bonaparte, à commencer par leur nom également tiré de…Chut ! Je garde le meilleur pour la fin. Leur premier mini, ‘Shiny battles’, la joue donc à fond: les chansons ‘Battle of Iena’ et ‘Waterloo front', la pochette montrant Napoléon visitant les pestiférés à Jaffa…Musicalement, les musiciens font déjà preuve d’un talent remarquable en matière de mélodie et d’arrangements. Entre la passion flamboyante de Killing Joke ou Play Dead et l’âpreté noire des Cure époque ‘Pornography’ (niveau guitare notamment), The Bonaparte’s signent une collection de merveilles post punk goth, à commencer par l’épique ‘Battle of Iena’, sa rythmique cavalcade, ses guitares guerrières et le saxo lancinant en arrière-plan. Autre brûlot, ‘Waterloo's front’ se dévoile plus meurtrier encore avec ses guitares sales, son saxo agonisant, sa batterie claquante et son chant habité. Plus mélancolique et froid, ‘Shiny light’ ne démérite pas, plus proche d’une version sauvage des Echo and the Bunymen, témoin de la palette des capacités du groupe qui enchaîne sur un ‘Women in light’ malsain et tribal, toujours secondé d’un saxo plus maladif que jamais. Et soudain, le dernier joker napoléonien sorti de la manche: une incroyable reprise bizarre et tordue du ‘They’re coming to take me away ah ah’ du célèbre excentrique Napoléon XIV, témoin à la fois de l’humour particulier du groupe quant à ses références et également de sa volonté, plus marquée sur leur LP ‘To the Isle of dogs’, de s’inspirer des grandes heures du rock psychédélique. La lumière, le combat, la guerre comme métaphore intérieure, ‘Shiny battles’ se profile comme rien de moins qu’un véritable petit chef-d’oeuvre, légèrement moins audacieux que son successeur mais tellement irrésistible en terme de mélodies et d’ambiances…Tout sauf un aller simple pour St-Hélène !
Dans le même esprit, Shelleyan vous recommande...




dernières écoutes
Connectez-vous pour signaler que vous écoutez "Shiny Battles" en ce moment.
notes
Note moyenne 6 votes
Connectez-vous ajouter une note sur "Shiny Battles".
commentaires
Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "Shiny Battles".
- ashara › Envoyez un message privé àashara
Je viens de dénicher leur deux vinyles, très bon.
- Note donnée au disque :
- Richard › Envoyez un message privé àRichard
Oui, j'avais eu la chance de trouver cette réédition à sa sortie en 2005 à...la Fnac de Caen. C'était d'autant plus appréciable qu'à l'époque, trouver un disque (LP) des Bonapartes était mission quasi impossible. Quant à Lol, il s'était déjà essayé à la production d'artistes hexagonaux avec 'Today', le 3 titres de Baroque Bordello sorti en 1984. Le 'Battle Of Iena' demeure toujours un titre diablement épique !
- Note donnée au disque :
- ProgPsychIndus › Envoyez un message privé àProgPsychIndus
un double CD regroupe les deux sur Garage Records.
Message édité le 26-07-2025 à 13:23 par Progpsychindus
- Raven › Envoyez un message privé àRaven

Tombé sur leur unique album - (Welcome) to the Isle dogs - ce matin au marché, entre un Blondie et un Bowie, pour peau de balle. Joie ! Et qui vois-je dans le line-up inscrit au verso ? Monsieur Lol Tolhurst lui-même à la prod et aux claviers ?!!! ALLÉGRESSE.
- SEN › Envoyez un message privé àSEN
Oh joie d'être tombé sur le vinyle par hasard !
- Note donnée au disque :

