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PJ Skyman › Public Glass World Extends Bordel

cd | 7 titres | 79:58 min

  • 1 Extra-easy Listening [ 4:07]
  • 2 Zeemoshonawlpeace [ 25:48]
  • 3 À écouter sans Substance Particulière [ 6:38]
  • 4 Rien ne s'invente, tout s'hérite [ 8:41]
  • 5 Private String Utopia; [ 4:30]
  • 6 The end is nighT [ 17:52]
  • 7 Starfloor Anthology [ 12:21]

enregistrement

Musique composée entre 2007 et 2010

line up

Pierre-Jean Asmus (Clavier, synthé, logiciels de synthétiseur, séquenceur, boîte à rythmes, échantillonnages et FX)

remarques

On peut avoir des informations supplémentaires sur cet album, de même qu'entendre des extraits, en visitant le lien suivant: https://fr.ulule.com/pj-skyman/

chronique

Styles
musique électronique
musique électronique progressive
Styles personnels
downtempo, idm

Ça faisait un bail que je n'avais pas entendu parler de P J Skyman. Pourtant le sympathique musicien-synthésiste Français n'avait pas abandonné son projet de revenir avec un 3ième album. Et c'est quelque 8 ans plus loin qu'il nous revient avec un CD manufacturé qui s'intitule “Public Glass World Extends Bordel”, un langage code Java qui veut dire que notre monde est construit sur une base désordonnée. L'album présente une MÉ qui puise ses influences entre du Jean Michel Jarre cosmique, quoique "The end is nighT" fait très Schulze des années Blackdance avec une touche d'ambiances très contemporaines, et du Orbital sur le bord de caresser les beats saccadés d'Underworld. Composé essentiellement entre les années 2007, soit après l'aventure Walkers, simply we are (il y a une certaine corrélation à faire entre ces deux albums), et 2010 “Public Glass World Extends Bordel” a vu le jour pour une 1ière fois en 2010 en format téléchargeable. Pierre-Jean Asmus, l'homme derrière P J Skyman, a entrepris alors une véritable levée de fonds sur Internet afin de financer son projet pour que son 3ième album soit réalisé en véritable CD manufacturé. Fallait que cela soit bon pour que les gens y croient...et c'est effectivement bon. À tout le moins très créatif! Et ça débute de façon séduisante avec "Extra-easy Listening". Après une intro ambiosphérique, chargée de nappes d'orgue très vampiriques et d'ondes inter spatiales, une immense ombre de basse rampe sournoisement. Son corps flasque éveille des cliquetis des cymbales et se mute en pulsations déréglées avant de devenir des pulsations stables et soutenues, guidant les errances ambiosphériques de "Extra-easy Listening" vers un solide techno dont les boom-boom/tsitt-tsitt restent toujours dominés par des ambiances cosmiques. Chaque titre de “Public Glass World Extends Bordel” sont attaché en une immense toile sonique de 80 minutes qui sont assujetties par des éléments de cosmique psychédélique. Comme l'ouverture de "Zeemoshonawlpeace" qui graduellement voit ses notes de piano sortir de sa prison de tonalités interplanétaires pour se sauver avec des cliquetis. Peu à peu une structure du genre Acid House secoue timidement ces ambiances avant que "Zeemoshonawlpeace" ne replonge dans son immense mosaïque ambiant-cosmique chargée d'éléments interstellaires qui chantent et scintillent sur un nuage de pulsations industrielles. Bon...Certains diront que c'est très long! Ça dépend des points de vue. L'idée de PJ Skyman est de faire planer et il atteint on but. "À écouter sans Substance Particulière" s'accroche à cette étiquette ambiosphérique avec une pièce sans rythmes et dont les vents et les nappes arides ont été conçues avec boîte de synthèse sonore faite-maison; le NE555Synth. C'est très atonal. "Rien ne s'invente, tout s'hérite" secoue pas mal les ambiances avec un lourd rythme technoïde bien juteux, genre drum'n'bass, où courent les notes agiles et harmoniques d'un clavier. C'est de l'IDM à son meilleur avec beaucoup de créativité, notamment au niveau des spirales d'harmonies. Sa finale d'ambiances se jettent dans les ruisseaux expérimentaux de "Private String Utopia;" qui fait très Pierre Henry avec ses bribes de mélodies ambiantes qui sont liquéfiées dans de denses nappes planantes. Nous sommes aux portes de la musique d'ambiances extra expérimentale ici. Les dernières minutes sont estampillées par des boum-boum technoïdes qui se transportent jusqu'aux premières minutes de "The end is nighT" dont le rythme affolé s'évanouira dans les parfums d'éther de Klaus Schulze. Ça fait très Blackdance, surtout avec la finale techno. "Starfloor Anthology" nous amène à un autre niveau avec un son électronique très français (genre Zanov) où une intro ambiante, nourrie par du texte sur Vocodeur, plonge vers une structure qui mélange le synth-pop des années 80 à un down-tempo martelé par des percussions acidifiées. Le titre mélange ses phases d'ambiances et de rythme dans un univers où Schulze et The Orb aurait bien pu s'entendre. Un plaisant décor je dirais où P J Skyman a surement sa place!

note       Publiée le mercredi 30 décembre 2015

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