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Arcane › Black Knight

cd | 4 titres | 24:53 min

  • 1 Black Knight 1 [ 5:44]
  • 2 Black Knight 2 [ 6:48]
  • 3 Black Knight 3 [ 5:56]
  • 4 Black Knight 4 [ 6:25]

enregistrement

Composé à l'été 2015 et enregistré mixé en septembre 2015

line up

Paul Lawler (Dotcom System 110, Eurorack System, Moog Voyager XL, Arp 2600, Serge Modular System, VCS3-Mk2 et le Choir)

remarques

On peut avoir des informations supplémentaires sur cet album, de même qu'entendre des extraits, en visitant le lien suivant: https://paullawler.bandcamp.com/album/black-knight

chronique

Paul Lawler s'amuse comme un petit fou avec ses nouveaux jouets. Et c'est nous, amateurs d'Arcane et des inexplicables mouvements de la MÉ, qui en bénéficions. “Black Knight” est déjà le 4ième E.P. d'Arcane en 2015. Et cette fois-ci, l'aventure est différente! Paul Lawler nous amène dans des territoires noirs. Dans des corridors ambiants où la musique épouse à merveille cette illustration qui sert de pochette sur la page Bandcamp de l'artiste Anglais. On dit souvent que certaines réponses du cosmos se trouvent au fond de nos océans. C'est ce qu'il faut comprendre lorsque des meuglements de baleines, des chants d'étoiles des mers et des pépiements de sternes ouvrent "Black Knight 1". En fait, ce premier titre qui ouvre les quatre volets de “Black Knight” est un genre d'immersion océanique nappé de voix céleste qui errent dans des profondeurs abyssales. Peu à peu le titre délaisse les vestiges du fabuleux M'ocean de Michael Stearns pour emprunter un virage cosmique où des larmes de violon caressent des pépiements électroniques et où cette chorale océanique élève ses harmonies ambiantes d'un cran pour rivaliser avec une forme de dialecte numérique. Un dialecte qui ouvre "Black Knight 2". Ici, les ombres des sourdes pulsations tissent un aura aussi nébuleux que ténébreux. Figeant même une marche rédemptrice, un peu comme les lents battements d'un cosmonaute qui peu à peu découvre un univers aussi magnétique qu'hostile. Les nappes de chœur sont toujours aussi présentes ainsi que de belles orchestrations cosmiques qui bercent une nuée de tonalités aussi informatiques qu'interstellaires. Nous flottons dans l'espace. Nous dérivons au travers la musique de “Black Knight”. Gazouillis électronique, dialecte électronique et effets électroniques embuent l'introduction de "Black Knight 3" où les sourdes réverbérations des pulsations chassent peu à peu ces bruits afin d'y installer une quiétude astrale. C'est ici que le vide est le plus présent avec de belles nappes de chœurs et des larmes de synthé qui jettent des harmonies spectrales sur un rythme ambiant qui a pris racine dans les échos des pulsations. "Black Knight 4" nous ramène à des années-lumière dans le temps avec une lourde intro engorgée de tonalités hétéroclites, de bruits électroniques, de nappes violonées et de voix aussi noires que dans les années Phaedra. Le rythme pulsatoire émiette l'écho des pulsations en un longiligne chapelet dont le fin mouvement de saccades se refugie dans une finale plutôt musicale. L'une des grandes forces de “Black Knight” est cette muraille de tonalités d'outre-monde et de nappes gorgées de chœurs mystiques qui nous enfonce de plus en plus dans un néant cosmique. L'autre est ce souci du détail que Paul Lawler déploie afin de nous envahir de cette muraille. C'est noir et enveloppant, intrigant et intimidant, comme une excursion, que l'on imagine, dans le cosmos. Mais sommes-nous vraiment dans le cosmos?

note       Publiée le mercredi 9 décembre 2015

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