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The Blinding Light › The Ascension Attempt

cd • 9 titres • 42:28 min

  • 1Wake Up/The Wind Up05:27
  • 2Routine Seizure04:11
  • 3I Can't Slow Down03:20
  • 4Ammunition03:59
  • 5Hydrant06:36
  • 6Snake Killer04:24
  • 7Earth Razor04:06
  • 8Light05:49
  • 9Alive04:36

enregistrement

Enregistré par J. Bannon au Knifespine Visuals.

line up

Josh Ferries (batterie), Brian Lovro (voix), Tim Munce (guitare), Chad Petit (guitare), Terry Taylor (basse).

remarques

chronique

Est-ce qu’on peut encore écouter des choses un peu datées, d’autant plus quand celles-ci se définissaient comme avant-gardistes ? Autant dans d’autres scènes dites « extrêmes », le death, le black, le grindcore furent établis sur des patrons liés aujourd’hui au concept de « traditionnel » (la « source », l’origine, les « maitres »…), autant le hardcore dit « chaotique » avec ses têtes de proue genre Dillinger Escape Plan ou Converge ont misé au début des années 2000 sur la rupture, sur un côté fou broyeur de mouvements, du genre qu’on peut pas tenir et dont la créativité se débride dans la frénésie de leurs batteurs et la dissonance bien réfléchie de leurs accords de guitare, tout en dégageant une rage et une dépression mastoc selon l’obsession du leader de chaque groupe… et puis on se retrouve en 2015, je m’achète un lot de disque de chez Deathwish, et plus j’écoute ce qu’ils m’ont refourgué plus je retrouve des tics, des gimmicks comme on dit, que ce soit dans le hardcore un peu émotionnel gros bras et surtout chez des groupes comme celui-ci qui font donc dans ce mélange de grindcore, et de rengaines metalcore bourrines tout en empruntant la complexité de leurs arrangements au death dit « technique », c’est à dire se posant dans une fourchette entre Azagthoth et Schuldiner… Donc l’extrême se copie, là ce sont les dissonances, les breaks censés faire bouger les masses mais qui à la maison ne font pas trop bouger mes plantes, les plans acoustiques qui doivent nous remémorer comme notre enfance était toute pourrie ou je sais pas quoi d’autre de triste ou de blasé… mais au bout du compte reste cette sensation de se faire gaver par un discours auto-satisfait, sans trop de sensibilité, lisse et froid, contrairement à ce que d’autres plus lyriques genre Gaza sauront fabriquer pour toucher mon petit coeur plein de gras. Bon, on écoutera cela avec un petit intérêt pour les accords pondus les uns après les autres, sur les schémas de bougeage automatique de mosh pits, on relèvera un peu la tête quand il s’essaieront à une sorte de sludge finalement pas très puissant et puis on retournera piocher nos vieux CDs qu’on aime, un peu comme lorsqu’on lit un essayiste français médiatisé juste pour noter les références des maitres dont il parle avec maladresse et mégalomanie.

note       Publiée le vendredi 4 décembre 2015

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Langouste-mayonnaise › mardi 31 mai 2016 - 20:34 Envoyez un message privé àLangouste-mayonnaise

Mais ça bute !!

Note donnée au disque :       
born to gulo › vendredi 4 décembre 2015 - 11:09 Envoyez un message privé àborn to gulo

Gaza me laisse généralement tout froid... c'est raccord.

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