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Avulsed › Carnivoracity

vinyl 33t • 3 titres • 16:42 min

  • 1Carnivoracity08:15
  • 2Cradle of Bones03:53
  • 3Demoniac Possession04:34 [Reprise de Pentagram (Chili)]

enregistrement

Pistes 1-3 : enregistré au Jardín Paramétrico Studio par Jesus Yanes, 5-6 décembre 1993, mixé par Jesus Yanes, Dave Rotten et Lucky. La réédition nous donne huit morceaux de plus enregistrés lors d'un concert au 3e Trallametal Festival, Grenade, Espagne, 20 mai 1995. Remasterisé en 2014 par Dave Rotten au Xtreem Music Masterings (dernière édition).

line up

Lucky (basse), Dave Rotten (voix, claviers), Luisma (guitare), Toni (batterie), Cabra (guitare).

remarques

La réédition CD puis double LP (Repulse, Xtreem) contient un live à Grenade en 1995 (Juancar à la guitare, Furni à la batterie), avec les pistes suivantes : Morgue Defilement (04:21), Bodily Ransack (03:39), As I Behold I Despise (reprise de Demigod) (04:47), Gangrened Divine Stigma (04:15 ), Cradle of Bones (04:03), Deformed Beyond Belief (04:01), Carnivoracity (04:54), Matando Güeros / Raining Blood outro (medley, reprises de Brujeria puis Slayer) (03:34), et une piste sans titre consistant en une prise de son de la fin du concert.

chronique

Je vais commencer cette chronique par quelques considérations pratiques. Ceci est le premier EP d’Avulsed, suivant plusieurs démos et un split avec Acid Death, avant leur premier véritable album, mais l’édition chroniquée est la version regroupant l’EP avec un live à Grenade, ce live étant deux fois plus long que l'EP original, ce qui le noie un peu au bout du compte... Sinon, Avulsed, groupe espagnol fondé au début des années 1990 par son leader David Sánchez González alias Dave Rotten est ce qu’on peut appeler un pilier de la scène metal extrême en Espagne et cela sur plusieurs points : d’abord, ça doit être un des groupes les plus anciens (et toujours vivant) dans le genre, un des plus prolifiques, pivot important aussi par l’impact du label monté par Rotten sur Madrid, changeant de nom avec les âges (Drowned Productions, devenu Repulse Records, et Xtreem Music), connu pour avoir édité et distribué la crème du metal extrême en Espagne depuis presque 25 ans. Ceci étant dit, cet EP est surtout intéressant par la qualité de la voix de Rotten, d’une épaisseur et d’une gravité vraiment particulière, d’un grain bien dégueulasse, agrémentant des morceaux simples, crados et brutaux bien entendu. Trois morceaux pour cet EP, dont un long morceau de huit minutes avec un peu de synthé / violon mais qui ne jure pas (prouesse en soi), une reprise déjà des fameux Pentagram chiliens, et ensuite donc ce live, bien sympathique, bien enregistré, montrant la véritable voix du chanteur, tchatchant pas mal entre les morceaux et donc bien détonnant quand il passe d’un growl immonde à des petits speechs en castillan de sa voix de barman sympa, ce qui est vraiment marrant à écouter… contrairement à des gorets comme Corpsegrinder, Rotten a une voix d’animateur de radio ultra smooth quand il arrête de grogner ! On aura droit encore aussi à quelques reprises vraiment bien senties, du Demigod et puis la fameuse « Matando Güeros » des pro-Escobar mexicano-gringos Brujeria, hymne d’un groupe qui à l’époque n’était pas forcément très connu mais dont le public hispanophone va scander le refrain de manière très convaincante, cette réjouissance se terminant sur une reprise déglinguée du Rain in Blood de Slayer. A réserver donc aux amateurs de death metal très très guttural et gore, efficace et simple, pas technique du tout, très rentre-dedans et finalement très fun comme disent les jeunes vieux, même si l'arrangement de cet EP devenu compilation est vraiment bizarre, 3/4 live regroupant quelques morceaux du "Eminence in Putrescence" à venir, plus trois titres originaux - et on se demande pourquoi le groupe n'a pas édité ce concert à part... mais finalement, c'est finasser pour pas grand chose, le concert étant vraiment bien exécuté et bourrin comme il faut, les titres de l'EP bien old school et crades, laissant une envie persistante de pogoter bourré à la Mahou et / ou à des Bacardi-Kas trop fortement dosés.

note       Publiée le samedi 28 novembre 2015

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