Vous êtes ici › Les groupes / artistesCCeltic Frost › To mega therion

Celtic Frost › To mega therion

cd • 10 titres • 40:23 min

  • 1Innocence and Wrath01:02
  • 2The Usurper03:27
  • 3Jewel Throne04:06
  • 4Dawn Of Meggido05:47
  • 5Eternal Summer04:31
  • 6Circle of The Tyrants04:38
  • 7(Beyond The) North Winds03:08
  • 8Fainted Eyes05:09
  • 9Tears in A Prophet's Dream02:33
  • 10Necromentical Screams06:02

enregistrement

Casablanca studio, Berlin

line up

Martin Eric Ain (Martin Ain) (basse), Claudia Maria Mokri (chant), Reed St Mark (batterie), Thomas Gabriel Warrior (Tom Gabriel Warrior) (chant, guitare)

remarques

chronique

Styles
metal extrême
Styles personnels
metal noir

«To Mega Therion» est une déclaration de guerre, un réquisitoire pour le sans-pitié, un manifeste metal parmi les plus pillés qui furent jamais. Nous sommes en 1985, mais chacun des riffs de cendres que lâche cet album est déjà porteur de mort, leurs harmonies sont sombres et hautaines, les accents du batteur passent du Doom incoercible à la sauvagerie brutale, l’épaisseur des guitares cumulées lors de riffs monotonals sans précédent cherche incontestablement bien autre chose que l’agressivité thrash ou la violence rebelle ; les enchaînements passages lourds/passages speed et leur dose d’incontrôlé malmènent et dérangent : le mal, la misanthropie… Celtic Frost signe avec «Mega Therion» le premier album de Darkthrone. Ecoutez la frappe de ces riffs, la noirceur de cette reverb’, la logique de batte de base-ball du batteur, les coups de double et triple croches qui satanisent les thèmes déjà pur nuit des guitares dévastatrices… rien, en cette année 1985, ne dégage une telle fumée, une telle noirceur… la guitare metal dans les mains de Warrior est devenue une arme. Des coups puissants et lourds, des rafales primitives, des attaques aiguisées… les premiers raffinements de vocaux féminins ou de cuivres en appui pour des passages de mise en scène, l’annonce de l’entrée en Pandemonium. Placé dans son contexte cet album est ainsi tout comme son successeur un des disques les plus importants de l’histoire du metal. Sans lui il n’y aurai pas de doom, il n’y aurai pas de death, pas de black, et ce deuxième album d’un groupe suisse encore jeune, a près de vingt ans plus tard bien du mal à faire face à l’immense flot d’extrême qu’il a lui-même généré. Ingratitude du sort… le fleuve noir est aimé pour ses cascades immenses, ses flots larges déchaînés, son parcours de puissance… alors comment peut-on remonter à sa source sans manquer de sourire face aux premiers crachins ? On peut toujours s’asseoir et tendre un peu l’oreille… regarder sans pensée pour sentir cette essence qui sort de la montagne… tout est là, il suffit d’écouter.

note       Publiée le dimanche 26 octobre 2003

réseaux sociaux

dernières écoutes

  • zugal21
  • Cinabre
  • zugal21
  • Connectez-vous pour signaler que vous écoutez "To mega therion" en ce moment.

tags

Connectez-vous pour ajouter un tag sur "To mega therion".

notes

Note moyenne        54 votes

Connectez-vous ajouter une note sur "To mega therion".

commentaires

Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "To mega therion".

zugal21 Envoyez un message privé àzugal21

Allez.... Bien vu, le Dioneo . Je te me lui remets sa cinquième boule. N'empêche : il m'avait collé énormissime émotion à sa sortie et pas mal de temps après ; maintenant, à 2-3 titres près, il blesse mon coeur d'une langueur monotone.

Message édité le 27-09-2022 à 16:02 par zugal21

Note donnée au disque :       
Dioneo Envoyez un message privé àDioneo
avatar

Bah comme dit Raven, c'est "plus préhistorique qu'antique", ce vieux Celtic Frost... Ça ne rime pas à grand chose de comparer ça au "big four" américain budweiser-postnuke, au thrash teuton à gross teknik, ni même vraiment aux début de leurs compatriotes Coroner (même si en son c'est encore dans tous ceux cités ce qui s'en rapprocherait un poil le plus). CF ça se maquille à la cendre pour faire peur à la tribu ennemie pendant la charge, ça attaque au casse-tête en tibia d'auroch plutôt qu'à la kalach ou à la forteresse volante, les changements de rythme sont parfois titubants, les quelques tentatives de chœurs en falsetto font plus Mickey Mouse en crise d'asthme que "magnificence opératique" mais finalement il se dégage de tout ça une ambiance de chaos maîtrisé de justesse et de menace imprévisible, bien plus que de nombre de trucs plus carrés et réputés "evil", plus "adultes", plus "aboutis" sortis à la même époque à peu près ou plus tard. Et oui, ça "vieillit", c'est "datable" - mais je veux bien qu'on m'explique : en quoi ça différe, pour cet aspect là, d'un Sabb, d'un Metallica des débuts ou d'un, je n'a sais pas, Judas Priest, Slayer "classique" ou vieux Voivod (tous à mon sens TRÈS marqués dans un espace/genre/temps mais pas moins bond ou "périmés" pour autant - du moment qu'on ne me sort pas que "y'a jamais rien eu et y'aura jamais rien d'aussi bon, c' est l'alpha et l'oméga faut JAMAIS faire autrement", moi ça me va, quoi...).

Note donnée au disque :       
cantusbestiae Envoyez un message privé àcantusbestiae

Je n'ai jamais adhéré à l'idée selon laquelle CF "aurait pu/du" devenir beaucoup plus gros à l'instar d'autres références du thrash, ils n'en avaient simplement pas le potentiel. J'en veux pour preuve le très faiblard "Into the Pandemonium", encore plus que l'accident de la route "Cold Lake" (auquel je trouve malgré tout des qualités, si on passe outre le ridicule ultime de cette tentative putassière de changer d'orientation - Warrior qui fait le lover restera à jamais priceless). "Vanity/Nemesis" est anecdotique, rédemption frileuse. CF avait pratiquement tout dit avec Hellhammer et "Morbid Tales". Je ne me prononcerai pas sur "Monothesit", jamais écouté.

Note donnée au disque :       
zugal21 Envoyez un message privé àzugal21

Force est de constater qu'il ne vieillit pas bien ...

Note donnée au disque :       
Cinabre Envoyez un message privé àCinabre
avatar

Uggggh!

Note donnée au disque :