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Alice In Chains › Unplugged

cd • 13 titres • 71:26 min

  • 1Nutshell04:58
  • 2Brother05:27
  • 3No Excuses04:57
  • 4Sludge Factory04:36
  • 5Down in a Hole05:46
  • 6Angry Chair04:36
  • 7Rooster06:41
  • 8Got Me Wrong04:59
  • 9Heaven Beside You05:38
  • 10Would?03:43
  • 11Frogs07:30
  • 12Over Now07:12
  • 13Killer Is Me05:23

enregistrement

Produit par Toby Wright et Alice in Chains. Produit pour MTV par Alex Coletti. Enregistré par Toby Wright et John Harris au Majestic Theater, Brooklyn Academy of Music, New York, 10 avril 1996. Mixé par Toby Wright au Right Track Studio et à l'Electric Lady Studio, New York.

line up

Jerry Cantrell (guitare, voix), Mike Inez (basse), Sean Kinney (batterie), Layne Staley (voix), Scott Olson (guitare).

remarques

Versions originales CD, vinyle, cassette. La vidéo du concert fut également publiée sous forme Laserdisc, VHS et DVD.

chronique

Styles
metal
metal alternatif
rock alternatif
grunge
Styles personnels
senteur sapin

Ben alors ? J’écrivais sur des groupes feuilles d’automne, les mots « Alice in Chains » revenaient souvent dans l’air, je me dis tiens je vais (re)lire ces chroniques, puis je me pinçai pour en faire le tour… un des disques que j’ai le plus écouté du groupe n’est pas dans guts ! Alors pourquoi pas. Pourquoi pas chroniquer du blues-metal-grunge-malade en version acoustique ? L’exercice du passage de l’électrique à l’acoustique, quelques uns s’y sont mis, avec plus ou moins de bonheur, je n'ai jamais trop tiqué la version guitare en bois de Nostromo tandis que j’aime bien d’autres « unplugged » comme celui de Nirvana ou Neil Young dans sa période « grungy », mais alors celui que je garderai sur une île déserte c’est celui-ci. Petit rappel historique, car les années passant, on se retrouve vite à faire de l’archivistique… MTV, la chaîne du Jeune créa un show spécial à la fin des années 1980 où les stars du moment et voulant se prêter au jeu, enfin j’imagine poussées au cul par leur maison de disques venaient s’asseoir sur un plateau chargé de fleurs en pots, décorations cosy, bougeoirs, et revisitaient leur répertoire « unplugged », c’est à dire sans amplification - le show existe encore me dit mon oreillette. S’y coltineront autant des chanteuses pour les masses que des vieux tontons comme Clapton… pas bête, ça permettait de bien cracher à la tronche des mecs qui disaient que le rock ou le metal cépadelamusique en dévoilant le songwriting de mecs aussi talentueux que Kurt Cobain ou Jerry Cantrell, le guitariste et vocaliste (parfois) du groupe chroniqué. Le concert existe en vidéo, qu’il faudra aussi regarder pour bien surligner les impressions générales : primo, les musiciens sont des perles, tout est interprété d’une manière nickel chrome, alors que le groupe n’avait plus joué sur scène depuis trois ans, anecdote bien communiquée par Cantrell ironisant sur un commentaire de Staley sur le fait que c’était « leur meilleur concert depuis… ». Deuxio, Layne Staley était vraiment, mais alors vraiment fatigué, arrivant lunettes de soleil sur le pif, marchant lentement, très engourdi, sensation qui sera renforcée quand le gars enlèvera les dites lunettes dévoilant un regard ne respirant pas les lendemains qui chantent, tout en gardant une voix d’une justesse et d’une finesse et d’une expressivité modeste et poignante, comme s’il s’excusait d’être aussi tripant, suffit d’écouter « Frogs » à la fin du disque pour regretter la perte de ce chanteur hors-norme. Grâce à lui se dégage de ce concert une blasitude qui ne vous fera pas vous lever le matin si vous programmez les chansons de cet unplugged sur votre réveil… disque quasi conclusion du groupe, celui-ci finissant de s'atomiser après une overdose de Staley suivant le concert, puis, six ans plus tard, par le décès de notre chanteur préféré. Cantrell va continuer une carrière solo attachante, le groupe se reformant bien longtemps après, comme si on ressuscitait une princesse aimée qui, par ce charme, aurait les traits de la défunte pleurée sans la personnalité de celle-ci… vous devinerez donc aisément que je préfère rester sur ce concert fabuleux plutôt que de m’attacher à la suite frankenstein de ce groupe, en gardant comme dernier goût en bouche ce "we pay our debt sometime" et "killer is me" sucré / salé, enjoués et graves, gardant le souvenir de ce Layne bientôt squelette dansant sur sa tombe un sourire triste et stupéfié mollement esquissé sur les lèvres.

note       Publiée le mardi 3 novembre 2015

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Note moyenne        13 votes

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GrahamBondSwing › mercredi 27 mai 2020 - 22:42  message privé !

Un album qui vieillit aussi bien qu'un grand cru d'un millésime exceptionnel. Témoignage d'une époque bizarre où les chanteurs avaient tendance à mourir jeunes...

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Dun23 › samedi 7 mai 2016 - 14:41  message privé !

Mais Mais Mais!!!...??? Je suis passé à côté de cette chro? Comment? Très bon Unplugged pour ma part, les morceaux sonnent étonnamment bien en acoustique (Would? en tête). Un must. Et contrairement à l'autre suicidaire, pas une reprise. Traduction: foi inébranlable dans son répertoire, même si sur papier ça peut faire peur.

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torquemada › mercredi 4 novembre 2015 - 12:30  message privé !

C'est un témoignage exceptionnel puisque c'est le dernier concert complet de Staley (le groupe n'a fait que 4 dates en première partie de Kiss ensuite). Musicalement, je suis un peu plus mitigé : les morceaux issus des albums accoustiques n'y gagnent rien et les morceaux heavy y perdent au change.

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(N°6) › mardi 3 novembre 2015 - 20:07  message privé !
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Les rumeurs allaient galopantes sur la santé de Staley. Il était subclaquant le pauvre. Et pourtant, y a une grace certaine là-dedans, et puis Cantrell, on dira ce qu'on veux (du bien surtout), il porte son vieux pote à bout de voix et de guitare là-dedans. C'est hyper touchant mais pas que ça, c'est bien sûr le requiem du groupe à la trajectoire la plus intéressante de la scène de Seattle, mais aussi simplement un putain d'album avec des putains de compositions interprétées par des putains de musiciens et chanteurs. Et puis ce petit rire qu'on entend au tout début de "Over Now", qui résonne bien sûr différemment même si c'est l'histoire toute bête d'une rupture, rappelle que, si tragédie il y avait, ben y avait encore de la vie dans cette carcasse fragile. Pas d'accord sur le retour du groupe cependant, que je trouve d'une humilité doublée d'une efficacité admirable. Mais là, y avait la fin de quelque chose qui se jouait. Staley était un grand.

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saïmone › mardi 3 novembre 2015 - 18:23  message privé !
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Trop de Cantrell, ça tue la tragédie

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